‹ Du pape (volume 3)Chapitre 110 sur 208 · ÉGLISES · texte numérisé non relu

ÉGLISES

Voltaire a parfaitement raison; mais lorsqu'il s'agira de juger les Papes, vous le verrez oublier ses propres maximes, et nous parler de Grégoire VII comme on parlerait aujourd'hui de Pie VII , s'il en- . treprenait les mêmes choses.

I Cependant , toutes les formes possibles de gouvernement se sont présentées dans le monde; et toutes sont légitimes dès qu'elles sont étaMies, sans que jamais il soit permis de raisonner d'après des hypothèses entièrement séparées des faits.

Or, s'il est un fait incontestable attesté par tous les moiHiments de l'histoire, c'est que les Papes^ dans le moyen-âge et bien avant encore dans les derniers siècles, ont exercé une grande puissance sur les souverains temporels; qulls les ont Jugés, excommuniés dans quelques grandes occa»ons, et que souvent

(1) VolU, ibid. tom. HI, ch. LXXXVl. C'est-à-dire que les assemblées du peuple s'appelaient des anemhléet. Toutes les œuvres philosophiques et historiques de Voltaire sont remplies de ces traits d'une érudition éblouissante.

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