‹ Du pape (volume 3)Chapitre 121 sur 208 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

Sur les prétendues guerres produites par le choc des deux puissances.

C'est à l'année 1076 qu'il faut en fixer le commencement. Alors l'empereur Henri IV, cité à Rome pour cause de simonie, envoya des ambassadeurs que le Pape ne voulut point recevoir. L'empereur, irrité, assemble un concile h Worms, où il fait déposer le Pape; celui-ci, à son tour (c'était le fameux Grégoire Vil), dépose l'empereur, et déclare ses sujets déliés du serment de fidélité (1). Et, malgré la soumission de Henri , Grégoire , qui s'était borné à l'absolution pure et simple, mande aux princes d'Allemagne d'élire un autre empereur, s'ils ne sont pas contents de Henri. Ceux-ci appellent à l'empire Rodolphe de Souabe , et il en naît une guerre entre les deux concurrents. Rientôt Grégoire ordonne aux électeurs de tenir une nouvelle assemblée pour terminer leurs différends, et il excommunie tous ceux qui mettraient obstacle à cette assemblée.

Les partisans de Henri déposèrent de nouveau le Pape au concile de Rresse, en 1080 (2). Mais Rodolphe ayant été défait et tué dans la même année, les hostilités furent terminées.

(1) Ritoluzioneche quanlunquenon praticata daaleuno de' tuoipredeceisorif pure fu creduta giusta e neceaaria in questa congiuntura (Muratori, Ann. d' Ifalia, lotn. VI, in-4o, p. 246). Ajoutez ce qui est dit à la page précédente : Fin qui avea il ponte fice Gregorio utate tutle le manière piii efficaci , ma imieme dolci per impedir la roUura. (Ibid. p. 245.)

(2) On entend souvent demander si les Papes avaient droit de déposer les empereurs ; mais de savoir si les empereurs avaient droit de déposer les Papes , c'est une petite question dont on ne s'inquiète guère.

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