‹ Du pape (volume 3)Chapitre 137 sur 208 · LIVRE III, CHAPITRK I · texte numérisé non relu

LIVRE III, CHAPITRK I

chent à leur fin; que le mahométisme et le catholicisme sont deux corruptions parallèles et parfaitement du même genre , et qu'il n'y a pas dans l'univers un homme portant le nom de chrétien qui puisse douter de la vérité de cette prophétie (1). Assurément, le mandarin qui entendra ces belles assertions prendra le prédicateur pour un fou et se moquera de lui. Dans tous les pays infidèles mais civilisés, s'il existe des hommes capables de se rendre aux vérités du christianisme. ils ne nous auront pas entendus longtemps avant de nous accorder l'avantage sur les sectaires. Voltaire avait ses raisons pour nous regarder comme une secte qui dispute avec les autres; mais le bon sens non prévenu s'apercevra d'abord que d'un côté est l'Église une et invariable, et de l'autre l'hérésie aux mille tètes. Longtemps avant de savoir son nom , ils ia connaissent elle-noéme et s'en défient.

chacun, ceci est évident. Mais chaque jour signifie on an, donc 1360 jotiri valent Ii60 «qs; or, ti'l'on ajoute ces i960 ans à 622, date de i'hégirc, on a 1882 an$; donc le mahométisme ne peut durer au delà de l'an 1882. Or, la corruption papale doit finir avec la corruption mahomélane ; donc, etc. Cest le raisonnement de M. Bucbanan que j*ai cité plus haut. (Pag. 19», 300, SOI.)

(1) Quand on pense que ces inconcevables folies souillent encore, au dix-neuvième siècle, les ouvrages d'une foule de théologiens anglais, tels que les docteurs Dttubmey^ Fabêr^ Cumngham, fftieiWman, Hartley, Père, etc., on ne contemple point sans une religieuse terreur l'abîme d'égarement où le plus juste des châtiments plonge la plus criminelle des révoltes. Le moderne Attila, moins civilisé que le premier, renverse de son trône le Souverain Pontife, le fait prisonnier, et s'empare de ses états. Tout de suite la tète de ces écrivains s'enianame, ils croient que c'en est fait du Pape, et qve Dieu n'a plus de moyens pour se tirer de i&. Les voilà donc qui composent des in-oetavo sur \*aceompliê$ement 4et prophéties, - mais , pendant qu'on les imprimç , la puissance et le vœu de FËuropt reportent le Pape sur son trône ; et, tranquille dans U tille étemelle, il prie pour les auteurs de ces U* vres insensés.

Notre immense supérionté est si connue qu elle a pu alarmer la compagnie des Indes. Quelques prêtres français , portés dans ces contrées par le tourbillon révolutionnaire, ont pu lui faire peur. Elle a craint qu'en faisant des chrétiens ils ne fissent des Français. ( Je ne serai contredit par aucun Anglais instruit.) La compagnie des Indes dit sans doute comme nous : Que votre royaume arrive ^ mais c^esl toujours avec le correctif : Et que le nôtre suhmte.

Que si notre supériorité est reconnue en Angle-* terre, la nullité du clergé anglais, sous ce rapport, ne Test pas moins.

« Nous ne croyons pas, disaient, il y a peu d'ana nées, d'estimables journalistes de ce pays, nous ne a croyons pas que la société des missions soit Tœuvre

u de Dieu car on nous persuadera difficilement

« que Dieu puisse être fauteur de la confusion , et c( que les dogmes du christianisme doivent être suctt cessivement annoncés aux païens par des hommes « qui non-^seuiement vont sans être envoyés (1), mais c( qui diffèrent d'opinion entre eux d*une manière tt aussi étrange que des calvinistes et des arméniens, « des épiscopaux et des presbytériens , des pédo-bap- « tistes et des an tipédo-baptistes »

Les rédacteurs soufflent ensuite sur le frêle système des dogmes essentielsy. puis ils ajoutent : « Parmi des « missionnaires aussi hétérogènes , les disputes sont

(I) Notonly running uiisbnt, expression Irès-rcmtrquable. Le not lie mittUmnaire élaal précisément synonyme de celni d'envoyé, toul missionnaire agissant hors de Tunilé est obligé de dire : Je tuii un envoyé non efwoyé. Quand la société des missions serait approuvée par l'ÉgHse anglicane, la même difficulté subsisierait toujours; car celleci n'éuni pas envoyée, n'a pas droitd*en«oy«r. UnsiNTCst le caract(>r* général, flétrissant et indélébile de toute Église séparée.

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