‹ Du pape (volume 3)Chapitre 145 sur 208 · LIVRE 111, CHAPITRE III · texte numérisé non relu

LIVRE 111, CHAPITRE III

ont mis dans tout leur jour les nombreux services que rétat religieux rendait à la société; mais je crois utile de le faire envisager sous son côté le moinsaperçu, etqui certes n'était pas le moins important, comme maître et directeur d'une foule de volontés, comme suppléteur inappréciable du gouvernement , dont le plus grand intérêt est de modérer le mouvement intestin de rétat , et d'augmenter le nombre des hommes qui ne lui demandent rien.

Aujourd'hui , grâce au système d'indépendance universelle, et à l'orgueil immense qui s'est emparé de toutes les classes, tout homme veut se battre, juger, écrire, administrer, gouverner. On se perd dans le tourbillon des affaires ; on gémit sous le poids accablant des écritures : la moitié du monde est employée à gouverner l'autre sans pouvoir y réussir.

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