‹ Du pape (volume 3)Chapitre 161 sur 208 · LIVRE III, CHAPITRE lY · texte numérisé non relu

LIVRE III, CHAPITRE lY

être admis au banquet européen , pour être rendus dignes de ce sceptre admirable qui n'a jamais suffi qu'aux nations préparées, pour arriver, enfin, à ce but si ridiculement indiqué par une philosophie impuissante, toutes les routes sont fausses, excepté celle qui nous a conduits.

Quant aux nations qui sont demeurées sous la main du Souverain Pontife assez pour recevoir l'impression sainte , mais qui Font malheureusement abandonnée, elles serviront encore de preuve à la grande vérité que j'expose; mais cette preuve sera d'un genre opposé. Chez les premières, le peuple n'obtiendra jamais ses droits; chez les secondes, le souverain perdra les siens , et de là naîtra le retour.

Les rois favorisèrent, il y a trois siècles, la grande révolte pour voler l'Église (1); On les verra ramener les peuples à l'unité pour affermir leurs trônes, mis en l'air par les nouvelles doctrines.

L'union , à différents degrés et sous différentes formes de l'empire et du sacerdoce, fut toujours trop générale dans le monde pour n'être pas divine. Il y a , entre ces deux choses , une affinité naturelle. Il faut qu'elles s'unissent ou qu'elles se soutiennent. Si l'une se retire, l'autre souffre.

Alterius sic

AUera poscit opem res et conjurât aroicô.

Toute nation européenne soustraite à l'influence du Saint-Siège sera portée invinciblement vers la servi-

(I) Hume, qui, ne croyant rien , ne se génaft pour rien , avoue sans Gorapliraent « que le véritable fondement de la réforme fut Tenvie de « VOLER l'argenterie ei tous les ornements des autels. — À pretence for making itpoil ofthe plaie, vestures and rich ornamentg belonging to the allars. (flumes, hisJ. of Eng. Elisabelh, ch. XL, ann. 1568.)

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