LITRE I, CHAPITRE T
il reste quelque chose de vrai : plus le monde sera éclairé, et moins on pensera à un concile général. Il y en a eu vingt-un dans toute la durée du christianisme , ce qui assignerait à peu près un concile œcuménique à chaque époque de quatre-vingt-six ans ; mais Ton voit que depuis deux siècles et demi , la religion s'en est fort bien passée, et je ne crois pas que personne y pense , malgré les besoins extraordinaires de l'Église, auxquels le Pape pourvoira beaucoup mieux qu'un concile général , pourvu que Ton sache se servir de sa puissance.
Le monde est devenu trop grand pour les conciles généraux, qui ne semblent faits que pour la jeunesse du christianisme.