LIVRE I, CHAPITRE YI
sième canon du premier concile de C. P. , qui avait attribué précédemment cette place au patriarche de C. P., n'avait jamais été envoyé au Saint-Siège. Il casse et déclare nul, par V autorité apostolique, le vingthuitième canon de Chalcédoine. Le patriarche se soumet, et convient que le Pape était le maître (1).
Le pape lui-même avait convoqué précédemment le deuxième concile d'Éphèse, et cependant il l'an* nula en lui refusant son approbation (2).
Au commencement du sixième siècle, Tévéque de Patare en Lycte , disait à l'empereur Justinien : H peut y avoir plusieurs souverains sur la terre , mais i n'y a qu'un Pape sur toutes les églises de Vunivers (3).
Dans le septième siècle, S. Maxime écrit, dans un ouvrage contre les Monothélites : a Si Pyrrhus préc< tend n'être pas hérétique , qu'il ne perde point son <c temps à se disculper auprès d'une foule de gens, « qu'il prouve son innocence au bienheureux Pape « de la très-sainte église romaine, c'est-à-dire au c< Siège apostolique à qui appartiennent l'empire, a l'autorité et la puissance de lier et de délier, sur « toutes les églises qui sont dans le monde, entoutes