LIVRE I, CHAPITRE XIY
fois qu'on revint sKr leurs décisions par voie d'expli-cation.
Le cardinal Orsi lui adresse sur ce sujet un argument qui me parait sans réplique :
« Les Grecs nous accusaient , dit-il , en commen- « çant par Texposition des faits , d'avoir décidé la (X question sans eux , et ils en appelaient à un concile « général. Sur cela le pape Eugène leur disait : Je « vous propose le choix entre quatre partis : !<> Êtesa vous convaincus par toutes les autorités que nous vous a avons ciiies , que le Saint-Esprit procède du Père et « du Fils? la question est terminée. 2' Si vous n'êtes « pas convaincus , dites-nous de quel côté la preuve vous a parait faible , afin que not^ puissions ajouter à nos tt preuves, et porter celle de ee dogme jusqu'à l'évidence. « 3** Si vous avez de votre côté des textes favorables à c< votre sentiment » citez4es. V^ Si tout cela ne vous a suffit pas y venons-en à un concile général. Jurons « tous, Grecs et Latins, de dire librement la vérité, « et de nous en tenir à ce qui paraîtra vrai au plus c( ^and nombre (1). y>
Orsi dit donc à Bossuet : Ou convenez que le concile de Lyon (le plus général de tous les conciles généraux] ne fut pas œcuménique , ou convenez que l'examen fait des lettres des Papes dans un concile ne prouve rien contre l'infaillibilité , puisqu'on consentit à ramener , et qu'en- effet on ramena sur le tapis dans le concile de Florence , la même question décidée dans celui de Lyon (^).
(4) Jusjwrandwm demia, Latini parU^r «e Grœci.. , Proferatwr Uberè veritoê per jurametUwnf e$ quod pturibut eidebitur, koe ampieetemur et noi et eoi.
(i) Jos. AufUit. Or§i. Deirreform. rom. PoniifU. in de^niendiê
Je ne sais ce que la bonne foi pourrait répondre à ce qu*on vient de lire; quant à Tesprit de contention, aucun raisonnement ne saurait ratteindre : attendons qu'il lui plaise de penser sur les conciles comme les conciles.