LIVRE II, CHAI»ITUE Vl
portes de Rome, Tespht républicain qui commençait à s'emparer des tètes italiennes; toutes ces causes réunies, dis-je, rendaient l'intervention des empereurs absolument indispensable dans le gouvernement des Papes. Mais, à travers cette espèce d'ondulation qui semble balancer le pouvoir en sons contraire, il est aisé, néanmoins, de reconnaître la souveraineté des Papes, qui est souvent protégée, quelquefois partagée de fait, mais jamais effacée. Ils font la guerre, ils font la paix; ils rendent la justice, ils punissent les crimes, ils frappent moniiaie, ils reçoivent et envoient des ambassades : le fait même qu'on a voulu tourner contre eux dépose en leur faveur; je veux parler de cette dignité depatrice qu'ils avaient conférée à Charlemagne, à Pepip, et peut-être noême à Charles Martel; car ce titre n'exprimait certainement alors que la plus haute dignité dont un homme peut jouir SOUS UN