CHAPITRE VI
POUVOIR TEMPOREL DES PAPES. — GUERRES QU'iLS ONT SOUTENUES œMME PRINCES TEMPORELS.
West une chose extrêmement remarquable ^ mais nullement ou pas assez remarquée , que jamais les Papes ne se sont servis de Fimmense pouvoir dont ils sont en possession pour agrandir leur état. Qu'y avoit-il de plus naturel, par exemple , et de plus tentatif pour la nature humaine , que de se réserver une portion des provinces conquises par les Sarrasins , et qu'ils donnoient au premier occupant pour repousser le Croissant qui ne cessoit de s'avancer. Cependant jamais ils ne l'ont fait, pas même à l'égard des terres qui les touchoient , comme le royaume des deux Siciles , sur lequel ils avoient des droits incontestables y au moins selon les idées d'alors , et pour lequel néanmo^ ils se contentèrent d'une vaine suzeraineté, qui finit bient(>t par la haçuenée, tribut léger et purement nominal, que le mauvais goût du siècle leur dispute encore.
Les Papes ont pu faire trop valoir, dans le
temps , cette suzeraineté universelle , qu'une opinion non moins universelle ne leur disputoit point. Ils ont pu exiger des hommages, imposer des taxes, trop arbitrairement si Ton veut; je n'ai nul intérêt d'examiner ici ces difFérens points. Mais toujours il demeurera vrai qu'ils n'ont jamais cherché ni saisi l'occasion d'augmenter leurs états aux dépens tie la justice , tandis qu'aucune autre souveraineté temporelle n'échappa à cet anatlième , et que dans ce moment même, avec toute notre philosophie, notre civilisation et nos beaux livres , il n'y a peut-être pas une puissance européenne en état de justifier toutes ses possessions, devant Dieu et la raison.
Je Us dans les Lettres sur l'histoire , que les Papes ont quelquefois profité de leur puissance temporelle pour augmenter leurs pro^ priétés (i).
Mais le terme de quelquefois est vague ; celui de puissance temporelle Test aussi, et. celui de propriété encore davantage : j'attends donc qu'il me soit expliqué quand et comment les Papes ont employé leur puissance spirituelle ou leurs moyens politiques pour
(i) Esprit de Histoire, leUreXL. Paris, Nyon, i8o3, III-8** , tom. II, p. 399.
( ^39 ) ëtendre leurs états aux dépens d'un proprié^ taire légitime.
En attendant que ce propriétaire dépouillé se présente , nous n'observerons point sans admiration , que parmi tous les Papes qui ont régné, dans le temps de leur plus grande influence , il n'y ait pas eu un usurpateur , et qu'alors même qu'ils faisoient valoir leur suzeraineté sur tel ou tel état , ils s'en soient toujours prévalus pour le donner , non pour le retenir.
Considérés môme conune simples souverains , les Papes sont encore remarquables sous ce point de vue. Jules II, par exemple, fit sans doute une guerre mortelle aux Vénitiens ; mais c'étoit pour avoir les villes usurpées par la république.
Ce point est un de ceux sur lequel j'invoquerai avec confiance ce coup - d'œil géaéral qui doit déterminer le jugement des hommes sensés. Les Papes régnent depuis le IX.« siècle au moins : or , à compter de ce temps , on ne trouvera dans aucime dynastie souveraine plus de respect pour le territoire d'autrui, «t .moins d'envie d'augmenter le sien.
Comme princes temporels, les Papes égalent ou surpassent en puissance plusieurs têtes cou* ronnées d'Europe. Qu'on examina les histoires
des différens pays , on verra en général une politique toute différente de celle des Papes. Pourquoi ceux-ci n'auroient-ils pas agi poUtiçuement comme les autres ? Cependant on ne voit point de leur côté cette tendance à s'agrandir qui forme le caractère distinctif et général de toute souveraineté.
Jules II, que je citois tout à l'heure, est, si ma mémoire ne me trompe point , le seul Pape qui ait acquis un territoire par les règles ordinaires du droit public , en vertu d'un traité qui terminoit une guerre. H se fit céder ainsi le duché de Parme ; mais cette acquisition, quoique non coupaI>le, choquoit cependant le caractère pontifical : elle échappa bientôt au Saint Siège. A lui seul est r&ervé l'honneur de ne posséder aujourd'hui que ce qu'il possédoit il y a dix siècles. On ne trouve ici ni traités^ ni combats , ni intrigues, ni usurpations ; en remontant on arrive toujours à une donation. Pépin, Charlemagne, Louis, Jjothaire , Henri Otton , la comtesse Mathilde, formèrent cet état temporel des Papes , si précieux pour le christianisme : mais la force des choses l'avoit commencé , et cette opération cachée est un des spectacles les plus curieux de Fhistoire.
Il n'y a pas en Europe de souveraineté plus
justifiable, s^il est permis de s^exprimer àind^ que celle des Souverains Pontifes. Elle est comme la loi divine , /usiificaia in semetipsd»: Mais ce qu'il y a de véritablement étonnant » c'est de voir ks Papes devenir souverains sana s'en apercevoir , et mtoie , à parler exactes ment, malgré eux. Une loi invisible élevoit le siège de Ronlë , et Ton peut dire que le Chef deTEglise universelle naquit souverain. De Yé^^ chafaud des martyrs » il monta sur un trône qu'on n'^[>ercevoit pas d'abord , nmis qui se consolidoit insensiblement comme toutes les grandes choses, et qui s'annoaçoit dès son pre-* mier âge par je ne sais quelle atmosphère de grandeur qui l'environnoit, sans aucune cause humaine assignable. Le Pontife romain avoit besoin des richesses , et les ricbesses afiluoient : il avoit besoin d'éclat, et je ne sais quelle splendeur extmitdinaire partoit du trOne de^ S. Pierre, au point que déjà dans le IX.^ siècle l'un des plus grands seigneurs de Rome , préfet de la ville ^ disoit en se jouant, au rapport de S. Jéhkneri^Promette^mpi de me faire évéque » de Rome , et tout de suite je me ferai chré-* » tien (i). » Cehii qui parleroit ici è^widiti
(i) l^amuia. Anti-Febron. Vindic. Tom JV, IX, eap.llly p. 33.
nèligiease :, ^mnarict^ dinjhûmcï sacérl^iie y fhrouVéïbit qifil ^traù minsail de isoa. siècle ^ mais toat*à-fait àu-dèssôus en sujet Comment peut -on cdnceroit une souverailieté sans ri-* ehesses ? Ces deux idéss sont une cont^dicfeicin manifesta* Le» richesses de l'Eglise romaine ëtàht dohé le signe idè sa di^të et t'instnniieiit néeéssââre de son ibtioh liégitiihe y elles Hirent rentre de la Providoice qui leà Diarqùà dè6 FoHgine du seeaà de la Vé^^tààûtê. Oh l4d toit et Ton në^sait d'oè elles viennent; dti tes toit et petsdnne ne se pkdnL Cest l6 rëspé(>t; cW Tamour, c'est la piété, c'est kr foi ^i lés ont accumulées. De' là ces vastes pMHmûùiés qui ont tant exercé la phmïe des siavans; S. Grégoire, à la fin du ¥!.« siècle, eA posëédoit vingt-trois en Italie , et dans les fies de lu. Méditerranée^ en lUyrie^ en Dal^ ^atie , en Allemagne et dans teis Gaules (i )• La iuridlction des Paped sur ces t>atrimoines
: (t), y.oj. la difiaertation de l'âbbé Opoi A k fib da livre du caK^inaLOni, Dellaoriginêdtldominio t délia so^ranitàde' rom. Ponte/ici sovra fU stati loro temporal^ mente soggetti. ttoma, PaglWini , inia, i7&4f p- ^^ i ^09* Le patrimoine appela des ATpes Cottiennes^ ?{oI{ hbmietise ; H edWterioit G^nes et toute la è6fè mihitiÀie jusqu'aux frontières de France* Noftt les auforifëé* A*
porte un earacfère singulier ^oii lîe pas aisément à travens les ténèbres de c'etti histoire , msûs qui s*éfève nëarimvdins - visibli» ment au -^ dessus de la simple propiri^té^ On voit les Papes envoyer deir ofiiislers^y do^69 des ordres et se foire obéir au ioinv i^aii» qufli soit.possible de dènne^un nom à dette «sui^é^ matie dont en effet la Providmce n'av^ poirii encore prononcé le nom.
Dana Rome , encore payeiine , le Poqtifii romaiïp génoit déjà les Césars. Iln'étoit cpit leur sujet; ils avoient tout pouvoir cohtvé lui, il n'en avoil pas* le- moindre conti^e' eux* i cependant ils ne^ pouvaient tenir cù côté: dit lui. On Usoit sursoïvfr&nt>le oaràctère' if un sacerdoce s£ émineht , que Teinpeteut\ ^jùùpot^ toit ptstmi ses titres^ cebd de Soui^efaùi ^Pmitife ^ le souffrait' dans' Rame <iM(i plu^ ^imptUitneê qu'il ne souffrait dans les armées ïm. César qui lui disputait t empire (i). :TJ|ijEt.nMin jG;achée les ehassoit.de la* i^e Mernelle pour la donner au chef de t Eglise ^ietneU^^V^XX^ être que, dans * Kesprît de Cdrt^tàntin , uM commencement de follet de res[ieict se niiêlà ^ la g^ne dont je parle ; mais je ne doute pas
^ (i>' Bossttet^ Lettripii8tor.^rl»doiiBtiu»v pascale'^ N.** IV, ex Cjp. episU Ll ad AnU'-t \ . «
un kiflftant que ce sentiment n'ait influe sur la.déjtetmination ^tl prit de transporter le «ége de T^mpire» beaucoup plus que tous les motifs politiques qu'on lui prête : aùm s'ac*' compUêsoU te décra du Tràs-ffaut (i). La même «iceinte ne pouroit renfermer Tempereur et te Pontife. Cpi^tantin céda Rome au Paipe. JLa, conscience du genre humain qui est infaillible ne Tentendit pas autrement» et de là naquitlayôéli» de la donation, qmpsttrèsH^aiè. L'antiquité, qui aime assez voir et toucher tout, fit bieotdt d^ Vabandon (qu'elle n'auioit pas même su noiiuner), uiie ^nation dans les formes. EUe la vit écrite sur le parchemin et déposée isur l'autel de S* Pierre. Les modernes cffient à Injausseié^ et c'est l'innocence même qui xacontoit ainsi 90$ pensées (a)^ Il n'y a donc rien de si vcai que la donation de Constantin^
' (1) Ne voyoit-elle pât aussi uo Ange qui effrajoit Attila devaot.St Léon^,? Nous my voypns^ oonaauii^s pnodém^fqM Va^en^m^àu Pputife; mais coinmeiil
Eeindre un ascendant? Sans I|l langue piUoresque des ommes du V/ siècle , c*en ëtoit fait d'un chef-d*ieu- Vrc^ de ftapliàei ; au reste , nous sommes tous d*accord tnr ie prodige. Un Ascendant qui arrête Attila , est JiiMi^aqssi aavnaturtr quW Angt i el qui sait même si oe «ont deux chosea? .
De ce moment on sent que les emperears ne sont plus chez eux à Rome. Ils ressemblent à des étrangers qui de temps en temps viennent Y loger avec permission. Mais Voici qui est plus étonnant encore : Odoacre avec ses Hernies vient mettre fin à l'empire d'Occident, en 475 ; bientôt après les Hérules disparoissent devant les Groths, et ceux-ci à leur tour cèdent la place aux Lombards y qui s 'emparait du royaume d'Italie. Quelle force pendant plus de trois siècles empéchoit tous les princes de fixer d'une manière stable leur trône ii Rome? Quel bras lés repoussoit à Milan y à Pavie , à Ravenne, etc.? Cétoit la donation qui agissoit sans cesse, et qui partoit de trop haut pour n'être pas exécutée.
C'est un point qui ne sauroit être contesté^ que les Papes ne cessèrent de travailler pour maintenir aux empereurs grecs ce qui leur restoit de l'Italie contre lesGoths, les Hérules et les Lombards. Us ne n%ligeoient riien pour inspirer le courage aux exarques et la fidélité aux peuples ; ils conjuroient sans'' cesse, les enipereurs grecs de venir au secours de l'Italie ; mais que pouvoit-on obtenir de bes misérables princes ? Non-seulement ils ne pouvoient rien faire pour l'Italie , mais ils la trahissoient systématiquement y parce qu'ayant des tr^ûléa
ftvec les baibares qtd les menaçoient da côté de G)nstantinople , ils n'osoîent pas les ii^ 4]uiéter en Italie. L'ëtat de ces belles contrées ne peut se décrire et Eaft encore pitié dan»
rhistoire« 'Bésolée par ks barbares , abandonpéç par ses souverains , l'Italie ne savoit plus à qui elle appartenoit, et sçs peuples étoient réduits autdésespoir; Au milieu de ces grandes calaaûtés 9 les Bapes étoient le refuge unique des*maUieur^ux ^ sans lé vouloir et par la force «eule dés circonstances , les Papes étoient substi* tués à Cenapcreur, et tous les yeux se touripoient de leur côté. Italiens, Héruks, Loin- Jbards 9 Français , tous étoieilt d'accord sur tse point. S» Grégoire disoit déjà de ^on temps : Quiconque arrii^e. à la place que f occupe est ficçablé* par lés chaires ^ au ipomt de douter 'êoutfcnt s'il est prince ou PofxUfe (i).
En plusieurs encfaroits de ses lettres , on k ;Toit faire le rôle d'un administrateur souverain. Il eUYcae, par exemple, un gouverneur il Nepi , ftvec injonction au pei^e de lui
(1) Hoc in loeo ipiUquis nastor dicitur^ curis extenth rihus graviter occupaiur^ iià ut sœpè incertum sit utrùm pastoris officium an terr^ni proceris agat» Uh» J, episi. àS , 0/. 24* ad Joh, âf/lsc. C. P. et cœt, orient* Patr* -«
( M7 ) -obëîr comité au Souverain Pontifie lui-pEiâoie : ailliejars il dépêche un tribun à j^apjes^ charge de la garde de cette grande ville (i). Op pourrait ci(;er )!^ gr^xid nombre d'ex^pipl^ parpilis. De toys côt^s pn s^a4^e^p^ ^ P^pje ; jtpujte^ it9 ftffa|r€^ i^l 4*^ient pprt^ç ; ip^pi»siblement enfin , gt sans savoir çqmtfk^nf, , |1 étoit 4eyp.nu cp Italie , p^r i]^pf orf: ^ T^inpereur grec , ç<ç que. le fxiaijre 4^ p^^ .^toit en France h rég9ir4 di#. rçji Jjtijlajbrç.
Et cependant le^ idées d'i^urp^on étojeqj:
si étrangères au^ Pap^ , q v'i^ue aqi^ gpq,leoQ^enJt .ayaQt V^mvéfi 4^ Pépjf^ i^u 11^^»
£t»eoiie U cQn}]^}: €)9cpx:e.|[e plu|s ^épjrjs^lp de cjîs princes ^( Iiépn rjba^rie^n) ; de pjr|ter , ForeiUe ^m. remontjranfies q^'i| n'ayoij; ce^
de lui adr^er pow ^çnpgçK h vejfiir 4*1 ftCr cours de ritaHie (2). .,
On est assez; commu^émwt pçtjté à crff}Tp que les Papes passèrent sub^teo^eçl; de .l'état particuMer à celui ^ souverain , et qff^'jifi
(0 Ub. II, epist. XI, al. y III ad Vepes. ibid.
(2) Deprecans ipvptfialej^ cîevmntiavf uf , juoU^ ià jfHo4 et sfBpiùs fcrip^êratf cum ex€rei$u oif^ futndçs ^as ItaU^ Pff^^^ médis, omnibus a^i^^^ir^^etf. i^^^.fft biblioth. cité dans la dissert» de Cenoi, \bid; jft ^pà*^
(348) durent tout aux Carlovingienâ. Rien cependant ne seroit plus faux que cette idée. Avant ctô fameuses donations qui honorèrent la France plus que le Saint Siège ^ quoique peutêtre elle n'en soit pas assez persuadée, les Papes étoient souverains de fait^ et le titre aeul leur manquoit. *
Grégoire U écrivoit à Tempereur Léon :
m 1/ Ocoidcni entier a les yeux tournés sur notre » fuimiliié..... il nous regarde comme Tacbitre » et le modérateur de la tranquillité publique... » Si vous osiez en fure l'essai , vous le trouve^ »' riez prêt à se porter même où wus êtes pour » Y i^enger les injures de i^s sujets tt Orient. %
Zacoarie, qui occupa le siège ponti^cal de j4i k jS2^ envoie une ambassade k Rachis , roi des Lombards , et stipule avec lui une paix de vingt ans , en ^^rtu' de kufuette toute fltatie fut tranquille^
Grégoire U , en 726 , envoie des ambasaa^ deurs à Charles Martd, et traite avec lui 4e prince à prince (i)^
Lorsque le Pape Etienne se rendit en France,
(i) On petit voir tous oes faitt dëtailléa dans lV>u- ▼rage da cardinal Orsi qui a épnisé la matière. Je ne puis insister que sur les Writés g^n6*ales ^ mut It^ tr^to les ^lus ^lamjasiis^
( ^49 ) Pëpin vint à sa reiïcontre avec toute sa famille et lui rendit les honneurs souverains ; les fils du roi se prostemèient devant le Pontife. Quel évéque y quel patriarche de la chrétienté aurpit osé prétendre à de telles distinctions ! En un mot , les Papes étoient maîtres absolus , souverains de fait, ou, pour s'exprimer exactement , souverains forcés , avant toutes les libéralités carlovingiennes ; et pendant ce temps même , ils ne cessoient encore , jusqu^à G)nstantin Copronyme , de dater leurs diplômes par les années des empe> reurs,Jes exhortant sans relâche à défendre ritalie, à respecter Fopinion des peuples, à laisser les consciences en paix ; mais les empereurs n'écoutoient rien , et la dernière heure étoit arrivée. Les peuples dltalie poussés au désespoir, ne prirent conseil que d'euxmêmes. Abandonnés par leurs maîtres, déchirés par les barbares, ils se choisirent des chefe et se donnèrent des lois. Les Papes devenus ducs de Rome; par le fait 9t par le droit, ne pouvant plus résister aux peuples qui se jetoient dans leurs bras , et ne sachant plus comment les défendre contre les barbares, tournèrent enfin les yeut sur les princes français. Tout le reste est connu. Que dire après BaroniuSy Pagi, te C2ointe , Marca , Thomas-
< 2Jk) )
4in, Afi^iotori, C^, et tant d'autres qui n'ont :rien oublié po^r mettre cette gr^jide jépoque 4^ Fhi^tpii:e dans tout son jour ? J'observerai j^idemeat ^eux clipses suivant le plan qujs je 4Qe ^i^ tiîac^
j 1.^ L'idée de Jta sçM^ei^eté pontificale an- -ftérieijqne ^y^ djOiiattÎQQs csurloyÂngbeçnes ëtoit ^si ui:ûye]:^Ue e^t si incontestable , que Pépin , ,avai9t d'^taquor A^o^e , lui envoya plujsieui» ambassMeurs ppur Tei^ager à rétablir ia paix et à BESTfTUfiM Içs propriétés de la eainte EglUe ife Dieu et de la répubWpjte ror moine; et le Pape de son côté c^nj^roit le roi lombard, par ses amibas^adeurs , (^restituer de bofu\e ifolonté et sans effusion de sang" les propriétés de la sainte Eglise de Pieu et de Ja république des Jfiomains (i); et dans la fameuse charte £gp I^idot^icus , Louis-ie-Dé- 4)on0aire éi^ooce qy^e Pépin et Charlemqgn^ .aiH)ient depuis long - temps , par 4^ cfcte dp donation y ^ësittuë Fje^çarçlf^ qu IfiçnJiçureusp
.apôtre et^au^Papes (2).
(i) Utpadjici sinl uUA sangfdnis ejfuswjne ypropria ^ S* Dei EccUsiœ et reipublicœ rom» MEDDAliT jura. Et plus haut, nESTiTUKNDA JJI[RA. Orsî, ib.| chap. Vil, p. q4 , diaprés Aoastase le bibliotbëcaire.
(2) Exarchatum éfuem,*.,, Pipinus rex*.»^ et geniior ' noster Carolus^imperjotcr, B. Peirç et pra^decesjoribms
Imagine- 1- on un Qubli plus complet deg empereurs grecs, une confession pl}i$ clairf et plus explicite de la souvec aineté rom^ÎRe ?
Lorsque les armes fr^gaîses )eyrenjk ensuite ^rasé les .{jombardâ et rétabli le P^pe dan; tous ses droits ; on vit arriver ^ France les mnbassadeurs de l'empereur grec qui venoienjk •se plaindre , et ^ d'un air inçwâ , proposer ^ » Pépin de rendre ses conquêtes. » La co.or de, •France se moqua d'eux, et avec grande raison* Le cardinal Orsi accumule ici les autorités les •plus graves pour établir que les Papes se con*- Nuisirent dans cette occasion selon toutes les ^règles de la morale et du droit public. Je ne répéterai point ce qui a été dit par ce docte écrivain^ qu'on est libve de consulter (i)* Il ne parott pas d'ai^eurs qu'il y ait des doutes sur ce point.
2.0 Les savans que j'ai cités plus haut ont employé beaucoup d'érudition et de dialeo- ■tique pour caractériser avec exactitude le genre de souveraineté que les empereurs firanr
vêstris jàm dudhm per dônaiionis pagînam ÈtESTiTUSnujsT. Cette pièce est imprimée tout au long dans la nouvelle édition des annales du cardinal Baronius^ tom. XJII, p. 637. (Orsi, ibid., cap. X , p. ao4). (0 Or»&, ibid. cap. Vil, p. 104 et seqq.
çais établirent à Rome , après Te^ulsion des Grecs et des Lombards. Les monumens sem* blent assez souvent se contrarier , et cela doit être. Tantôt c'est le Pape qui commande à Rome , et tantôt c'est l'empereur. C'est que la souveraineté conservoit beaucoup de cette mine ambiguë que nous lui avons , reconnue avant l'arrivée des Carlovingiens. L'empereur de C. P. la possédoit de droit ; les Papes, loin de la leur disputer , les exhortoient à la défendre. Us prêchoient de la meilleure foi l'obéissance aux peuples , et cependant ils faisoient tout Après le grand établissement opéré par les Français , le Pape et les Romains , accoutumés à cette espèce de gouvernement qui avoit précédé y làissoient aller volontiers les affaires sur le même pie^. Ils se prétoient même d'autant plus aisément à cette forme d'administration, qu'elle étoit soutenue par la reconnoissance , par l'attachement et par la saine politique. Au milieu du bouleversement général qui marque cette triste mais intéressante époque de l'histoire , Finunense quantité de brigands que suppose un tel ordre de choses, le danger des barbares toujours | aux portes de Rome , l'esprit républicain qui commençoit à s'emparer des têtes italiennes.; toutes ces causer réunies , dis- je , rendoient
Fintervention des empereurs absolument indispensable dans le gouvernement des Papes; Mais à travers cette espèce d'ondulation , qui semble balancer le pouvoir en sens contraire, il est aise néanmoins de reconnoitre la souveraineté des Papes qui est souvent protégée i quelquefois partagée de fait^ mais jama^ effacée. Ib font la guerre /ils font la paix} ils rendent la ju^ce , ils punissent les crin>e^, ils frappent monnoie, ils reçoivent etenvoieqt des ambassades : le fait même qu'on a^v^nfliJi tourner contre eux dépose en leur faveur ; jci veux parler de cette dignité de patrice qu'il! avoient conférée à Charlema^ie, à Pépiq^ et peut-être même à Charles Martel ; car ce titre n^exprimoit certainement alors que ta plus haute digniU dont un.homme :pmt fouîr sfiÇi
UN MAITRE (l). . , ;
(i) Pairieii iicti illo smculo et tttpêriûriitts , ^ prfmHMs , €um summA aucioritste , sub ' principym imperio administrabant. ( Marca , de Concord. sacerd* et imp. 1. 12« ) Marca donne ici la formule dir serment que prétoit le patrice ; et le cardinal Orsi l'a copiée ^ ' eh. II, p. aH. Il est remarquable qu'à k suite de cette cërémoniè , le padrict recevoil le maoleau -royal et lé 4iadéme. (Manium»*^*^ et ê^ireMÊi» çircutism in capiU*-^ lbid.g.â7,
Je craîte île ihe kisset éntralnet; cependant jé ne dis ^ué ce cpà esit rîgottre^ement nécesàtâte pour mettre dans tout son jour un point desf plus înîéi*essans de Fhtstoire. La souverai*nfef éde «a italure ressetAble au Nil; elle cacfae^sa tête. (îellé des Papes seule déroge à la loi uni-* irréelle. Tous les ëlémens en ont' été mis k découvert , afin qfu'elle soit visîWe à tous les yetex, ei i>incaê cum judicàtur. Il n'y a riert de Û' éVîdetnynent' jiiâfe dans son origine que èfettè^ sèiiVerSlilelë e)ciraordii^aire. L'incapaèlté \ là baissesse , la' fërooitë^ des sottveriând épà la précédèrertt ; TinslipportaMe tyrannie ë^erdée s^t les biens , lés^personnes^et fa consM êîence dter peuples ; Fabatidonf fonfaèl de «e$ ftiémés peuples lîrrës sans défense à d'impi» fciyablé^ barbare!^ ; le cri de FOcOidént qui abdique l'ancien maître ; la nouvelle souve^ raineté qui s'élève , s'avance et se substitue à l'ancienne sans secousse , sans révolte , sans «flftision de>sangi po\isséepar uneforce^ôhciiée, trttotplicAble , invincible, *t jurartt for et fidé^ Hté jusqu'au dernier instailt à la foîblé et mé-^ prisable. puissance qu'elle âlloit retnplàcer*; le droit d^ çooquôte en^ obtenu et solennelkmeiit oédé pari'urifdes pliis:gr4nd$ homme»
qui ait e3riB()é^ par tnp homme si grand quie la grandeur a pénétré son nom ^ et que la votât
du gehre- hïlmaîn Fà procktoé gti&iaèur dui lieu dé g^imd: tels sont les titre» de& Pap«> éi l'histoire né présente tiéH de senùibl^e;
€ette sotrrérainétë ée disrtirigUè dc^ic t^ toutes les 'autres dâhs âon pfhieipe et daifis èA formation. Elle s'en disCiAgtIe en^oi^ Si^è manière émfiiiente, en ee ttju'eîle né pfé^éM^ point dans sa darée, comihe je * FdbseiH^éiâl plus haut ^ éétte seif ihextinguiBlé ^accré^ lÉI^: sèment territorial qui cafa^tëri^'touléis les' antres. En effet /ni par la pdissànèé sf^ii^uélléy} dont elle fit jadis mi si- g^and usage , ni ^i\^\ puissance tètnporèUé dûnt eBe a teAjottrs pu' se servir cothmé tout a^tl« ^iicé de ht riiéme» force, oh hé la yù^ jàmaiit fenciré à rdgt*kft^ disseiiïent de ses états {i^t les ihôyeîis'fi^p familieris à la poUti^e ôrdkiaii^. Dé In^èré^ <|u'àprès àroir tenu éon^te de toute!» lesf IbP Blesses humées , il n^en réàte pas ràoihâ dànsf Fésprit dé tout sage obsenrateui^ Hdéé d'iUie' puissance évidemment assistée. • i ' -
Sur les guerres sotftettties pârfcs^pes, il faut avaiit tdut bien expliquer te irtot àejrtds^ sdnce temporelle. H est éqôîvacfue, cdoiihé je rai dît phiè haut; et en éffe«« exprinié'éHèi lë^ écrivains fhmçaîs, tàrrtAtl'actîoheiei'céesùr lé fethporel dés princes en vertu du pouvoir spirituel^ et tantôt le pouvoir temporel , qia âp-*
partient au Pape comme souverain, et qui Fassimile parfaitement à tous les autres.
Je parlerai ailleurs des guerres que l'opinion a pu mettre à la charge de la puissance spiritiielle. Quant à celles que les Papes ont soutenues comme simples souverains , il semble qu'on a tout dit en observant qu'ils avoient précisément autant de droit de faire la guerre flàâ. quç .les autres princes ; car nul prince ne sauroit avokr droit de la faire injustement , et tout prince a droit de la faire justement. II plut aux Vénitiens , par exemple , d'enlever quelques villes au Pape Jules II , ou du moins de les reteoir coidre toutes les règles de la justice. Le Prince - Pontife , l'une des plus grandes têtes qui aient régné , les en fit cruellement repentir. Ce fut une guerre comme une autre , une affaire temporelle de prince à pi^nce et parfaitem^ étrangère à, l'histoire ecclésiastique. D'où viendroit donc au Pape le singulier privilège de ne pouvoir se défendre ? Depuis cpand un souverain doit -il se laisser dépouiller de ses états sans opposer de résistance ? Ce seroit une thèse toute nouvelle et bien propre surtout à donner des encouragemens au brigatidage , qui n'en a pas besoin.
Sans dpute c'est un très-grand mal que les Papes soient forées de faire la guerre : sans
( 257 ) doute encore Jule» U^ qui. a^Sft trouvé sous ma plume ^ fut trop guertiér^; oepencbu^t 1'^ quiié Tabsout jusqu'à ua {>oÎ9t qu'ii p'efjt 'p» aisé de déterminer^ ^ Jules ^ 4it l'abbédeFt^lfr » 1» laissa échapper le sublima -de sa plaça-; U^a^ )» vit pas ce que voient si bi^n aujourd'hui .s^ 1» sages successeurs, que le Pontife tcm^^^f^ 9» le père commun , et qu'it doit être. l'arhîtiStKl^ 3» de la paix , non le flamb^eau dfi ]fL gueyçre ^i h^ Oui , lorsque la qhqsQ est possible \ . n^sda^ dans ces sorbes d^ cas la modérati^film Pape dépend de ceUe d^ autres pi;Mi$sfiQçea- S'tl est attfufué , de qiipi lui sert isaïqu^lit^ de Père commtfn F Doit-fl se b^fKe;ri ^. i^^i^r le9 canons poin^ contre lui ? jtovsqme Bjiao^ oaparte envaJik jles étatedi^ TEglîse » Fip ynu^ op)A>sa ane4irmée: ^mpar,cmngr:€S9us 4ph^i *\ Cependaqjt il maintint Ji'faonaeitr de 1^ »Ur\ Veraineté et^ l'on vit flottqr, ses dr^peau^^ Maia ai d'autres princes a^ient eu le pouvoir, et }^ yojonté de joindre leurs s^*ra^ à ceUe^ du $aink Père 5 le plus violent ennevû dii Saint ^é^ eût-il osé bUmer cette guerre et condwu^^ chez le3 sujets duP^peces mêmes ^ftfqrts 9^^ auroient illustré tous les autres bomaû^^49 l'univers ?:
M F«lilff^PM4f.hist«^^WJrtIA. , ... :,,^ij TOM. l. '17
Tous les senniônB ddré^^ aàx Pap«» sur lé rfAé pacifique qui convient à kur caractère Mblime^ me pâtoisséut donc hors de propos y à tVieim qu'il ne fiait queetion de guerres ofiendVeb et injustes ; ce qui , je crois, ne s'est pa^ tu , tiu s'est vu dû moins dsseï rarement pour ^uè mes propositions générales n'en soient AilUémént ébranlées.
lié CBStActëfe^ il fa«Et encore le dire, ne sau-^ rôit jàmiais étl*e totalement efticé chez les KémMfes. La natuite «t bien la maîtresse de fliettte dAn^ k tété et dans le coeur d'un Pape te génie et Tascéndant d'un Gtistave^Âdolpfae oâ d'ùtt Frédéric H. Que les «hances de rélectibn poHient sur le trdne pontifical un càrdi-* iMl éè Richelieu , difficilement il s'y tiendra àranquilk. Il feud^ qu'il s'agite", il fai£dr« qu'a ittontre ce qu'îlot : souvent il sera roî ians être Pontife , et rarement même il obfiëndrb de lui d'êfre Pontife sans être rofc Iféamnoins dans ces occasions même, à travers kis élans de la souveraineté, on poUrra sentii^ te' Pontife. Çrenons , par exemple , ce même fcdes II , celui de tons les Papes , si je ne mé trbmpe , qui senible avoir 'dènné' 9e plus de prise à la critique sur l'article de la guerre , et cumpai ' uns -de avec Louis XH , puisque l'histoire nous les présente dans utile position
(^59) semblable , Fnn au siëge de la Mirandole, l'autre $ca siège de Peschiera, pendant la ligue de GambraL « Le bon roi f p le père du peuple, honnête homme ehem^ I» lid (i) , ne se piqua pas de faire usage e»-^ » vers la garnison de Peschiera, de ses ma-^ » xjxœs sur la déittence (2). Tons les habi^ 3» tans furent psssës au fil de Fëpëe ; 1» 3» gouverneur André Riva et son fib furent ]• pendus sur les murs (3). »
Voyez au cùotnàre Jules II au siëge de I* Mirandole; il accorda sans doute piusieur»
choses à son caract^ moral , et son entré»
par la brèche ne fut pas «ttrémement ponti^
(1) Voltaire» Eaaai mit les rncBUfs, etc. lonu III, chap. CXII* Ce trait malicieux mérite attention. Ja. oe vante point la cuirasse de Jules II , quoique oejie de Ximenès ait mérité quelque louange ; mais je dis qu'avant de sévir contre la politique de Jules 11^ iL. faut bien examiner celle qu'il fut obligé de combattre* Les paîssaiieeê do second oHre font ce qa'ellé# peti-i^ reot. On les )uge ensuite comme si elles avoient fait ce quelles ont voiilu. Il ny a tien de si comtnuh et de si injuste.
{±) Hist, de la ligue de Cambrai , lir. I, c.XX^.
(3) Ufo and Penifficùiê ùf Léo fhe Untk ^ hf M* ÎViUiêm Boscoe, honêon. VCortfrj^ inS.^ kSàS^ iom. 11^ diap. nu, f. 68. '
lSl;3
ficalé : mais au moment où le canon eut fait silence , il n'eut plus d'ennemis , et Thistonen anglais du pontificat de Léon X nous a conaerrë quelques vers latins où le poète dit éLégamment à ce Pape guerrier : « A peine la » guerre est déclarée que vous êtes vainqueur; y» mais chez vous le pardon est aussi prompt » que la victoire. Ck)mbattre , vaincre et par- » donner , pour vous , c'est une même chose.
1» Un jour nous donna la guerre ; le lendemain n la vit finir , et votre colèi:e ne dura pas plus n que la guerre. Ce nom de Jules porte avec n> luî quelque chose de divin ; il laisse douter si » .la valeur l'emporte sur la clémence ( i )• »
Bologne a voit insulté Jules II à l'excès : elle étoît allée jusqu'à fondre les statues de ce Pontife aider; et cependant après qu'elle eut été obligée de se renidte à discrétion , il se contenta de menacer et d'exiger quelques amendes;
(a} Fûç . beUum indictum est quum inncis^ wtc citiàs m . ' Vînc4r£ 4jiuàm parcoi ; hctc tria agispariUr.
y^ Una dédit beUum , bellum iux sustulit Mna , Ntc tibi quàm bellum longior ira fuiU i)Wn: nomen dii^inum aUquidfert secum , tt utrî^m sit
y^ Mitior anne idem fortior^ cmàigitur.
(^ ]^;a4M(noya, po^ expagnationein Miran4tU«» ai fu»
181 x; M«Roscoe^ ibid. p.â5.^ ^ ,
et bientôt Léon 'X , alors cardinM, ayant été ix>mmé légat dans cette ville , tout demeura tranquille (i). Sous la main de Maidimilien ^ et même du bon Louis XII, Bologne n'en auroit pas été quitte à si bon marehé*
Qu'on lise l'histoire avec attention, comme 3ans pi«jugé , et l'on sera firappé de cette différence, même chez les^'çe^ les moins Pape^\ 9'il est permis de s'exprimer ainsi. Du reste , tous ensemble, comme princes'^ ont eu lift .mémefr droits que les autres princes, et il n'Mt .pas permis de leur 6dre de3 reprochés 'âUr leurs opérations politiques, quand même'^ auroient eu le malheur de ne pas ikire mieuf que leuifs augustes collègues. Mads si i'bn>rQi- .marque , au sujiet de la guerre en particulierv xpi'ils Tout faite moins que les aiitres^princtt\ ^ufils l'ont ffdte avec plus d'humanité ^ 'qu'ik ne Tout jamais rechercliée ni provoquée^ et <]ue du moment où les princes y par je ne sak ^ualle convention tacite qui mérite qudqne attention , sembla s'être aocÔBdés à* rerani ttottte la aeutr^ilité des Bapës), on n'a plus trouvé ceux - ci mêlés dansi les intrigues oa opérations guerrières ; on ne sauroit discom
(i) {Loacoej^ ibMlvc;^|u IX, p^^ 14&
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venir que » même dans Fordie peUlîqiie^ i Xi'ateoit mainteDU la supériorîtié tpi'on a droit 4'attendre de leur caractère relî^eiix. Ea un molj il est arrwé quelquefois aus Papes ^ consi'tk^ comme princes temporels ^ dene pas 4e conduire mieus que les mUres. G est le seul ireppoche qu'en puisse leur^adiesser jurtemeat; h tesXt est calomnie.
. Mais ce mot et quelqu^bis désigne des juiomalîes qui ne doivent jamais ébte pdses fin OQiisidéraiion« Quand je dis^ par eooemple^ •que las Papea, oommife princes temporels , A'ont jamais provoqué la guerse, je n'entends fm jiëpoQdre <le chaque fait de œlte longi»^ imtoire exominée ligne par ligne; pessonne /l'a droit de l'exiger de moL Je n^insiste, sans Movenîr int^ement de rien, je n'insiste, iHs^^t que sur le caractère général de la sou* veraineté pontificale. Pour la jugnr sainement, fl faut rf^arder d'en-haut et ne voir que l'en* semble^ Les myopes ne doivent pas iire l'his* ^oire e ib perdent leur temps.
' Hais qu'il .est dHficile de jtiger ks Papes sans préjugés ! I^e XYL« siècle alluma une haine iporteUe cootre le Pontife ; et Tincrédulité du nôtre, fille aînée de la réforme, ne pouvoit manquer d'épouser toutes les passions de sa mère. De cette coalition terrible ^t née
< pe3 )
je ne sais ijueBe ant^paAhie arfeugle t^téhst i»|me >de ^ laisser inshiuire , et qui «^ |>a8 encore cédë^ à'beauo<n^> prds'^ âuscaf^isine universel. £» feailietaq( lesi f)apiers ân^ÎB^ <m ileneuK frappé d'^tonmmenlf à là vue 46b inc<^ncevd>ks errei»» qui ooc^spenl-enoore 4es tHes d'ai4eiir8 ir^s^^râieà'ieftiièi^^estiiiiabies;
A répoqoe cks lunieiM débats (^ iieU' en f année 1 8ô5 , w jfiiarieaient ^Angtou iMTe , smr ce qu'^m «pp^it f éteomsijta^i^ ^ey ^aihoilifuêê ^ un meôdire « 4e la j tdWHibi^ hainle sfexprimoît aituâ, dans nne^aiièe i^ mois de mai :
.^ PiMîrfWWî fff^ n'fm^p^^ 4wF;e,4ç Wpiwlre
. » ^momfSffomiitSêm Vûcdiejdi^M^potéQa ; etque
» si <itdèwfà^ kû deiliandott; mcnèalle^peinr
Il animer les préires iHàKtdàS^^à sôàlëVer léUr
» froiipi^au contre le gou verhjérix^jiity ^ ne la
\p fefj|«çp)it.ppi»t ap dpspijtç*<4..?» . V
(i> J îkif^gf nafyjam certain thsA the Popejj fhe
mistàbU puppet 6f the usurper ojf the throne of the
Memiéanà làmt he êàre^ naft-mOm^ bmi iy^ Nappiepn't
, taminmnd; and êhoedd ha oflder àùçt io dnflmmue i^ê
. Jrish MesU ta ^JHê^th^r fieçfis^ ta ribelUén^j,'ha m^dd
£iitiiilfeRère'4|iii ndUs* ttanssut cette- cor/i*' 4u|fe curieiisQ étuit à peine aèehe « que le Papei, îfiM^iiÉ^Uf^Citqiit^l'^siMwditfit de la terreur de ^' ppélev jaiqi: f^uffc géd^aks. de Buonap^urte aDèmim tes.:Aiig^bii«v répond qu^éHmt k P^ ^v^mun d^ ifÊt^j^U^'^furéUens ^ il ne peut WQir\ {fatmwmipiffnm eu^. (t) ^ lei plutôt que )i« plîetiifir^t diemaodi^ à une fédération 4'a-- Jboi*d>tl%^t^ ;Qt'i«ff ilJJLe ^adireole coi^jtre l'Atl^ ^t^^d^MÂl ^ l^iâi^. «mka^r , civiâser, enai^ pdOTilhfrriil tv;mttiffinr eiUin ce lotlg tuartyre (^ui.ifir js^odii ttiAcumiitiaadable à l'univeMi entier.
-j-ip yi/T;^3i •- ;- -
nof Têhise fa ohey the despote ( ParILamentaiy debates*
' Ce tbA côl^ijtie «t Insfilûht a'Uëu iimnifA'<taas clabiliicheJèililipaîri'ckr e*e«i ittM''ragteigéiiÉMitirY tt
tioQs oii il D'y en % point*
Tool nom n*est J>M traosmif Je Lu^rêeê en Lyeràce.
(i) Voyçft la noie du cardinal «eevétaire d*Aity
• ^Alée du palais QuirinAl , le ^9 avcii lâoB, en rép<M»e
4 «Bile 4e M. le Febvrç , ct^ai|^ df a aflEttrea 4t Aanee.
. , Maintenant si j'avais TJiOÀmeqr d!enteetenir ce noble sénateur de la Grande-Bretagne, qui pense et qui est^ même certqia que le Pape n'est qu'une inisérable manonnetie aux ordres des brigands qui veulent l'employer , je Ijui der manderois avec la franctiise et les ég^ds qu'on doit à un honune de sa sorte , je lui demanderois, dis -je, non pas ce qu'il pense du Pape, mais ce qu'il penae de lui-m^e QP ae rappelant ce discours.
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OBJETS ^UE S£ mOPOSÈlUENT LES ANCIEHS PAPES BANS LStJRS CONTESTAHOIÏS AVEC LES SOU- VERAINS.
Oiron examine» sur la rèjgle incontestable que nous avons établie , la conduite des Papes pendant la longue lutte qu'ils ont soutenue contre la puissance temporelle , on trouvera qu'ils se sont jMToposë trois buts , invariablement smvis avec toutes les forces dont ils ont pu disposer en leur double qualité : i •<> inébranlable maintien des lois du mariage contre toutes les atta* ques du libertinage tout-puissant ; 2.^ conservation des droits de l'J^lise et des mœurs sacerdotales^ 3«^ liberté de l'Italie*