‹ Du pape (volume 5)Chapitre 3 sur 41 · EXERCICE DE LA SUPRÉMATIE PONTIFICALE SUR LES SOUVERAINS TEMPORELS · texte numérisé non relu

EXERCICE DE LA SUPRÉMATIE PONTIFICALE SUR LES SOUVERAINS TEMPORELS

Ju A barbarie et des guerres interminables ayant effacé tous les principes , réduit la souveraineté d'Europe à un certain état de fluctuation qu'on n'a jamais vu , et créé des déserts de toutes parts, il étoit avantageux qu'une puissance supérieure eût une certaine influence sur cette souveraineté; or, comme les Papes étoient supérieurs par la sagesse et par la science , et qu'ils commandoient d'ailleurs à toute la science qui existoit dans ce temps-là, la force des choses les investit , d'elle-même et sans contradiction , de cette supériorité dont on ne pouvoit se passer alors. Le principe très-vrai que la souveraineté vient de Dieu renlorçoit d'ailleurs ces idées antiques , et il se forma enfin une opinion à peu près universelle, qui attribuoit aux Papes une certaine compétence sur les questions de souveraineté. Cette idée étoit très-sage , et valoit mieux que tous jios sophismes. Les Papes ne se mêloient

( 25 ) nullement de gêner les princes sages dans l'exercice de leurs fonctions, encore moins de troubler l'ordre des successions souveraines 5 tant que les choses alloient suivant les règles ordinaires et connues; c'est lorsqu'il y avoit grand abus, grand crime, ou grand doute, que le Souverain Pontife interposoit son autorité. Or, comment nous tirons-nous d'affaire en cas semblables , nous qui regardons nos pères en pitié ? Par la révolte, les guerres civiles et tous les maux qui en résullent. En vérité , il n'y a pas de quoi se vanter. Si le Pape avoit décidé le procès entre Henri IV et les ligueurs , il auroit adjugé le royaume de France à ce grand prince , à la charge par lui daller à la messe; il auroit jugé comme la Providence a jugé , mais les préliminaires eussent été un peu différens.

Et si la France d'aujourd'hui , pliant sous une autorité divine , avoit reçu son excellent roi des mains du Souverain Pontife ; croit-on qu'elle ne fût pas dans ce moment un peu plus contente d'elle-même et des autres ?

Le bon sens des siècles que nous appelons barbares, en savoit beaucoup plus que notre orgueil ne le croit communément. Il n'est point étonnant que des peuples nouveaux , obéissant pour ainsi dire au seul instinct ,

( :^0 aient adopté des idées aussi simples et aussi plausiMes ; et il est bien important d'observer comment ces mêmes idées qui entraînèrent jadis des peuples barbares , ont pu réunir dans ces derniers siècles l'assentiment de trois hommes tels que Bellarmin , Hobbes et Leibnitz (i).

M Et peu importe ici que le Pape ait eu, « cette primauté de droit diçin ou de droit » humain » pourv^u qu'il soit constant que , » pendant plusieurs siècles , il a exercé dans » l'Occident, avec le consentement et l'apy> plaudissement universel , une puissance as- » sûrement très-étendue. Il y a même plu- » sieurs hommes célèbres parmi les protes- » tans 5 qui ont cru qu'on pouvoit laisser ce » droit au Pape, et qu'il étoit utile à l'Eglise y si l'on retranchoit quelques abus (2). »

La théorie seule seroit donc inébranlable. Mais que peut-on répondre aux faits qui sont

(i) « Ijcs argumens de Bellarmin qui ^ de la supposii> tion que les Papes ont la juridiction sur le spirituel , » infère qu'ils ont une juridiction au moins indirecte sur » le temporel^ n'ont pas paru méprisables à Hobbes même. Eiïeetivement , il est certain , etc. » ( Leibnitz , Op. tom. IV, part. III, p. 401 , in-4«° — Pensées de Leibnitz, in-J-j." tom. II , p. 4o6. )

(2) Leibnitz , ibid. pag. 4oi.

(27 ) tout dans les questions de politique et de gouvernement ?

Personne ne doutoit, et les souverains même ne doutoieiitpas de cette puissaaoe des Papes ; et Leibnitz observe avec beaucoup de vérité et de finesse à son ordinaire , que l'empereur Frédéric, disant au pape Alexandre Ilï , non pas à vous ^ mais d Pierre^ confessoit la puissance des Pontifes sur les rois, et n'en contestoit que l'abus (i).

Cette observation peut être généralisée. Les princes, frappés par l'anathème des Papes, n'en contestoient que la justice , de manière qu'ils étoient c<5>hstamment prêts à s'en servir contre leurs ennemis , ce qu'ils ne pouv^oient faire sans confesser manifestement la légitimité du pouvoir.

Voltaire , après avoir raconté à sa manière l'excommunication de Robert de France, remarque que r empereur Othon III assista luimême au concile où l'excommunication fut prononcée (2). L'empereur confessoit donc l'autorité du Pape ; et c'est une chose bien singulière que les critiques modernes ne veuillent pas s'apercevoir de la contradiction ma-

(0 Leibnitz , Op. toin. IV, part. III , pag. 4oi. (2) Voltaire . Essai , etc. tom. li , cliap. XXXIX.

nifeste où ils tombent en observant tous d'une commune voix, que ce quil y ai^oit de plus déplorable dans ces grands jugefnens , c^éloit V ai>euglement des princes qui n'en conlestoicnt pas la légitimité , et qui souvent les invoquoient eux-mêmes.

Mais si les princes étoient d'accord, tout le monde étoit donc d'accord , et il ne s'agira plus que des abus qui se trouvent partout.

Philippe-Auguste , à qui le Pape venoit de transférer le royaume d'Angleterre en héritage perpétuel , ne publia point alors ^<^ qu'il

» nappartenoitpas au Pape de donner des cou- » ronnes,.,. Lui-même avoit été excommunié » quelques années auparavant...,, parce qu'il » avoit voulu changer de femme. Il avoit » déclaré alors les censures de Rome insolentes

» et abusives Il pensa tout différemment,

» lorsqu'il se vit l'exécuteur d'une bulle qui » lui donnoit l'Angleterre (i). »

C'est-à-dire que l'autorité des Papes sur les rois n'étoit contestée que par celui qu'elle frappoit. Il n'y eut donc jamais d'autorité plus légitime, comme jamais il n'y en eut de moins contestée.

(i) Voltaire , Essai sur les mœurs, totu. Il , chap. I.

(=9) La diète de Forcheim ayant déposé, en 1 07 7, l'empereur Henri IV , et nommé à sa place Rodolphe , duc de Souabe , le Pape assembla un concile à Rome pour juger les prétentions des deux rivaux ; ceux-ci jurèrent par la bouche de leurs ambassadeurs de s'en tenir à la décision des légats (i) , et l'élection de Rodolphe fut confirmée. C'est alors que parut sur le diadème de Rodolphe le vers célèbre :

La Pierre a choisi Pierre^ et Pierre t'a choisi (2).

Henri V, après son couronnement comme roi d'Italie , fait en 1 1 1 o un traité avec le Pape , par lequel l'empereur abandonne ses prétentions sur les investitures , à condition que le Pape , de son côté , lui céderoit les duchés , les comtés , les marquisats , les terres , ainsi que les droits de justice , de monnoie , et autres , dont les chèques d Allemagne éioient en possession.

En 1209, Othon de Saxe s'étant jeté sur les terres du Saint Siège , contre les lois les plus sacrées de la justice , et même contre ses

(1) Maimbcurg , adannum,, "^^ll'

(2) Petra ( c'est Jésus-Christ) dédit Petro , Petru^s diadema Rodulpho.

(3o ) en^'^a^^cmens les plus solennels , il est excommunié. Le roi de France et toute l'Allemagne prennent parti contre lui : il est déposé en i 21 r par les électeurs qui nomment à sa place Frédéric II.

Et ce même Frédéric II , ayant été déposé en 1228, S. Louis fait représenter au Pape , que si r empereur iwoit réellement Jiiérité d'être déposé , il 11 aurait dû i' être que dans un concile général , c'est-à-dire au fond , par le Pape mieux informé ( i ).

En 124.5 , Frédéric lî est excommunié et déposé , au concile général de Lyon.

En i335, l'empereur Louis de Bavière , excommunié par le Pape , envoie des ambassadeurs à Rome , pour solliciter son absolution. Ils y retournèrent pour le même objet en i338, accompagnés par ceux du roi de France.

(0 Où voit déjà, dans la représentation de ce grand prince, le germe de l'esprit d'opposillou cpi s'est développé eu France pluîôt qu'ailleurs. Philij>pe-le- Bel appela de même du décret de Boniface V III au concile universel 5 mais dans ces appels mêmes , ces priuces confessoient (jue l'Eglise universelle , comme dît Lelbnitz, (ubl sup. ) a<^oit reçu quelque autorité sur leurs personnes , autorité dont on abusoit alors à leur égard.

En i346, le Pape excommunie de nouveau Louis de Bavière , et de concert avec le roi de France, il fait nommer Charles de Moravie, etc. (i)

Voltaire a fait un long chapitre pour établir que les Papes ont donné tous les royaumes d'Europe avec le consentement des rois et des peuples. Il cite un roi de Danemarck disant au Pape, en 1329: Le royaume de Danemarck , comme vous le savez , très-saint Père , ne dépend que de V Eglise romaine à laquelle il paye tribut, et non de V empire (2).

Voltaire continue ces mêmes détails dans le chapitre suivant , puis il écrit à la marge avec une profondeur étourdissante : Grande preuve que les Papes donnoient les royaumes»

Pour cette fois , je suis parfaitement de son avis. Les Papes donnoient tous les royaumes , donc , ils donnoient tous les royaumes. C'est un des plus beaux raisonnemens de Voltaire (3).

(i) Tous ces faits sont universellement connus. On peut les vérifier sous les années qui leur appartiennent dans l'ouvrage de Maimbourg , qui est bien fait , Histoire de la décadence de l'empire , etc. ; dans les Aftnales d'Italie , de Muratori ; et généralement , dans tous les livres historiques relatifs à cette époque.

(2) "Volt. Essai sur les mœurs, etc.tom.IlI,ch.LXIlI.

(3) Volt. ibid. ch. LXIV.

Lui-mèmo encore a cilé ailleurs le puissant Charles-Quint tiemand 'nt au Pape une dispense pour joindre le titre de roi de Naples à celui d'empereur (i).

L'origine divine de la souveraineté , et la légitimité individuelle conférée et déclarée par le vicaire de Jésus-Christ , étoient des idées si enracinées dans tous les esprits , que Livon , roi de la petite Arménie, envoya faire hommage à l'empereur et au Pape en 1 242 ; et il fut couronné à Mayence par l'archevêque de cette ville (2).

Au commencement de ce même siècle , Joannice , roi des Bulgares , se soumet à l'Eglise romaine , envoie des ambassadeurs à Innocent ÎII, pour lui prêter obéissance filiale et lui demander la couronne royale , comme ses prédécesseurs Vaçoient autrefois reçue du Saint Siège (3).

En 1275 , Démétrius, chassé du trône de Russie , en appela au Pape , comme au juge de tous les chrétiens (4).

(i) Volt. Essai sur les mœurs, etc. t. III, ch. CXXIIÏ. (a) Maimbourg, Histoire de la décad. , etc. A. 1242. (3). Id. Hist. du Schisine des Grecs, tom. Il, liv. IV, A. 1201.

(4) Voltaire , Ann. de l'Emp. tom. I , p. 178.

Et pour terminer par quelque chose de plus frappant peut-être, rappelons que dans le XVI.e siècle encore, Henri Vil , roi d'Angleterre , prince passablement instruit de ses droits , demandoit cependant la confirmation de son titre au Pape Innocent VII , qui la lui accordoit par une bulle que Bacon a citée (i),

11 n'y a rien de si piquant que de voir les Papes justifiés par leurs accusateurs qui ne s'en doutent pas. Ecoutons encore Voltaire : «Tout » prince, dit-il, qui vouloit usurper ou recou- » vrer un domaine , s'adressoit au Pape , » comme à son maître.... Aucun nouveau )> prince n'osoit se dire souverain , et ne pout) voit être reconnu des autres princes sans la î> permission du Pape; et le fondement de toute » l'histoire du moyen âge , est toujours que « les Papes se croient seigneurs suzerains de » tous les états, sans en excepter aucun (2). »

Je n'en veux pas davantage ; la légitimité du pouvoir est démontrée. L'auteur des ZeZ/re^ sur l'histoire , plus animé peut-être contre les Papes que Voltaire même, dont toute la haine étoit pour ainsi dire superficielle , s'est vu

(i) Bacon , Hist. de Henri VII , p. 29 de la trad. franc. (2) Voltaire, tssai sur les mœurs, tom. III , ch. LXIV. TO.M. II. 3

(34 ) conduit an inôme résultat, c'est-à-dire à justifier complètement les Papes , en croyant les accuser.

«Malheureusement, dit-il, presque tous » les souverains^ par un aveuglement inconce- )> vable , tra vailloient eux-mêmes à accréditer )i dans l'opinion publique une arme qui n'avoit » et qui ne pouvoit avoir de force que par cette » opinion. Quand elle attaquoit un de leurs » rivaux et de leurs ennemis , non-seulement « ils l'approuvoient , mais ils provoquoient » quelquefois l'excommunication ; et en se » chargeant eux-mêmes d'exécuter la sentence » qui dépouilloit un souverain de ses états , » ils soumettoient les leurs à cette juridiction » usurpée (i). »

Il cite ailleurs un grand exemple de ce droit public , et en l'attaquant , il achève de le justifier. « Il sembloit réservé , dit-il , à ce fu- >. neste traité ( la ligue de Cambrai ) de r> renfermer tous les vices. Le droit d'excom- « munication , en matière temporelle, y fut » reconnu par deux souverains ; et il fut sti- » pulé que Jules fulmineroit un interdit sur

(i) Lettres sur l'histoire , tom. lï , lett. XLI , p. 4i3 ,

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(35) » Venise , si dans quarante jours elle ne ren- » doit pas ses usurpations (i). »

«< Voilà, diroit Montesquieu , l'ÉPONGE qu'il » faut passer sur toutes les objections faites » contre les anciennes excommunications. » Combien le préjugé est aveugle, même chez les hommes les plus clairvoyans ! C'est la première fois peut-être qu'on argumente de l'universalité d'un usage contre sa légitimité. Et qu'y a-t-il donc de sûr parmi les hommes, si la coutume, non contredite surtout, n'est pas la mère de la légitimité ? Le plus grand de tous les sophismes , c'est celui de transporter un système moderne dans les temps passés , et de juger sur cette règle les choses et les hommes de ces époques plus ou moins reculées. Avec ce principe, on bouleverseroit l'univers; car il n'y a pas d'institution établie qu'on ne pût renverser par le même moyen , en la jugeant sur une théorie abstraite. Dès que les peuples et les rois étoient d'accord sur l'autorité des Papes , tous les raisonnemens modernes tombent , d'autant plus que la théorie la plus certaine vient à l'appui des usages anciens.

(i) Lettres sur l'histoire , toin. III , lettre LXII , pag. 233.

En portant un œil philosophique sur le pouvoir jadis exercé par les Papes , on peut se demander pourquoi il s'est déployé si tard dans le monde? Ilya deux réponses à cette question.

En premier lieu , le pouvoir pontifical , à raison de son caractère et de son importance , étoit sujet plus qu'un autre à la loi universelle du développement ; or , si l'on réfléchit qu'il devoit durer autant que la religion même , on ne trouvera pas que sa maturité ait été retardée. La plante est une image naturelle des pouvoirs légitimes. Considérez l'arbre; la durée de sa croissance est toujours proportionnelle à sa force et à sa durée totale. Tout pouvoir constitué immédiatement dans toute la plénitude de ses forces et de ses attributs , est, par cela même , faux , éphémère et ridicule. Autant vaudroit imaginer un homme adulte-né.

En second lieu , il falloit que l'explosion de la puissance pontificale , s'il est permis de s'exprimer ainsi , coïncidât avec la jeunesse des souverainetés européennes qu'elle devoit christianiser.

Je me résume. Nulle souveraineté n'est illimitée dans toute la force du terme , et même nulle souveraineté ne peut l'être : toujours et partout elle a été restreinte de quel-

(37 ) que manière (i). La plus naturelle et la moins dangereuse , chez des nations surtout neuves et féroces , c'étoit sans doute une intervention quelconque de la puissance spirituelle. L'hypothèse de toutes les souverainetés chrétiennes réunies par la fraternité religieuse en une sorte de république universelle , sous la suprématie mesurée du pouv@ir spirituel suprême ; cette hypothèse , dis-je , n'avoit rien de choquant, et pouvoit même se présenter à la raison , comme supérieure à l'institution des Amphictyons. Je ne vois pas que les temps

(i) Ce qui doit s'eatendre suivant l'explication que j^'ai donnée plus haut ( liv. II , chap. III , pag. 2.21); c'est-à-dire qu''il n'y a point de souveraineté qui , pour le bonheur des hommes , et pour le sien surtout , ne soit bornée de quelque manière j mais que , dans l'intérieur de ces bornes , placées comme il plaît à Dieu , elle est toujours et partout absolue , et tenue pour infaillible. Et quand je parle de l'exercice légitime de la souveraineté , je n'entends point ou je ne dis point l'exercice juste , ce qui produiroit une amphibologie dangereuse , à moins que , par ce dernier mot , on ne veuille dire que tout ce qu'elle opère dans son cercle est juste ou tenu pour tel : ce qui est la vérité. C'est ainsi qu'un tribunal suprême , tant qu'il ne sort pas de ses attributions, est toujours juste; car c'est la même chose dans la pratique d'être infaillible , ou de se tronafper sans appel.

( 38) inodenies aient imaginé rien de meilleur, ni même d'aussi bon. Qui sait ce qui seroit arrivé si la théocratie, la politique et la science avoient jju se meltre tranquillement en équilibre , comme il arrive toujours lorsque les élémens sont abandonnés à eux-mêmes , et qu'on laisse faire le temps ? Les plus affreuses calamités , les guerres de religion , la révolution française, etc. n'eussent pas été possibles dans cet ordre de choses; et telle encore que la puissance pontificale a pu se déployer , et malgré l'épouvantable alliage des erreurs, des vices et des passions qui ont désolé l'humanité à des époques déplorables , elle n'en a pas moins rendu les services les plus signalés à l'humanité.

Les écrivains sans nombre , qui n'ont pas aperçu ces vérités dans l'histoire , savoient écrire sans doute, ils ne l'ont que trop prouvé; mais certainement aussi , jamais ils n'ont su lire.

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