‹ Du Partage des Biens Communs: Entre habitants et de leurs modes de jouissanceChapitre 12 sur 22 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

partage serait facultatif, car le meilleur juge de l'opportunité d’une pareille mesure, serait encore la commune elle-même; l'autorité supérieure, du reste, serait toujours là pour empêcher les excès et pour prévenir les dilapidations.

On excepterait des partages les biens qui, par leur nature, ne sont pas susceptibles de morcellement ; les bois, que l'Etat par exemple, pourrait racheter, et les pâturages, pour lesquels on pourrait former des associations syndicales.

C’est là en efïet, que doit se développer le progrès. La commune n’est, en quelque sorte, que l'État sous sa forme première ; l’association n'est ici qu'une manifestation de l'Etat. Au contraire, l’association syndicale c’est l'initiative individuelle se développant, c’est l’individu se suffisant à lui-même sans le secours de l'Etat ; et dans une législation qui supprimerait la propriété communale, forme bâtarde de la propriété de l'Etat, qui, sur les fonds publics, procure assistance aux individus, on pourrait parfaitement assurer le développement de la propriété syndicale, qui n’est qu’une manifestation de la propriété individuelle.

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