VI
n’y à plus de limites à l’inconséquence, dès que l’on S’écarte de la rigueur des principes. — On objecte que le père peut être dans un état d’infirmité grave, qui le met dans l’incapacité d’administrer. — Cela est très possible, et l’on aurait raison de faire une loi pour suppléer à cette incapacité. Mais cette loi n'existe pas. — D'ailleurs, la solution très générale que nous avons admise relativement à la puissance paternelle de la mère (38), suffira le plus souvent pour que les intérêts de l'enfant ne soient pas sacrifiés. La mère prendra en mains l’administration des biens, comme toutes les fois que le père est dans l'impossibilité d'administrer: nous en avons déjà vu des exemples en matière d'absence et de folie (39).
Mais, si le père ne peut pas être légalement dispensé de l’administration, ne doit-on pas admettre qu’il puisse être deslitu? comme le tuteur, conformément à l’article 444 du Code civil (40)? C’est une des plus graves questions de la matière.