‹ Du perfectionnement moral, ou de l'éducation de soi-même (volume 2)Chapitre 10 sur 21 · Les gouverneurs seront salaiiés de la même manière · texte numérisé non relu

Les gouverneurs seront salaiiés de la même manière

Notre conversation roula principalement sur le premier article. On disait que tout ce que désirait le ministère c'était qu'on lui donnât une ouverture , un point de départ , qui pût servir de com- Bienoement à des mesures conciliatoires, et qu'une pétition contenant l'engagement dont il était parlé ra cet article arriverait parfaitement à ce but ; <iu'il se faisait des préparatifii pour envoyer de nouvelles troupes en Amérique et de nouvelle» forces navales; qu'une telle pétition pourrait empêcher leur départ , surtout si l'on y demandait la

nominatioD d'un commÎMaire. On me pressa donc d'engager les agens des colonies à se joindre à moi pour présenter une telle pétition- Bla r^ ponse fut que l'affaire du thé ne concernait que les agens de la province de Massachusetts, qni étaient M. Bollan pour le conseil , moi pour l'assemblée^ et M. Lee nommé pour me remplacer quand je quitterais TAnglelerre ; que ce dernier par conséquent pouvait k peine, en ce moment , être regardé comme un des agens, et que le premier était un homme prudent et droonspeet qu'il ne serait pas facile de déterminer à une démarche d'une telle importance sans qu'il eât des instructions et une autorisation; que s'il y avait à tenter une telle démarche , il fallait que je la prisse sur moi , et que , s'il y avait probabilité qu'il en résultât le bien qu'on en attendait , je n'hésiterais pas i la faire ; mais que je croyais que la nomination d'un commissaire autorisé à suspendre l'acte de blocus du port de Bostoo serait une mesure trop dilatoire ; que d'ailleurs , une simple suspension ne serait pas satisfaisante ; et que , si l'on contracUdt un pareil engagement , tous les actes relatifs à la province de Blassachnsetts devaient immédiatement être rapportés.

Us profitèrent de ce que j'avais paru disposé à *éaenter une pétition en cas de probabilité qn'elfe

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produisit quelque bien ; tppbadirent à cette résolatioii, et me pressèrent de l'exécuter *ur-K^ dianp. Je leur ai» que l'afTaire était grare, que , l'ils le trouTaieot bon , j'emporterais chez moi le projet de M. Barclay , que je réfléchirais aux propotiiÎQns qu'il contenait , et que le lendemain soir je leur en donnerais mon opinion. Cela fut ainsi coofenu, et nons nous séparâmes.

ftepant en considération la situation critique des afihires en Amérique , et le risque qu'on cou» nit chaque jour de voir la brèche devenir irréparable , j'adoptai l'idée proposée d'envoyer mi miwrissaire, ce qui pouvait être un moyen de Mspendre les opérations militaires, et d'amener 00 traité qui préviendrait tout déchirement et qui rétablirait par degrés l'harmonie entre les deux pays. Je me décidai aussi à faire ce qu^on avait dcnré rdativement à l'engagement à prendre pour le paiement du thé, et je rédigeai un projet de mémoire à lord Dartmouth à ce sujet , me proposant de le signer seul. Quant i l'envoi d'un commissaire , mesure qu'il s'agissait aussi de proposer, en expriaiant mon opinion snr son utilité , je pensai que mes collègues pourraient avec raison être roécontens si je faisais une démarche si importante les consulter, et , en conséquence , je préparai pétition en notre nom collectif, pour qu'ils la

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^japassent s'ils le jugeaient oonvènable : mais erai- JEnt qu'ils n'y trouTasseut quelque difficulté , je préparai une lettre à lord Dartmouth , contenant la même proposition avec mes motifis pour l'appuyer , et je résolus en ce cas de l'envoyer seul Je mis aussi par écrit quelques remarques sur le projet de M. Barclay, et des notes dont je devais faire usage dans la conférence que nous devions avoir le 1 7 au soir. Je ne trouve point ici à bord le projet du mémoire destiné à lord Dartmouth ; inais voici la copie des autres pièces dont je viens de parler.

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