‹ Du perfectionnement moral, ou de l'éducation de soi-même (volume 2)Chapitre 14 sur 21 · II · texte numérisé non relu

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sonne chez qui il se trouve (|uelquefois cenl domeslSque»; ils i^^ont pas de lit, et couchent vin^t ou treutc par terre ou sur des bancs , 'dans uur chambre écbauCTée par des poêles. C'^t do Doi» qu'on y brùl& Dès qu'il est réduit a\ charbons , on ferme le poêle ^our empêcher Tair chaud à^ s'échapper , et l'air^roid de pénétrer. Aîti^v toute la nuit ils respirent l^e même air. Il guérissait ces fièvres en enveloppant le malade dans des-Jinges tremi)és dans le vinaigre , et en lui fa]sanUf||^' rer la vapeur du vinaigre jeté sur des bri^MSjoiigies au feu. Le» Russes out le bccref de. tifer du lait une liqueur spiritueuse. Pour préparer «a distillation . il faut, quand il commençai s'aigrir , le tenir en agitation perpétuelle peodaut douze heures. Il finit par se changer en une liqueur vi nedie ; la crème , le lait <||^llé et i^ parlf^queiise s'amalgamant parfaiteonenteniemble. Dans cet état, cette boisson est excellente pour restaurer Ip^^fp^ amaigris. Les Tartares avaient fait cette découverte depuis long- temps. Dans leur vie errante , ils portent souvent sur leurs chevaux des* sacs de cuir remplis de lait, et le mouvement produit le mi'vac «ffet. On pourrait en faire l'essai chez nous , tn attachant à quelque partie d'un de nos mq^^lins nn baril rempli de lait.

8 juillet. M. Franke, secrétaire du roi dp Swrd»-,

IJyi. JOURNAL DE FRANKLIN. . 219

dine cfiez moi, ûvef: M. Helvétius, Tabljé de La Ko€hc, M. Cabanis, et ufi capitaine américain. Le roi de Suède ne va pas en Angleterre.

10 juillet. M. Grand est venu me proposer de (liner chez lui aujourd'hui avec la cour de Suède. &i porte est à'«ôté de la mienne. Ty at .eonsenti. Le cooHil est venu taudis qu'il était avec moi. Nous avons parlé des puissances barbarescjues : il y en a quatre, Marocf, Alger , Tunis, et Tripoli. Il m'a appris qne Salé y.prioeipal port^de l'empereur de Maroc , avait été autrefois fameux par ses corsaires ; que ce prince les avait décom'agés , et , en 1^68 , publia un édit pour se déclarer en paix avec toutes les nations , et défendre qy'on croisât davantage , et qu'il le nomma consul pour les états chrétiens qui n'en afaient pas dans ce pays : que le Danemark lui paie tous les ans vingt-cinq mille piastres fortes en arge^^que la Suède s'est obligée à lui envoyer tous les deux ans un ambassadeur avftc des présens ; que les autres puissances en achètent la paix de la même manière, excepté l'Espagne et les états d'Italie avec l'esquels la guerre est |MTpétuelle ; qu'il est cousul pour laSardaigne et lal^russe , avec lesqut^llcs il a procuré des traités de paix ; qu'il avait proposé une paix avec 4a Russie, mais que l'empereur, a.ant appris que celte puÎMancc allait avoir la guerre avec son frère , le

aao EXTRAITS? . ^*,

grand-s^gneur , u'a pastDiilii yoDosentir. M.*Aiidibert-Caille (le consul j pense qii*il est hgnteax. pour la chrétienté de payer trUuit à une tSUjianaille. Il propose deux moyens de forcer ces barbares à rester en paix avec toute l'Europe, et de mettre fin à leurs pirateries. Vpici'^ premier: lis ont besoin de beaucoup d'articles de r£a(||^, etH leur faut un débouché pour le superflu de leurs produits. Si donc toute TEtiropeYoulait 5'cutcudre pour relîiser tout commerce avec eux , à moins qu*iis ne renonçassent à leurs brigandages, et que cette convention fût strictement observée de notre part, elle produirait sur eux '«on effet Mais si une sodé puissance continuait à commercer avec e«x , tout serait détruit. L'autre moyen, qu*il avait communiqué à la cour de France ^ rentremiseifle M. de Rayneval , était que la ^^ce employât son influence sur la Porte , poulHi^ter leurs pirateries, et donner la paix à toute TEurope ; car toiif les liabitans des états barbaresques étant obligés jpr leur religion d'aller de temps en temps en caravanes à la Mecque , et à traversée lÊftpays de la domination du grand-seigneur qui leur donne dles escortes de troupes dans le désert, pour les empêcher d'être pillés et peut-être oassacrés par les Arabes, il pourrait leur refuser le passa|^ et sa protection , à moins qu'ils ne oonsêntiaseat à vivre

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