DU JOURNAL DE FRANKLIN
en paix a^ec les Européens Les Barbaresques ,
a-t-il ajouté, n'ayant pas en mer de bàtimens de commerce, ont un grand avantage sur les Européens , qui ne peuvent exercer contre eux de représailles. J'ai pensé depuis Icng-temps que si les puissances maritimes européennes nous dédaraient la guerre , ce que nous pourrions £aire de> mieux serait de renoncer à fkire le commerce sur nos propres vaisseaux , et de les convertir tous en croiseurs. JiCS autres nations nous fourniraient ce qui Dous manquerait, et emporteraient nos produits. H m'a promis une note sur le commerce de Barbarie , et comme il doit passer un mois ici , nous nous rcverrons.
J'ai dîné chez M. Grand, avec les Suédois:
M. ]^osenberg , secrétaire de l'ambassade , s'y trouvait ainsi que ***; j'ai eu avec eux une assez longue conversation sur le coAmcrce possible entre nos deux pays. Us ont vu à Rome le prétendant , Charles Stuart ; ils parlent de sa position comme des plus' pénibles : la France loi a retiré une pension qu'elle lui payait autrefois, et il se trouve quelquefois sans pain.
I X* juillet. J'ai vu M. Waltersdorff ; il a appris <|ue . l'arrangement relatif au port de Gotbenboiu'gn'aura probablement pas lien. La "Suède demande en échange une île dans les Indes Qcciden-
•aa EXTRAITS
taies. Je crois qu'il vaut mieux pour elle s'en pasKr.
i^^uiUet. MM. Mirabeau et Chamfort sont venus me lire leur traduction du paiapblet américain de M. Burke , contre les Cinciunatns. Us Tout considérablement augmenté , voulant en faire une satire couverte contre la noblesse en général, tlet ou\Tage est bien. Il s'y trouve aussi des remarques sur la dernière lettre du gén^I Wasbingtoa à ce sujet : ib disent qu'il a laissé échapper un beau moment, lorsqu'il a consenti 4. être de cette société que certaines personnes affectent d'appeler un ordre. Ils parlent dans les mèmÀ termes du marquis de Lafa^ette.
14 juillet. M. Hànunond est venu m'informer que M. Hartley est encore sans instructions relativement au traité de commerce ; il suppose que ce retard vient de Toccupation que donae le bill sur l'Inde. «Votre cour et celle-ci, lui dis-je, semblent s'attendre l'une Vautre pour le commerce de rAmérique avec leurs Iles respecU^es ; elles cfaignent toutes deux d'en faire trop pour nous, et cependant chacune voudrait faix^unpeu plusqui^i'autre. Tous auriez mieux fait <d'accepter sur-le-f||^nip nos propositions généreuses, et de remettre tous deux le commerA. svtt le pied de franchise '"^ il étail avanf la guerre. Vous Tassujétiréz à quelques réglemçHs étroitement conçus , et alors la fhmce