‹ Du perfectionnement moral, ou de l'éducation de soi-même (volume 2)Chapitre 18 sur 21 · APERÇU · texte numérisé non relu

APERÇU

DBS SERVICES Dt. F&ANXXIN ENVERS LES ETATS' vais d' AMÉRIQUE. (l)

£n Angleterre, il a combattu Facte du timbrp. Ses articles dans les journaux , et ses réponses à rinterrogatoire devant la chambre des ciiminunes , ont passé pour avoir beaucoup contribué à faire rapporter cet acte.

Jl s'est opposé à l'acte des droits , et s'il n'a pu en empêcher l'adoption , il a du moins obtenu de M. Townshend la suppression de plusieurs articles, notamment de celui qui concernait le sel.

Dans les différends qui s'élevèrent ensuite , il a publié divers écrits pour réfuter la prétention du parlement au droit de taxer les colonies.

(i) Il parait, d'après la correspondance de Franklin, quil n'eut pas beaucoup i se louer de la libéralité des États-Unis à son égard. Voici un état de ses aeirices qu'il enroyait le 99 décembre i|j!8 à son ami Cliaries Tbomson , secrétaire du coogréa , avec une lettre coYifideotielle où il se plaint de cet oubli.

a39 APËEÇU DES SEETICES

Il t'est opposé à tous les actes d*oppitfssion. Il a , pour en obtenir le rappi^t , conduit avec 1er ministres deux négociations secrètes , dont U conserve la relation par écrit (0. H a, pour y réussir , offert de garantir, à ses|>roptr6i ri$<|ues , fi les actes étaient rapportés , le paiement du thé détrait À Boston.

Il a été chargé, aveé MM. Bolland et Lee, de toutes les demlhdes au gouvernement à ce sujet. Il a fait imprimer , à ses fraif , pour une somme considérable , plusieurs pamphlets dirigés contre les mesures prise» par les ministres , ce qui lui a attiré leur haine , .des insqUes devant le conseil privé , 14 sa destitution de la place de maître des postes , dont le proriif it annuel est de troi* cents libres.

Il a aussi été obligé de cesser les fonctions d'agent que lui avaient confiées diverses colonies , et pour lesquelles il recevait par an (200 liv. sterl.

De l'ensyl vaille 5ob

De Massachusetts. . , . 400

ï>e New-Jersey loo

De Géorgie. ..... %oo

Des ordres ont été envoyés aux gouverneurs du roi de ne sigtier aucune ordonnance «ur la trésorerie pour le paiement de sou traitement; et quoi-

( 1/ iVeit |« morcau itpporté ci «{«'MUI pag<f toS ^ %oj.

DE WKATSKLl^. «39

que kf ookmief 4|liî Tairajeirt chargé de lettn mièrèU fie lui «umaA pas retiré leort pouToin , e«peodaot , jugeant que les divpoftîtkins défaTora- IiIm de la cutir à ion égard le rendaient ounut propre que tout autr^ à conduire leunafiairef pour kur plu» grand avantage, il a cru de fon devoir Ah S^tMitïnutr ur* fonctîonii , et de les rcMgner «ntre l«f mains de perMinmi* moins exposées aux |yréir«ntioa«« ce qui a enté à tes commettans la ttéec*«îté de le rappe^T,

I)e retour en Amérique, il a serri la févolntion ; il a été nonjmé président do comité de «ûreté ; et a donné ridée df^i cltevaux de frite , pour protéger Philadelphie , ou le congrès tenait alors «es séances.

Efi 1 77^ , il a été envoyé par le congriit au quar* tier général ^kx^-t. MM, Harrison et Lymrh, pour régler qiieU|U(^ Afùûrtm avec li^ gou%ememens du bord, et avec le géniiral Wad>ingtou«

I3ao« le prfTiti;mp% de 177O , il a re<;;u une mis- «ion pour le T^anada avec MM. Chase et Carrol , et a traversé les lac«« tandis que le» glaci,-» gênaient ^liicore la navigatixm. Dan.» le Canada, il s*«»t eioplové, d« coua^ 9veit «es colli^^ocs, pour nsAn^wt pliHiz-urs gricf< d^t halHtans, ce qui a rendu la (^/pulatioo plus (d^ornUe k notre caofc. H y a 4iancé au latéral Arnold et â d'autres agens du ^''iigrr« qui «e trouvaient alors dans le plus grand

34o APERÇU DES SERVICES

besoio, trois cent cinquante-trou livres en or, de m poche, pour le compte du con;;rc8 ; ce qui leur a été de grande utilité dans la conjoncture, pour procurer à notre armée des provisions.

Ayant soixante-dix ans pas&és quand il fut chai^^é de cette mission, sa saoté a sotiftert des fatigues de ce Toyage, couchant dans les bois , etc. , malgré toute la rigueur de la saison. La même année, dés qtt*il a été rétabli , il a reçu ordre du congrès de se rendre en France. Avant son départ, il lui a remis tout l'argent qu'il a pu se procurer , ce qui montaîc entre trois et quatre mille livres ; et cette démonstration de confiance a encouragé d'autre» citoyens i prêter des fonds pour le soutien de la cause conarane.

Il n'a pas fait de marché pour ses appointemens, mais une déljl)ératîon de l'assemblée loi a promis un salaire net de^nq cents livres par an, ses dépenses payé<*s, et l'assistance d'un secrétaire qai devait recevoir mille livres par an , tout compris.

Lonque l'assemblée de Pensylvanie Ta envoyé en Angleterre en X76ui, a%*ec le même traitement, on lui en a payé une année d'avanat pour ses frais de passage, et en considéralton du tort que son départ précipité et son absence devaient oceationer à ses affaires. Le congrès n*en a pas agi de même : il Ta mis à bord d'un misérable bâtiment incapable de ^'ogun* dans les mers du Nord, et qui

a coulé bas à son retour ; il y a été si mal nourri , €pi*k son arrivée eu France il avait à peine U force de se soutenir.

Les services qu'il a rendus «iix États-Unis en qualité de commissaire , et ensuite de ministre pléniftotentiaire , sont connus du congrès , et peu* vent se voir dans sa correspondance. Il est possible que ceux qu'il a rendus , en defiors de tes fonctions^ •oient moins connus , et c'est pour cela qa*ik vont être nientioDQés>ici,

Le secrétaire qu'on lui avait promis n'étant jaoiais arrivé, les fonctions de cette place ont été remplies , en partie d'abord , et^ quand les autres cosimisfaires l'eurent quitté , entièremeot par luiméne avec ^aide de son petit-fils , dont le salaiie s'est borné d'abord à l'entrâlieo , à la table et au logement, et n'a jamais ensuite excédé ti ois cents liv. par an y si ce n'est pendant le temps qull a servi de secrétaire aux eomniissaires chargés de négocier ia paix, n en est résulté pour le congrès, pendant plusieurs années, si touwfoîs il juge convenable d'en profiter , une économie annuelle de sept cents liv.

Il a entièrement rempli les fonctions de consul pendant plusieurs années jusqu'à l'arrivée de Al. Barday , et même ensuite , pendant le« longues absences que ce citoyen a été obligé de faire en Hollande 9 en Flandre et en Aup[lelerre, toutes les

i\i iPERÇU DE3 SERVICES

affaires de consulat qui se présentaient pendant son absence étant renvoyées à M. F. , '

Il a servi aussi , quoique sans mandat spécial à cet etTet , de juge d'amiraujté; car le congrès lui ayant envoyé up grand nombre de lettres de marque en blanc pour des corsaires > il les « déIi\Tées à des bàtimens équipés dans des ports de France, et dont quelques-uns étaient montés psgr 'd'anciens contrebandière qui connaissaient jusqu a la moindre criqiie de la côte d'Angleterre , et qui ^.^oisant autour de cette île, gênaient considérablement le commerce côtier des Anglai^ , , et ont fait hausser le taux, des assurances. Un seul de ces corsaires , ie Prince noir, a ffcis dans une croisièreii^'un an soixante-quinze bàtimens ! Tons les fiapiers qipi se trouvaient à bord de- chaque prise étaient « en vertu d'un ordre du conseil, envoyés à M. E^qui devait les examiner, prononcer sur la validité, de la capture , écrire à l'amirauté du |K>rl |^ le bâtiment capturé était de bonne prise , et si^'t on pouvait eu permettre la vente. Il peut produire' ces papiers qui sont très volumineux.

On l'a aussi employé comme négociant, tant pour faire des achats que pour surveiller des char gemens de grande valeur, sans que jamais il ait porté dans ses comptes aucune commission.

Mais la partie de son service qui a été la plii$ fa-

DE FRANliLIlN'. 2^3

tigante, et qui a exigé le plus d'assiduité , c'était de recevoir et d'accepter , après l'examen nécessaire , les lellres-de-change tirées par le congrès pour l'intérêt de ses emprunts , et qui montaient annuellemenlà déUx millions et demi de lii^res, une grande partie de ces traites étant pour de fort petites . sommes , et la moindre donnant autant d'embarras que la plus considérable. Un examen âorupuleux était d'autant plus indispensable , que très souvent on se prés^mtait pour toucher les lettreS-de-change tirées par ^seconde et troisième , après que \a. première avait' été acquittée. Ces traites arrivant , eii plu& ou moins grande quantité « par chaque bâtiment et par chaque poste , il fallait être toujours prêt à les. recevoir. M. F. ne pouvait donc faire aucun voyage pour prendre de l'exopcice , comme il y était habitué tous les ans, et cette vie sédentaire lui a occasioné une maladie qui durera vraisethblablement autant que lui.

En un mot , quoiqu'il ait toujours mené une vie très active , jamais il n'a eu , en huit ans , à aucune époque de sa vie, autant d'affaires que pendant le même espace de temps qu'il a passé en France. Il a cependant su y suffire jusqu'à ce qu'il ait vu la paix: heureusement établie , et qu'il se soit trouvé parvenu à sa é|uatre-viugtièmc année , âge auquel on a quelque droit , ou jamais, de désirer le repos.

a44 EXTRAIT DU TESTAMENT

. JEXTRAIT

DU TESTAMENT DE. BEHJAKIN FKAIfE-LIir.

A régai'd de mes livres, ceux que j'avais eu france , et ceux que j'avais laissés à Philadelphie étant maintenaut réunis en cette ville, et le catalogue en ayant été fait , mon intention est d'en disposer ainsi qu'il suit. Je douue à la Société philosophique de Philadelphie, tlont j'ai l'honneur d'être président, mon Histoire de l'Acttdémie tks Sciences , en soixante ou soixante-dix yolumes m-4° ; à la Société philosophique américaine* établie daos la Nouvel le- Angleterre , et dont je suis membre, ma Collection in-folio des Arts et Métiers ; et à la Société de la bibliothèque de Philadelphie , mon édition /r-4*^ du même ouvrage. Je donne à mon petit-fils Benjamin Franklin Boche , tous les

■ DE BENJAMIN EJB^NKLIN. . 245

livres que je mA^uerai de son nom sur ledit catalogue ; à mon |,etit-fils mitiam Baclui, et à mou cousm Jonathaii miliarns , ceux qui y sont marqués du leur. Je donne à ni«n petit-fils miUam- Toupie FrankUn tout Je sui-plus de mes livres , ainsi que tous m» manusçrils et mes papiers. Je donne à mon petit-fils Benjamin Fraâklin Bâche raon action dans la Société de la bibliothèque de Philadelphie , comptant bieii qiVil permettra à ses frères et soeurs de partager avec lui les avantagés qui y sont attochés.

Je suis né à' Boston , et je dois mes pre- • uiières instnictidns littéraires aux écoles gratuites de grammafa-e qui y sont établies. En conséquence/ jti donne à mes exécuteurs testamenlairas cent , livres sterlmg, qui seront pai* eux , ou par le survivant d'eux, payées aux supéiieûrs ou directeurs des éœles gratuites d0 ma ville natale de Boston . |H>ur être par eux , ou par quiconque aura le gouvemémest ou la direction desdites écoles , placées ^ intérêt perpétuel ; et afin que le produit en soit eniployé à acheter des médailles d'argent , desti nées à être distribuées par les directeurs, à titre lie récompense honorifique, parmi leurs écoliers , , tl« la manière ^ sera jugée convenable par les I notables de la ville. — Sur le fraitcment qui peut «« n-iier dû , comme président de l'état de Peu-

a46 • EXTRAlt "PU TESXAMENl'

•yWanie, 'fe doniie deux Mille livres sterling pour être employées à rendre navigable, la rivièce de

Schtiyikill

. . . .Pendant que j^ai été dansles affaires comcae papéfier , imprimeur et maître des postes, une grande quantité de petites sommes me sont restées dues pour impressions, ventes de li\Tes et de pa» pier, ports de lettres et autres objets; je n*en avais pas fait le recouvrement lorsqn*en.i757 je fiis envoyé par rassemblée del^ensylvanie, comme son agent, en Angleterre , où des ordres snbséquens me retinrent jusqu'en 1775; à mon retour, è'cetîe épo<|ue, je me trouvai sur-le^^hamp occupé par les affaii'es du congrès; puis, en 1776 , je fus envoyé en France , où je restai neuf aiis , n'en étant revenu qu'en 17 85; et lesdites ctéanoes, n'ayant pas été rédamées par moi pendant ce long espace de temps, sont devenues oûUrnme prescrites, tout en me restant, néanmoins, dues légitimement.

Elles sont portées dans mou grand-livre de comptes £. Je donne et lègue ces créances à l'hôpital de Peosylvanie', espéi'antque ceu* de mes débiteurs^ ou de lenis héritiers , qui pourraient mûntenaat faire quelques difficultés poui: acquitter, comme légalement exigibles, des dettes /«i anciennes, se détermineront à les payer, à titre de charité pour cet excellent établissement. Je sais que beaucoup

DE BENJAMIN FRANK UN. a47

de ces recouvreineiis sont impossibles, mais j'espère qu^cu parviendra encore à toucher une somme assez considérable. Il est possible aussi que quelques personnes , p0rtées comme mes débitrices , aient , de leur côté, d'anciennes répétitions à exercer contre moi ; dans ce cas , les administrateurs dudit hôpilal feront toutes les déductions convenables, et paieront même la différence , si elle se trouve contre moi.

•i ié prie mes amis MM. Henry Hill , John Jay , François Uopkinson et Edouard DufCeld de Benfield , province de Philadelphie , d'être les exécuteurs de mon présent testament , et je les nomme à cet effet.

Je désire être enterré avec le moins possible de ■.dépenses et de cérémonies.

Pliiladeiphie y fj juillet 1788,

248 CODiaLLE.

COPiaL*LE *

▲HNKXK AU TESTAMENT DOITT L EXTRAIT 1>RKC1S|>E.

Moi, Beujamiu Franklin, dénommé hu testament qui précède, Tayaut de nouveau «pris en considération, ai jiigc à propos de faire et de rédiger le présent codicille , pour y servir d'addition.

Un des points de mon opinion politique , sur . lequel je mé suis ÛJié' depuis long-temps, est que, {ifrtis un çtat démocratique , il ne doit poilit y avmi' de place salariée , par les motifs -que j'en ai donnés dans un article de mes iniçs sur ndtre'coiistilii-* tion ; aussi , mou intention ,. lorsque jfui accepté la place de président, a-t-elle été d'ei»' consaiaf^E^es appointcmeMS à quelque objet d'utilité publique. En conséquence, j'ai déjà , avant de faire mon tes-* tament du 17 juillet dei'^er, donaé de fortes sommes à des collèges , à des écoles , pour des cor-

CODÎCILLE. 249 •

structioDS d^lises, elc. j et, de plus, dans ledit testament , j'ai légué deux mille livres sterling à rétat , pour rendrç là Schuylkill navigable. Mais depuis, ayant appris ^iie etffle somme ser^t de beaucoup insufiîsmite pour ces travaux , qui , d'ailleurs , ne ]karaissent pas devoir être entrepris de long- temps , et ayant conçu un autre projet qne je crois de nature à pouvoir être plu» généralement utile , je révoque et annuité cette disposition , et je veux que le produit des bons qui se trouveponi entre mes mains , pour ce qui me restera dû de mon traitement, soit employé, jusqu'à concurrence de deux mille livres, de la manière que je -vais détermine!'.

On a pensé que celui qui reçoit un patrimoine de ses ancêtres se trouve soumis, eu quelque sorte , à l'obligation de le transmettre à ses descendaus. Cet engagement n'existe pas pour moi, qui n'ai jamais i^ecucilli un sou , ni de me» aïeux , ni d'aucun parent , à titre d'héritage. Je laig$erai cependant à mes héritiers une fortune considérable , à moins que quelque accident ne vienne à la diminuer avant mon décès. Je ne consigne* ici celte observation que comme une sorte d'apologie que j'adresse à ma famille , relativement aux legs que je vais faire, et qui ne paraissent pas avoir un rapport immédiat à son avantage.

'aSo - CODlOaiE.

Je suis né à Çpston , et je suis redevable de mes premières instructions littéraires aux écoles gratuites qui y sont écablies. J'ai dqjà pensé à ces écoles dans mon testament ; iijajs j'ai aussi des obtigalions à l'état de Massachusetts pourm'avoir nommé autrefois , sans solKcitation de ma part , son agent en Angleterre, avec un traitement honnête qui a duré quelques année%, et quoique , par suite de la transmission que je lut ai faite des lettres du •gouverneur Hulchiusun, je me sob trouvé accidenteUemem en perte à son service 7 pour une somme beaucoup plus forte que le salaire qui m'était donné |, je ne pense pas néanmoins ^e cette circoustance doive en rien diminuer ma gratitude.

J'ai remarqué que, parmiles artisans, les bonstp~ prentis deviennent ordinairement de bffus citoyens ; j'ai moi-même fait Tapprentissage d'un métier , de rimprimerie , dans ma ville natale , et ensuite, a l'aide de prêts qui m'ont été faits par deus bons amis , je me si\is établi à Philadelphie , ce qui a été le fondement de ma fortune et de tout ce qu& ma vie a pu avoir d'utilité. Je désire faire du bien, même après ma mort , s'il est possible , e^ contribuant à l'instructioi} et à l'avancement d'autres jeimes gens, qui puissent rendre service à leur pays dans ces deax villes; je consacre pour cet

CODiaLLE. ' a5i

o^et deux mille livres sterling , dont je donne une moitié aux habitans de Boston , état de Massachusetts , et l'autre mo'tié à ceux de Philadelphie , ptour l*usage et dans le but dont je vais parler. . Si les habitans de Boston accejUent ladite somme de mille livres , elle sera administrée par des dtoyeng de leur ehoix , réunis aux ministres des pins anciennes églises , épisoopale , co négation natre, et presbytérienne de la ville, k'squels la prêteront , à cirtq pour cent par ao , à d* jeunes artisans mariés , au-dessous de vingt-cimi ans , qui auront fait leur apprentissajge dans ladite ville,et qui auront rempli L urs devoirs, et satisfailT^ix obligations de leurs brevets d'apprentissage , de manière à obtenir un certificat de bonnes mœurs, signé au moins de deux citoyens respeclabies : il faudra de pins que ces deu& citoyens consentent à se porter caution pour le remboursement aux échéances et pour le paiement dos intérêts. Tous les billets seront souscrits en dollars d*Espa|fpie ', ou en monnaie d*or courante ; et les administrateurs tiendront un ou plusieurs livres sur lesquels seront enregistrés les noms de ceux qui demanderont et qui rece- Trtmt ua emprunt , les noms de leurs cautions , le montmt des sommes prêtées, les dates , et tous les autres renseignemens nécessaires pour la régularité <^ pour la sûreté des opératioa^. Ce fonds étant des-

tiiié'à aidci", dans leur établissement, de jeunes oiivri^s mariés, les prêts seront pnïportionn^ à leurs besoins diaprés févaluttion drs adoiinistratcM^ , et de manière à ne jan)aU excéder S(>ixanic livres par personne , ni être au-dcssuus de quinze livres. Si le nombre 'des pQffiiIans , réunissant les conditions requises , est trop oonsidcraMe pour permettre de donner i chacun la somme qu'il pourrait être flonvenaMe de lui actorder , on diminuera la pmportioa de manière ft ce que chacun puisse recevoir quelque assistance. Ces secours sopt d'ahovdpeu de chose; mais comme le capital s*accroîtra paf* faccumuJatton des intéi^ts , ils Aniront par devenir plu» cousidérables. Pour pouvoir servir tour-à-tour le plus «igiand nombre possible djc jeunes gens, et pour faciliter les remboursemens , chaque emprunteur s'obligera lie payer , avec les intérêts annuels, nn vingtième du principal, ce qui formera tous les ans un fonds pour de ooiiveaux prêts.

Ckimme il est à présumer qu'il se trouvera foujours à Boston des citoyens vertueux et bienfaisans, disposés à consacrer une partie de leur temps au bien-être de la génération qid s'élève , i»ifle chargeant de surveiller et d'administrer gratuitement cette institution , on peut espérer qu'aucune partie de cette sonube no restera long-tempa oisive , ou

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