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Nflii tcuicweat rUicarie dei pareiif se pro^ loo^ encore à l'époque où les eB£iini toot en içe de foiTre Técole , mais alors ils vous oppowmt êoaveot une résistance systématique et caU cuiée; ils vous refuseront d^aecepter le Inenlaît <i'ttB enseignement |;ratuit.
£11 toute autre efaose, la privation se fait sentir; eUe amène le besoin , le désir, la demande. U «a est précisément le contraire en £ait d'ins- (rudioii : plus on en manque, moins on en 'Wdiie. Voilà pourquoi les peuplades sauvages ^ieiDeiifest stationnaires. Au contraire , plus 00 a d'instruction , plus on a soif de s'instruire« Si le pauvre est ignorant , et c'est la condilioa du plus grand nombre , non seulement il n'aura guère Tidée de préparer son eniant é m savoir plus que lui ; mais il répugnera boureat à lui laisser acquérir cet avantage. Les éloquentes dissertations de certains l>eaux <^prits contre l'éducation populaire , inventent noiBs d'argumens que Tobstination d*un père gTMsier, jaloux d'aroir un fils qui lui ressem- Uf.
Cest au visiteur du pauvre qu'il appartient ^« dissiper un préjugé aussi aveugle , d'éclairer te père de famille sur ses intérêts et sur ses devoirs. Ce ne sera point l'affaire d'un jour : on P^iwade diifictlement ceux qui ne veulent pas ''^re oonvaincus. Le visiteur ne se lassera point; il sainra toutes les occasions pour mettre sous
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les yem du phre ignorant àet esMinpies qui lui f«Ment compremire combien il «crait utile k êcê enfanf de §«voirlire , écrire et compter. « Comment votre voifin a-t-il vu aon fil» recherché par les meilleur» ouvrier», obtenir de^ condition» au»»i avantageuse» pour son apprcotiMage? n>»tK5e pas a Taide du certificat honorable qui lui a été délivré en sorUnt de Técolc? Comment tel jeune homme que vous connai»»^ est-il arrivé si proropUment a être contre-nw|' tre? n'cstce pas parce que Tinstruction lui avait donné plus de capacité , parce qu'il a pu Upit des éUts , des comptes ? Si celui^i n^avait pa» «» de» notions de dessin linéaire et de calcul , aorait-il été employé d'une manière aussi fructueuse par Tarchitecte ou l'entrepreneur qui v' le sont attaché? Celui-là , dont la profession m: trouve en ce moment paralysée par une circon»' Unce générale , se serait^il créé si prompte»^»^ une autre ressource, s'il n'en avait pas eu en lui-même par le bienfait de son éducation? ' Un jour une bande entière de petiU scélérat» » été condamnée par la cour d'assbes j notire vtf'teur étoit du nombre des jurés ; a Voule»-vou* savoir, ditil au père aveuglé , vouleiMrous savoir l'histoire de ces jeune» criminel»? Ils avaient été élevés précisément comme vous voulez élever votre ftls } ils avaient croupi dans l'igi»^ rance^ venez avec moi dans le» prisons : w^ vingt jeunes gens condanmés vous en trouver^
'^-oeuf qui ne savent ni lire , ni écrire ^ Voilà le bel avenir que vous préparez à votre enfant . ia récompense que vous vous préparez à. vousmême ! n Enfin , notre visiteur ramène le père àt famille à quelques réflexions plus directes, n fsijt remarquer à son protégé que lui-même , avec un peu d'instruction , ne fût pas demeuré à fatelier dans un rôle aussi subalterne et aussi dépendant ; qu'il trouverait plus facilement aujourdliuî un autre genre d'ouvrage quand son travail ordinaire lui manque ; qu'il n'eût pas été si facilement trompé dans telle occasion , qu^il se fût garanti de telle mauvaise habitude , qu'il fût resté plus fidèle à ses devoirs, qu'il n'eût pas dépensé son argent au jeu, ou sa santé au cabaret , etc. « Évitez donc à votre enfant les mêmes dangers, procurez-lpi d'avance les ressources dont vous déplorez de vous voir privé. Vous désirez qu'il devienne votre appui dans vos vieux jours! mais , ne sentez>vous pas que , plus vous aurez fait pour lui , plus aussi il éprouvera le besoin de s'acquitter? Ne voyez'vous pas qu'en devenant capable de s'instruire , il se trouvera aussi appelé à mieux connaître ses devoirs envers vous? la considération qu'il obtiendra rejaillira sur toute sa famille. »
Ce n'est pas tout d'avoir persuadé les parens ,
1 C'est ce qui rësalte da rapport fait , l'année derrière , p^r le marquis Barbe de Marbois , au couseil générai des prisons.
quelqaefou ce sont les enfans qni se montrent rebeÛeff : celui-ci est indocile , sauvage , indomptable 'y cet autre est mou, indolent, dissipé. Quel parti en tirer ? comment les contraindre d'aller à Técole ? ils s'échapperont en chemin j les enchainera-t-on pour les conduire ? qui se ciiargera de les y mener ? Notre tuteur ne se déconcerte pas. Un jour il prend les enfans par la main , et ne dédaigne pas de les conduire luimême : il les introduit dans une salle propre ^ bien arrangée ^ ils y trouvent d'autres enfans joyeux , qui semblent se divertir en travaillant : les petits bons hommes auraient envie d'être du jeu , se trouvent honteux de ne pas savoir si bien faire. Notre tuteur leur laisse entrevoir qu'ils pourraient être aussi heureux , se fait prier, donne Tespérance, finit par leur procurer cette faveur. Les petits écoliers sont entraîné» par Texemple de leurs camarades ; ils prennent goût insensiblement au travail ; l'émulation s'empare d'eux. Ceci suppose , il est vrai , que j'ai trouvé pour eux une école formée sur un bon modèle , dirigée par un maître capable ^ mais c'est encore un des soins du tuteur que de cboisir la meilleure école , s'il y a un choix à faire. Il ne s'en tiendra pas là ; il recommandera le nouvel élève à son maiti'e , et promettra de venir quelquefois s^informer des progrès qu'il aura faits.
Noua avons trouvé dans une autre famille
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^amnt ée» idées ploi solides et plo» saines ; flBÎi les parens ont encore lears objections ; ^ < Les enfaos sont déjà en âge de rendre quel- •fies petits serrices , bientdt ils pourront enteer '^ apprentissage ; 0 faot penser an nécessaire , ^oepas a baser des secours qu^on reçoit A quoi beo les enroyer lii Pécole? ils n'auront pas l<; teaipf dy jarGÛter. En les y laissant plusieurs «mées y on prolongerait Tembarras. » — CepeU' «Imt , fi le tatenr troore aussi le moyen de leur finearer on enseignement dont la simplicité «umdlie tout , qui ne demande ii Tenfant €fae àcax oa trois ans pour saroir lire , ècnre -, àâfrtr , devenir capable de tracer même le des- HO linéaire , de connaître les poids et mesures , ^ apprenant d^ailleurs parfaitement son catécKinae , toutes les objections ne seront-elles pas l^ées ? décooTrira -- 1 - on en effet nn établisf cncDt qui remplisse ces conditions ? Il ne m^appartient pas de le dire^ mais je suppose que le '^iteur voulant le bien de ses protégés , examinera sans prérention , cberchera , observera , et / m'en remets k sa sagesse. Dans tous les csm •, ''e*t ici le moment de récompenser les parens «W leur» déférence» k nos conseils- S'ils se privent de leurs enfans , il est juste de les indemniser do sacrifiée , en compensant par nne petite aogoientation de secours , Tassistance qu'ils . ^ recevaient. Bientôt , au reste , ils reconnai- 'roBt qalls ^usaient an mauvais calcul.
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L*enfant est admis ; il suit les leçons. Nousreposerons-nous entièrement sur les pères et mères, pour qu'il en profite? Principe général: dans Inapplication des secours ( et on sait que par secours nous n^entendons pas seulement l'aumône ) , dans rapplication de secours destinés aux enfans , s'il faut non seulement éviter de rompre les liens de famille , mais s'attacher au contraire à les fortifier j si , par conséquent , on doit éviter, autant qu'il est possible, d'usurper les di*oitsdes pères et mères, et de les laisser étrangers au bien que Ton fait à leurs enfans , une expérience constante apprend cependant qu'il est nécessaire aussi de ne pas s'en remettre aveuglément aux parens : il faut craindre leur insouciance , hélas ! même leur égoïsme. Combien n'en voyons -nous pas qui interceptent au passage ce qu'on leur remet pour ces petites créatures? La chose est douloureuse a. révéler; mais eUe est malheureusement vraie. Tel est le funeste effet d'une excessive misère j quelquefois elle abrutit , elle rend insensible , ellefeime le cœur aux premières affections. Rien n'égale l'indifférence de certains pauvres d'habitude à l'égard de la direction morale de leurs enfans ; et si , comme il n'est que trop ordinaire , la pauvreté a été la suite des désordres , si ces dcsor- .dres ne sont point encore entièrement corrigés par la misère , le malheureux enfant neperdrat-il pas , en présence de tels exemples , dans une
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(efle société , les bons fruils des instructions que loi ayaient données ses maîtres ? Sseas usurper, donc , les droits des pères et mères , nous suppléerons à leur vigilance : nous irons souvent tifiterles petits élèves à Fécole ; quand ilsrevien- «iroDtsous le toit paternel, nous y arriverons austi j 0008 les interrogerons en présence dea pères et mères, sur ce qu^îls ont appris, sur la conduite qu'ils ont tenue ; nous leur donnerons quelques petits encouragpmens , quelques récompenses bien entendues : le choix des récompenses et des punitions appliquées à l'enfance est si important! Il «xigetanide discernement! Les règles en sont u mal connues ! Qu'attendre à cet égard de parens içnorans et grossiers? Ils puniront leurs enfans avec brutalité, ils les puniront par caprice et'par bumeor. Nous nous interposerons doucement pour détruire cette fâcheuse influence. Nous ferons entendre à ces petits êtres le langage de b raison , en le mettant k leur portée : le langage que nous leur tiendrons s'adressera indirectement aux parens eux-mêmes. Témoins de l'amélioration de leurs enfans , de Tintérét qu'ils ittspirent, ne seront-ils pas tentés de les imiter? lie commenceront-ib pas à renaître pour les scntimens delà nature? Et combien de fois n'avonsluxis pas vu des enfans vertueux , devenus tels par une bonne éducation , exercer sur ceux de qui ils reçurent le jour , cette influence salutaire ; et les bons exemples remontant ainvi le
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cours qirils auraient Au suivre , opérer une réforme qii'bn eût vainement attendue des prédications ]es plus éloquentes?
Pauvres enfans f quand vous rentrez au logi^ . aprës avoir goûté quelques heures d^un bonheur innocent au milieu de vos camarades , et daD<< l'activité de l'occupation j quand vous rentrez rapportant un témoignage de la satisfaction de vos maitrcs , si alors vous voyez arriver le protecteur de votre famille, avec quelle joie voii*» courez lui montrer la note qui atteste vos prr»grbs , ou bien un échantillon de votre travail ! Il vous sourit , et ce sourire vous récompense. Vous aimez h lui conter tout ce que vous faites, cl il vous écoute avec bienveillance. Un jour il sera encore et votre appui et votre guide ^ il s'interposera pour vous trouver , vous choisir un état} ses propres enfans continueront son ouvrage ^ il est pour vous comme une providence visible , et sa bienfaisante influence embrasser» le cour» entier de votre vie.
Que faire pour ce jeune homme , pour cette Bile qui ont déjk passé Tâge auquel on peut se présenter h Técolc , et dont l'éducation a été cnti^rcmcnt négligée? Il est trop tard : il fa"' ((u'ils travaillent j et Ton ne peut leur imposff la honte de le» mettre sur les banc** avec Ac petits enfans. Si cependant ils savaient écrire, lir'' et chiffrer , que de rcsHOurce» nouvelles ne pourrait-on pas leur procurer pour aider leurs vicox
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pârens et s'aider eux-mêmes ! Voici une ressource inattendue. Notre tuteur découvre une école d'àdaltes, qui se tient pendant les soirées d^hiver ; il découvre une école où , le dimanche , des personnes de tout âge emploient à réparer le temps perdu, les heures de loisir qui restent libres après les exercices religieux ; il introduit ses protégés dans ces réunions. La , on se délasse du travail des mains qui a rempli la journée et la semaine, par une occupation d'un genre nouveau , et qui a tout Tattrait de la nouveauté. On met à profit des momens qui eussent été peut - être dissipés dans l'oisiveté , dont peut-être on eût fait un mauvais emploi ; lés bonnes mœurs se conservent , pendant qu'on acquiert de bonnes provisions j les manières , même , y gagnent j on fait connaissance avec des camarades estimables. Un bien ne vient jamais seul ^
I Nont avons vu des ouvriers pnveurs, après avoir patië quelques mois à Pecole d^ldul;es , obtenir le grade (le piquenr avec un salaire double, parce qu'ils étaient «ne'lat d»» dresser le contrôle des travaux. Il n'est presque aucune profession où l'ouvrier qui sait lire , écrire «t compter, ne s'avonce plus rapidement. Dans tous les arts mécaniques, les éle'mens du dessin lui procureront aiuii des avantages notables; enfiu l'instruction qu'il acquiert pur lu lecture , de'veloppant son intelligence , loi donne plus de capacit<^ pour comprendre, conduire , exécuter toutes les opérations de l'industrie.
L'établissement des écoles d'adultes , en France , a été provoqué par un rapport de M. le duc Mathieu de Montmorency , à la Société pour l'instru( tiou élémen-
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Mais où Bont ces écoles d'adoltes , ces écoles de dimanche? SUl n^en existe point encore à portée, le visiteur du pauvre qui, dans sa pratique journalière , en a expérimenté le besoin, en donne Vidée , s^unit à d'autres gens de bien pour en provoquer la création.
Les soins que le visiteur donne à la famille du pauvre ne s'aiTétent pas Ik : il est deux antres genres de services auxquels il peut prendre une part encore plus directe , et qui ne sont pas moins essentiels.
Le premier concerne les apprentissages. Ici) comme en tant d'autres choses , la pauvreté oppose des obstacles aux remèdes qui viendraient la soulager. Cette habileté au travail qui doit procurer un avenir aux enfans, devenir peut- Otre une ressource pour toute la famille, ne s'acquiert elle-même qu'k prix d^argent. Les métiers que Ton apprend au meilleur marché sont aussi les moins lucratifs. Que de considérations d'ailleurs k envisager dans le choix dW métier ! Consultons, avant tout, la capacité physique et intellectuelle de Tadolescent. On ne saurait croire k quel point les dispositions varient sous ce double rapport , et combien cette variété influe sur le succès que chaque individu
taire. Il y a, dans la capitale, plasienrs ^tablistemeas de ce genre , pour le< honinies , et iin pour les fiUes irue de l'Arcnde) , qui donneut les résultats les plus satisfaisant.
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obtient dans sa profession. Souvent , celui qui parait inepte dans une carrière , aurait parfaitement réussi dans une autre ; Fun est adroit , l'autre vigoureux; l'un est propre aux travaux ^dentaires, l'autre au mouvement et a Tactivitc eitérieure. Consultons aussi les penchans, car OD fait mieux ce qu'on fait avec goût , et avec du goût, on fait aussi davantage. Il y a des métiers plus ou moins insalubres , et leurs dangers deriennent plus ou moins sensibles suivant les tempéramens. Il faut examiner sans doute quels M)nt les métiers les plus productifs ; mais il importe d'examiner en même temps si ces métiers ne sont pas soumis à des chances d'incertitude , n, en quelques circonstances, ils ne se trouvent pas frappés de paralysie. Enfin, il est des professions qui peuvent exposer à des dangers d'un autre genre , et qui ne sont pas sans inconvéniens pour les bonnes mœurs. Cette réflexion s'applique particulièrement aux professions qui te présentent pour les filles. C'est d'après tout l'ensemble de ces vues que le choix devrait ôtre fait. Mais , le père , la mère de famille , donneront-ils à chacune toute l'attention qu^elle niérite? Seront^ils d'ailleurs en position de comparer, de bien juger? l'occasion ne dccidera-t-eUe pas pour eux? Voilà un genre de conseils qu'il appartient au visiteur du pauvre de donner, et qui du moins sera reçu sans défiance. Mais , après un premier choix , celui du
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métier 9 il en reste encore un second à ùârc, celui du maître , et ce dernier n'est pas moin» délicat , ni moins essentiel. Quelles n'en seront pas les conséquences pour Thabileté de Tapprenti, pour la moralité de son caractère? Ne le placez qu'en un lieu où il reçoive de salutaires escemples ! Prenez même des informations sur les camarades auxquels il se trouvera réuni. Ici encore > même embarras pour Tindigent Aurat-il des relations assez étendues , aara-t-il assez de sagacité, pour se bien diriger dans cette détermination ? Le visiteur du pauvre aura par lui-même des notions dont son client pourra profiter^ il prendra d'ailleurs des informations, et il a mille moyens pour en avoir de sûres. Les bons maitres sont naturellement fort difficiles dans Tadmission des apprentis ; le visiteur du pauvre interviendra pour obtenir à son jeune protégé la faveur d'être reçu dans une famîUc honnête, près d'un maître exercé, et lui obtiendra un favorable accueil. Peut-être il placera l'apprenti chez un ouvrier qui travaille habituellement pour lui-même , et de cette manière il sera aussi à portée d'avoir encore les yeux sur l'élève. On va passer le contrat d'apprentissage; ici, le père de famille, ignorant ou imprévoyant, peut s^exposer à des difficultés ; la nécessité peut le contraindre à accepter des conditions trop dures. Nous viendrons à son secours; nous Tcclairerons sur les inconvéniens qui pourraient
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njitre un jour , d^engagemcns mal stipulés ; nous iiii procurerons les moyens de fournir k une |K>rtîon plus ou moins grande des frais que l'fuvcDt exiger la subsistance, IVntretien, Tinstniction de Tapprenti : par là, nous lui rendrons a'y:eisibles certaines professions qui lui eussent (-téiermées j dans les autres, nous abrégerons la 'iurée du travail gratuit qu'il doit donner à son maître , à titre d'indemnité , lorsque son instruction est terminée : car , il y a deux manières de stipuler un contrat d'apprentissage : quelquefois l'apprenti reçoit gratuitement de son maître TinstruetioD) le logement, la nourriture, etc., mais sous la condition de donner ensuite; h son' tour '{'lelques années de son travail sans en recueillir 'le salaire ; quelquefois on s'engage k payer au (oaitre une somme annuelle ou à subvenir du 'ooiiif dans une proportion donnée aux frais qu'exige Tcntretien de l'apprenti j et alors on abrège d^autant la durée du temps pendant '^quel celui-ci ne doit recevoir aucune rétribu- ^yto. Le terme de six ou sept anx est le terme ''' plus éloigné que Ton stipule dans le premier '^«) pour réplique où l'apprenti commencera à ;'açiier quelque chose; deux cents francs par ^n.eftordiojairement le maximum de la pension promise dans le second cas. Il est plusieurs pré- M»ioiis essentielles que notre vigilant tuteur ù^ra "itérer dans le contrat : il faudra que le maître * ''ngage à entretenir le trousseau , à bien traiter
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l'enfant , à lui faire remplir tous ses devoirs , à le faire coucher seul , à ne point lui apprendre d'autre métier que celui dont on est convenu , à ne pas l'employer à d'autres occupations qui l'en détourneraient * il faut réserver aux pauvres, au visiteur lui-même un droit de surveillance habituelle, et par conséquent celui de voir l*enfant chaque fois qu'ils le désireront : il faut enfin prévoir que le contrat peut être résilie; la faculté de vérification doit être réciproque; les parens doivent être autorisés k retirer leur enfant non-seulement si les conditions n'étaient pas remplies , mais si la santé de l'enfant s'altérait, s'il ne réussissait pas ainsi qu'on l'avait espéré dans le métier choisi, si ses mœurs étaient exposées k quelcjue danger, si le caractère de son maitre avait des inconvéniens marqués pour lui, et les conditions auxquelles cette résiliation aurait lieu seraient convenues d'avance.
Ici nous devons signaler encore un griivr danger à la sollicitude du visiteur du pauvre.
Le développement qu'a pris l'industrie dan-^ certaines contrées^ fait rechercher les cnfans, même dans un âge encore tendre , pour les employer k une main-d'œuvre qui n'exige ni beaucoup de vigueur, ni beaucoup d'intelligence; mais, l'avidité de certains fabricans abuse de^ forces de ces pauvres petits êtres; on les exténue de fatigues; ou ne leur laisse ni le tcmp^ d'aller k l'école , ni celui de prendre du repos •
a peine l^ar donne-t-on celui de manger un morma CD toule liâte , et de goûter un trop rapide sommeil. Ces créatures s'épuisent et languissent; leur caractère et leur instruction ne souffrent pas inoiiuque leur santé. Cependant les besoins près* «ans de quelques parens, la cupidité de quelques antres, rimpréroyance d^un grand nombre, livrent ces jeunes créatures à un régime aussi funeste. Cet abus a été porté^si loin en Angleterre, qu'il a exigé une loi expresse pour le réprimer : un \n]i rendu Tan dernier, a du régler le maximum ^n la tâche qui pourra être imposée aux enfans dans les manufactures. En France, quoiqu'on f-ommence à se plaindre de voir quelques ateliers offrir un aussi triste spectacle , nous devons «**pércr qu'une dispo>8ition législative ne sera pas npccssaire, et que le pouvoir des mœurs, l'autorité de l'opinion, suffiront pour arrêter le mal à « nabsance. Toutefois ^ le tuteur qui veille «aria famille du pauvre, suivra de l'œil le jeune 'YiCrat appelé dans une manufacture , afin qu'il ne soit point exposé à devenir victime d'un excès <ic fatigue.
n ne faut point mesurer la capacité qu'acquiert on enfant par l'argent qu'il commence k gagner. C'est souvent l'inverse qui a lieu. En certains endroits un enfant peut gagner de deux a trois francs par jour en ramassant des os pour loi fabriques de charbon animal ; qu*uura-t^il appris? C'est donc souvent la plus fausse i»pé-
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culation daas Tintérét réel de la famlile , que de se trop hâter \ vouloir tirer un produit réel du travail de ces petites créatures; en cela, comme en tant d'autres choses , Favenir serait immolé au présent.
Les enfans du pauvre nous sont redevables d'avoir appris à lire et à écrire. Quels regrets seraient les nôtres , si nous ne leur avions fait qu'un présent funeste , si , un jour , en allant visiter la famille , nous yenions à trouver de mauvais livres dans leurs mains ! il peut arriver du moins que le présent reste à peu près inutile : savoir lire , ce n'est encore qu'être en possession d'un instrument. Nous n'avons donc point encore achevé notre ouvrage , et voici le dernier service que nous sommes appelés a rendre : celui-ci couronnera tous les autres j il sera l'un de ceux auxquels le père indigent pourrait le moins suppléer. Nous procurerons à ces enfans , des sujets de lecture convenables et profitables pour eux. Ils ont bien peu de temps pour lire , sans doute ', c'est une raison de plus pour qu'ils ne lisent rien que de bon, et que les alimens qui leur sont offerts , soient substantiels et solides. Les lectures morales et religieuses occuperont le premier rang ; mais nous aviserons à ce que ces graves leçons soient aussi quelquefois tempérées par des formes intéressantes et agréables , rendues familières et sensibles « qu'elles deviennent un délassement en même
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<>Mpt qu'un moyen d^améliontMii. N^j join- ^ofM'iious pas peut-être <{oelques petits littit* élémentaires , où les lecteurs « qui appar- UnuMfDt aux conditions laborieuses, tronrent ^^t^^tfoet tableaux de la création , quelques notMM «impies et faciles sur les principaux pbétÊfmknen de la nature, sur Thistoire de leur ffsijf ^ quelques conseils qui puissent les guider dMM la direction de leurs petites affaires , dans l''* précautions que réclame la santé , dans les Mv'^Mrs et les remèdes propres pour les acci- <i«itf les plus ordinaires ? De tels ouvrages , quoiqu'iU dussent être les plus communs ^ ne ^tnt point abondans. Le pauvre n'en connaît (ruére rexistence ; il n'en saurait faire le disccrn*im€ni' et si de tels ouvrages sont trop rares f'tt effet , c'est en partie parce qu'on manque de tof/yen» pour les répandre dans les conditions inférieures. Le visiteur du pauvre doit être "foone un canal par lequel se forment d'utiles ^'immunications entre les Jh|sses éclairées et ft'WcH qui ne le sont pas ; il aidera K faire parvenir aux premières le genre et le degré de lunih'ê» que leur situation réclame. Grâces a lui , l'éducation de l^enfant du pauvre , bornée Mm doute , deviendra du moins fructueuse , et l'^i fruits t'en conserveront pendant toute la vie. Par ïk , il n^aura pas seulement assisté les indidigens actuels ; il aura arrêté dans leur source; de» ''«uses qui eussent par la suite multiplié leur nombre.
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Qui sait si , parmi les sujets auxquels le bienfait de réducation aura été procuré , il ne s^eii rencontrera pas quelqu'un qui, doué de facultés remarquables, ayant Toccasion de les développer et de les cultiver, étant mis à portée d'embrasser la carrière à laquelle elles le rendent propre , se frayera un chemin à des.succès inattendus , s'élèvera à une situation honorable dans la société? Il y en a des exemples , et il y en aurait davantage , si chacun pouvait en effet suivre , dans le choix d'une profession , ses dispositions naturelles , et recevoir tous les secours qui rendent capable de le bien exercer. Mais il n'est pas besoin de ces phénomène^ extraordinaires pour récompenser le généreux ^tuteur de la fam^c indigente : il lui suffit que chacun des membres de cette famille parvienne a bien remplir , dans la modeste sphère qui lui est assignée , le rôle auquel l'appelle la Providence j qu'il s'y comporte en honnête homme , en homme utile. C'est la ce que dttnande le véritable intérêt de la famille , Tordre général de la société : le but est atteint.
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