‹ Du perfectionnement moral, ou De l'éducation de soi-mêmeChapitre 24 sur 29 · BU PAUVRE. J^IO · texte numérisé non relu

BU PAUVRE. J^IO

£d dernier rémitat , si Ton compare la situa- Uon des indigens à Londres et à Paris , on bé-

lilMtioBs de cbariU aient coosUmnieot ohUnn plus de déreloppmeiit , oô rbospiuUU ait été mieux exercée. Voici on aperçu des ob|ets qa^embrasient les 9»tocui' lioas dbflsitab'es et de bits public qui ezisUot dans la seconde ville du royaume :

I* Trois providences de ^rçons , où Von donne pendant 5 ans l^édncation religieuse et gratuite à des enfans •ans ressanrce ;

s' Plusirurs providences de filles , avec la même des- Uaaiion ;

3* La, société des jeunes économes qui renferme presque lonles ii-s densofselles de la Wtl^ ;

4* L'œuvre de la, amfemUé v^ur les secours aux femmes en couche ;

5* I^ solitude , retiaite rolontaire pour les filles repenlantes ;

C^ La société des dame* de la doctrine ciircUenue , pour procurer rinstrnction religieuse anx femmes et filles néglige'es sous ce rapport ;

7* La société des décrotteifrs ;

6* Celle des maçons, qui reunissent les individus de ret deux professions pour Taccomplissement de* devoirs religieux;

9^ L'association de St.-Joseph , sur le pîan de celle de Paris ;

ta Celles des missions étrangères, idem ;

iv> les Cfiarloltes , iostitutiou très tombaole et que nous tt'aroos rue qu'à Lyon. Ce sont de bonne» fil>ck de la classa du peuple , qui se dévouent pour faire des quêtes en faveur des piisonniers , leur porter la soupe, consoler les infirmes, leur fuire la lecture et leur inspirer des dispositions religieuses;

t39 Une raisse d'épargnes :

•3o Des dikpensaires sur le plau de ceux da la capitale ;

1^ Une Société qui entretient des école» perfectionliées kttivant la méthode de renseignement mutuel;

4l6 I.ï VlâlTEUE

ftitcra SI rroir« qu*ilf »oictit moint Inen aswt^» (laiin la ftccoode <!<* ces deox TiUef ; on te «oi»' vaincra du nidin« que le noroWe <*n ett moUiplié dan« la pr<?^1i^rc , au-delà de la mesure « pr rîiidÎMcrétîon de* «eeotirs eux-méme». L^Angl^' terre éprouve rineonvéDÎciit des asfoeiatîoc» eliaritables , lors^|u*e]le« iM)nt trop moltiplié^^^ . trop peu liées entr elles , et que , âan9 la pratique joumarû're , leur direction manque d'airtivite , de surveillance , ou de la tèvérité oéeev- «aire.

Ce n'est pas tout , pour une associaticn étatitable , qtm d*/^tre richement dotée 5 ce peut ro^w être un mal : il faut qu'elle ait an but préri»déterminé , qu'elle ne s'égare point dans le vague ; il faut'qtje ses moyens soient en bamioPK avec ce but^ il faut qu'elle ait à sa t^te des hofDnie» sages . prudens . i^rares , persévéraos, propres k inspirer la confiance ; qu'elle ait des ager.* dévoué*, infatigables, parfaitement d*ac«ord entre eux ; qu'un grand esprit d'ordre y préfî<l^i qu'on se défende de l'esprit de corps , de ses pr^' tentions, de ses fausses rivalités, de ses iàt*^ exclusives ^ qu'on se tienne même en garde cm}trc Texaltation et contre les rés^ilutions précipitées qu'elle pourrait surprendre ; qu'on ^ préserve aussi de la somnolence et du rdicbc-

fV> Un« «oosetlpUon pour un p«n*ioonal p^mr Véé»' euXU$n ûtê toarût mw U 4e ouiMMce , ûiti^ fu *^ 9Hrd mnti.

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ment qui fuccèclent souvent à un début plein d*ardear ^ qvî'oa écarte soigneusement une espèce d'hommes toujours empressés à se préci* piter dans ces réunions , avides d'y jouer un rôle, mais qui y portent un esprit inquiet, des dispositions tracassiëres , le désir de dominer , les ambitions de la vanité , un zèle plus apparent ({ue réel , oo du moins mal éclairé ; qu'on y pré* vienne tous les élémens de discorde ; que sans cesse on ramène l'institution a Tes prit de sa création primitive; qu'on y entretienne avec soin le fea sacré ; qu'on sache enûn ne pas se décourager par les obstacles , par les mécomptes , et «e résigner en faisant le bien , à ne faire que celui qui est possible.

En même temps que le visiteur du pauvre portera son tribut aux associations de ce genre qa'O aura le bonheur de rencontrer près de lui , il trouvera 9 dans les établi ssemens qu'elles entretiennent, des secours variés auxquels il pourra recourir dans Fintérct des familles qu'il protège. Il y puisera sans cesse cette émulation , cette ardeur, cet esprit de vie qui doivent l'animer dans ses fonctions ; il y contractera d'utiles relations; il s^éclairera par de précieux et nobles ('xemples.

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