‹ Du perfectionnement moral, ou De l'éducation de soi-même, Volume 2Chapitre 11 sur 150 · LIV. II. SBGT. III. GHAP« III · texte numérisé non relu

LIV. II. SBGT. III. GHAP« III

gistrature, la paternité , ne dérive pas seulement de lautorité qui leur est confiée ^ mais aussi de Fimportance des devoirs qui leur sont commandés , et qu'on doit supposer remplis; d'ailleurs, cette autorité elle-même , sous un rapport , est , en réalité , un grand devoir. Toute profession est honorable en raison des obligations qu'elle prescrit à ceux qui l'exercent

Tout abandon de l'empire de soi dégrade. Voyez l'ivresse 9 qui en est le terme le plus extrême! Analysez ce qui fait qu'une chose est ignoble ; vous y découvrirez toujours le principe d'une négligence lâche et désordonnée. La familiarité qui nuit à la noblesse du caractère et des manières n'est point celle qui porte , dans le commerce des inférieurs , la condescendance de la bonté et la simplicité de la modestie; c'est celle qui suppose un dé&ut de retenue ^ de vigilance sur soi-même.

La dignité du caractère emporte un certain degré d'austérité dans les mœurs , de réserve dans les relations y de sobriété dans les paroles , de recueillement dans le maintien , de gravité dans les manières , de sérieux dans toutes les habtiudes : toutes ces choses annoncent qu'on sait se maîtriser soi-même , qu'on se nourrit du sentiment de ce qui est bon et vrai. Cette attitude est celle d'un homme qui vit en présence de ces hautes destinées que la Providence nous a assignées par-ddà les confins de la terre et de la vie présente.

La vieillesse doit une portion de sa dignité à l'autorité que lui donne l'expérience ; le malheur doit une portion de sa dignité à la protection dont la Providence l'entoure , en le recommandant aux âmes généreuses. Mais la vieillesse et le malheur ont encore un autre

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