‹ Du perfectionnement moral, ou De l'éducation de soi-même, Volume 2Chapitre 113 sur 150 · TOME II · texte numérisé non relu

TOME II

278 DU PBRFBCTIONKBMBKT MORAL.

Dans la première espèce de pit>fetsiooft) il n*est point inutile de considérer quel est le genre d'objets ayec lequel elles nous mettent en contact; car eUcs peuvent contribuer à nous entourer d'images plus ou moins tristes ou sereines, harmonieuses ou désordon* nées y nobles ou ignobles, élégantes ou grossières, tus* tères ou voluptueuses : de là, autant d'influences diverses, quoique peut-être lentes et insensibles, sur les habitudes morales; de là, aussi, autant de soins divers à prendre pour repousser ce qui, dans ces influences, pourrait nous énerver, nous avilir, nous corrompre, et pour recueillir, au contraire, ce qu'elles pourraient avoir de propice pour entretenir ou lëlévation, ou la pureté du caractère. Dans les rapports que nous entretenons avec les choses, il convient de considérer aussi le degré d'action , l'étendue de pouvoir que noos conservons sur elles ; car l'esprit d'ordre, l'habitude de ra[^>lication s'entretiennent par la pratique des procédés qui ont un caractère de régularité, qui sont soumis aux règles de l'art et du génie des combinaisons. Le sentiment de notre dignité s'entretient aussi par la puissance que nous exerçons sur la matière, et par la hardiesse des transformations que nous la contraignons de subir. Les vues d'utilité générale se fMrésentent plus habituellement dans les professions ik^nt les opérations se lient par des rapports plus variés et plus étendus à la prospérité commune : on peut donc y trouver plus d'occasions pour cultiver l'élévation des sentimeos. On a souvent remarqué qu'un commerce habituel avec les animaux pouvait faire contracter aux mœurs quelque grossièreté; que les professions qui accoutmnentàla vue et à l'effusion du sang disposent à la dureté ; et la première

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