‹ Du perfectionnement moral, ou De l'éducation de soi-même, Volume 2Chapitre 18 sur 150 · LIT. 11. SEGT. III. CHAP. IV · texte numérisé non relu

LIT. 11. SEGT. III. CHAP. IV

de la mélancolie^ que la léthargie n'est de la paix. Il y a toujours dans la mélancolie quelque chose où s'annoncent des facultés qui ont dévié de leur cours , qui divaguent, qui sont peut-être surabondantes , et hors de proportion avec la situation de Tindividu ; mais qui y ramenées à leur vraie tendance , et trouvant une carrière en rapport avec elles , deviendraient fécondes. C'est une sève qui a peine à circuler , qui reflue parce qu elle trouve obstrué quelque part le canal où elle devait couler. C'est pourquoi la mélancolie intéresse et touche. La vertu se sent pour elle une sorte d'attrait , se complaît à s'approcher d'elle. Elle comprend qu'elle peut secourir cette maladie de l'âme, et en rendant la santé, tirer peut-être de cette maladie elle-même le principe d'une vigueur nouvelle.

4^ DU PERFECTIONNEMENT MOBA.L.

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