‹ Du perfectionnement moral, ou De l'éducation de soi-même, Volume 2Chapitre 44 sur 150 · TOME II · texte numérisé non relu

TOME II

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mêmes comme une sorte d'innoyation téméraire; il se scandaliserait des améliorations; on le Terrait nier la possibilité de tout perfectionnement, sourire dédai* gneusement en présence des plus nobles et des plus justes espérances^ se croire exempt d'illusions, quand il n*est que Tesclave de ses pr^ugés ; ériger en système général la borne qu'il s'est imposée à lui-même; sem* blable à un paralytique qui prétendrait refuser aux hommes la faculté de se mouvoir. U arrÎTerait même à s'attribuer une supériorité marquée sur les autres ; car on se croit d autant ^us grand qu'on n'aperçoit pas ses limites.

Les habitudes prêtent spécialement un appui solide à toutes les vertas qui renferment le caractère de la fidélité et de la constance. L'exercice des facultés actives prépare un secours non moins puissant aux vertus qui .dttnandent un effort spontané, un élan subit dé l'àme» Disons mieux ; ces deux conditions se réunis- ■sent dans toutes les vertus, seulement dans des proportions inégales. L'éducation morale doit nous mettre en mesure de satb&ire à ce que demandent l'une et Tautre.

>. Il est un gvami combat, un comliat perpétuel, et universel, sur le théâtre de la société, comme dans l'intérieur dé chaque individu ; c'est le combat entre l'ancien et le nouveau. U embrasse les idées et les sentimens, les ^rts et les institutions. C'est le combat entre les habitudes et les tentatives, entre le repos et le mouvement. On dirait que ces deux grandes forces , tou* jours en présence, jouent, dans le monde moral, le même riAe qui est assigné par les astronomes, dans le système planétaire , à la gravitation et à l'impulsion :

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