O DU PERFECTIONNEMENT MORAL
ses applications; tous les devoirs sont frères , quoiqu'ils observent des rangs entre eux. Une vertu partielle et restreinte n*est pas fondée sur les vrais principes. Plus on remonte à lorigine des notions du bien , mieux on découvre letroite consanguinité qui existe entre elles ; mieux on sait se maîtriser, et plus on expérimente le secours que se prêtent mutuellement les devoirs. Une vie inspirée par Tamour du bien , régie par la raison , est comme un beau poème où tout conspire à Funité principale y o\\ les détails j se correspondant par un heureux accord j sont distribués d'après une juste gradation. Elle ressemble à une grande démonstrationgéométrique, où les corollaires découlent les uns des autres y et où tous ensemble dérivent d'un même théorème .fondamental. Là, disparaissent toutes les discordances, parce que là cesse, dans le principe d'action^ toute influence du hasard.
Trois harmonies principales semblent naître d'un juste accord entre la puissance de l'amour du bien et la puissance de Tempire de soi : la grandeur d'âme, la dignité du caractère, la paix intérieure : l'une se produit dans lesactionsj une autre se peint dans les dehors la dernière règne au fond de nous-mêmes; essayons de reconnaître comment chacune d'elles résulte de ce double principe.
LIT. II. SBGT. III. GHAP. II.