LIT. III. &BCT. I. CHAP. IV
Ces conTubions inquiètes de Tesprit y qui troublent la méditatioii en youlant la seconder, s'emparent plus ordinairement de ceux qui commencent : il n eM rien qu on parvienne plus difficilement à bien comprendre que ce qui constitue une activité calme, parce qu.il n*est rien de plus rare que de savoir se contenir dans le mouvement; on passe du sommeil à Tagitation j et on retombe de l'agitation dans le sommeil; Timpatience de réussir en fait manquer le vrai moyen* ,
Il nest point de méditation fructueuse sans méthode et y dans les méditations morales^ cette niéthodé est d'autant plus nécessaire que la pensée, ne peut 9!%[^ttyer sur dies' secours extérieurs y.<que Tàgitation ititàîeui'e tend jsaiîs cesse à ramener le vague et Tin*eohésence. Cette médiode , cependant , né devra point afvoir la rigueur, la précision des prcicédés scientifique^; elle. en. aurait. alors la sécheresse : elle c^oi^t être naturelle et simple , afin de laisser leur libeFté à la réflexion et aux-mouvemensido cœur. Elle consistera d'abord à débrouiller le chaos dons lequel les idées se montrent confondues , pour commencer à les distinguer, ^ lesdîsUribiier; eUe prescrira de bien se rendre compte •du but dié la méditation eUe-mépoie; s'il est nettement conçu, les vues en naîtront naturellement avec abon* dance, à peu près comme, chexles géomètres, lorsque la position dii problème est bien établie , les moyens d^ solution aœourent sur la voie qui est ouverte. La méthode conduira à .découvrir ces pensées mires qui portent dans leur sein dès germes nombreux; elle aidera à saisir toutes les filiations , elle assignera son rang et sa corrékaion à chaque considération ; elle ramènera à Tunité ces notions éparses qui flottaient dans l'intel-