‹ Du perfectionnement moral, ou De l'éducation de soi-même, Volume 2Chapitre 58 sur 150 · TOME 11. lO · texte numérisé non relu

TOME 11. lO

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lîgenc^y^leur aisignera ntte ^ce dÀenmme, les écUirera les unes par les autres , en fera sortir des conséquences utiles. L un des plus grands dangers auxquds on soit exposé dans les exercices de la méditation , est de les voir dégénéra en une vague et oiseuse rêverie : une mollesse voluptueuse de Tàme remplace alors le travail régulier de la réflexion; on ne médite plus : on s'oublie; on s'endort; peut-^tre on s'égare dàns^ une fausse exaltation* Des abîmes peuvent alors s'ouvrir sous non pas. D'où vient ce danger? De ce qu'on a laissé introduire dans ces exercices la confusion , le désordre, et coinme une sorite d'anarchie

Ces résultats,. sans doute, ne s'obtiendront pas en uii instant, ni dès lapremicrefois; il y^ura même queK queinégaiité da^ lés succès obsenus, suivant les dispo^ sitions .momentanées^ et quelquefois indépipadantes de nous^ que nouA aurons portées dans ces opérations ièctèlQa':ilseca d<n»c.nécessaire surtomt de'perséviér^, et c'«st kt troisième insshietîon que nous recevrons de l'expérience. La pèrséi^érmiioe amènera, graduellement à sa suite et la lunûèire etla liberté. U ÙLUt savoir s'arrêter sur un point de viie pendant un temps convenable, pour démêler tout ce: qu'il renferme* LastéHliîé de IW prit n'est le plus souvent que la suite de sa. précipita* tioni. Dans les méditations momies, le repos qui aooom* pagne cette persévérance est d'aiUeurs la condition nécessaif^e pour laisser découler, des notions de la rai* son , las seatimens qui doivent se répaiidie dans le cœur. Il fiàut k ces sentimens un certain intervidle de 'Omtemplation paisible, comme il, en faut à l'admiration, pour goûter les chefs-d'œuvre des beaux^arts* L'âme, a besoin de quelque loisir pour recueillir les émanations du bo»

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