‹ Du Phlegmon Sublingual dit Angine de LudwigChapitre 30 sur 32 · ANATOMIE PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

ANATOMIE PATHOLOGIQUE

Généralement la peau reste intacte (obs. II et VI), mais

le tissu cellulaire sous cutané est épaissi et laisse suinter

un liquide louche peu abondant. Si alors on pénètre dans la profondeur de la région sous-maxillaire, il devient impossible, lorsque le processus gangréneux a eu le temps d’é-

voluer avant que la mort survienne, dereconnaître les divers

organes convertis en une masse sanieuse et fétide, traversée par les vaisseaux et les nerfs, que l’on peut encore -distinguer. Les ganglions lymphatiques sont tuméfiés et rougeàtres à la coupe, mais ils ne suppurent pas. Les glandes salivaires, d’un bleu pâle à la périphérie, restent saines à leur centre (obs. VI). Le maxillaire inférieur est intact. Les muqueuses de la cavité buccale, de la langue, du pharynx et du nez sont recouvertes de mucus grisàtre, ainsi que les muqueuses du larynx et de la trachée. On a trouvé l’épiglotte détruite (obs. VIT). La muqueuse rouge violacé et le tissu sous-muqueux du larynx tout entier sont épaissis et profondément infiltrés lorsque la mort a été produite par œædème de la glotte.

ss

RTE

Si l'infection s’est généralisée, si l’albuminurie et l’ictère se sont montrés dans le cours de l'affection, on trouvera des lésions du foie, du rein, de la rate (obs. VI); on a noté de petits abcès disséminés dans le poumon (obs. VI.

24 re 2224 7: ra — : n CRETE DT ES 7 er 4 RER Pr MR ir À y D'Or TE 4 = x x - » LA] er = $ ” … LL à .

; ao LA + Er ee LA me “ra ie L 13 OT d « + SP, Le 4 a AR PET 'eL" .

À je PR SE < “ Vas ue sn ee cu”, » “he .

x + a AT "E + ". “ Là at " ‘ | . A 4 CA, : FF nn = E » F2 à ’ * E : - S: :

@ h é er * à De s J S For VITE < a > È : Éd" * ” 20 : :

Lorsqu'on constate chez un malade l'ensemble des symptomes toujours constants dont nous avons donné l’énumé-

ration à notre chapitre de la symptomatologie, le diagnostic

s'impose; aussi serons-nous très bref dans cette discussion. L'ostéo-périostile du maxillaire inféricur, ’adeno-phleg-

non sous-maxillaire, Vhygroma de la bourse de Fleisch- “nan sont les seules affections de cctte région avec les-

quelles on pourrait confondre le phlegmon du creux suhlingual, Dans l’ostéo-périostite du maxillaire inférieur, la tuméfaction ne s'étend pas à la région sous-maxillaire : la peau et les muscles recouvrant cet os lui sont adhérents, tandis que l'os est toujours libre dans le phlegmon sublingual. On trouve toujours au début de l’adéno-phlegmon 2s petites masses arrondies, douloureuses, nettement sé-

parées les unes des autres; dans le phlegmon c’est une

masse uniqué, avec ses caractères spéciaux occupant au moins la moitié de la région sous-maxillaire. Quant à lhygroma de la bourse de Fleischman, son début est plus brusque, et si on fait une ponction, on retire un liquide

visqueux mais non purulent.

Le pronostic est très grave lorsqu'on n'intervient pas ; mais ie caractère de gravité disparaît presque devant le traitement chirurgical. Les sept malades opérés par M. Delorme ont guéri; ilen a été de même pour celui que nous avons observé à l’hôpital Saint-Antoine. Nous sommes persuadés que, si les statistiques rapportées à la Société de chirurgie sont désastreuses, c’est dû au retard dans l’intervention ou à l'insuffisance en profondeur de l’incision; en restant en-decà du muscle mylo-hyoïdien, on n’atteint pas la collection purulente qu’il faut évacuer et, par conséquent, le remède n’est pas apporté au mal. |

Page 1