III. — LæÆs PIEDS ÉQUINS DANS LES FRACTURES DU CALCANÉUM
L’équinisme s’observe fréquemment comme séquelle des fractures du calcanéum. Sur trente observations de lésions de cet os rassemblées par le Professeur Quénu (1), sept fois cette déviation s’est produite et elle serait restée définitive dans tous les cas, si on ne l’avait combattue par le massage, la mobilisation et les tractions élastiques.
Cette fréquence tient principalement à la difficulté d’immobiliser correctement le pied blessé en raison de l’étendue et de la disposition de ses plaies, mais en outre à la nature même de ces fractures dont la grande fissuration ouvre les articulations voisines qui s’enflamment ; enfin, le voisinage du tendon -d’Achille explique sa participation facile au processus infectieux.
L’équinisme ici encore reconnaît done comme pre mière origine, une mauvaise attitude du membre ; Pinflammation chronique de tous les tissus qui envi ronnent le tendon d’Achille intervient dans la fixation de la déviation qui est le plus souvent déterminée par une simple rétraction du triceps sural, mais parfois aussi cette déviation s'accompagne d’ankylose de l’ar-
(4) QUÉNU (E.). — Loc. cit.
RC) en
ticulation tibio-tarsienne résultant de l’arthrite qui s’y est développée, et l’on comprend alors que dans ces cas des tractions élastiques soient impuissantes à redresser le pied.