‹ Du Pied Bot Équin: Consécutif Aux Blessures De GuerreChapitre 4 sur 27 · FA RES · texte numérisé non relu

FA RES

nous reverrons notre Faculté, l'Hôpital où, dans la salle de garde, nous aimions nous réunir. Hélas ! Tous ne seront plus là, certains d’entre nous sont. tombés ; nous les associerons en pensée à notre joie et dans nos cœurs, pieusement, nous garderons leur souvenir. Mes chers Amis, plus de trois ans déjà sont passés depuis que nous nous sommes quittés, parfois le hasard nous a permis de nous rencontrer ; quelques instants nous avons pu parler de notre vie d’autrefois et de nos impressions de campagne, puis nous nous sommes à nouveau séparés, chacun suivant sa destinée. Pour moi, modeste médecin auxiliaire au 37° d’infanterie, j’ai pris part à toutes les batailles auxquelles ce fier régiment fut engagé jusqu’au 9 juin 1915, où je fus légèrement blessé dans mon poste de secours de Neuville-Saint-Vaast. Après quelques jours d’ambulance, je rejoignis en qualité d’aide-major, le deuxième groupe du 8° d’artillerie que je n’ai pas quitté depuis. Dans les intervalles des combats et pendant les heures de calme « en position », pour distraire ma pensée et ne pas oublier le peu que j'avais appris, j’ai travaillé et j’ai pu passer ainsi mon quatrième examen de doctorat et mes deux cinquièmes... Je ne peux m'empêcher de me comparer à mon arrière-grandpère, chirurgien de troisième classe à l'Armée d’Itale, qui pendant le siège de Gênes, achevait ses études de médecine... L'histoire ainsi se recommence : d’autres avant nous ont lutté, ont souffert comme nous luttons et souffrons à présent.

Pendant les quelques semaines de repos que nous venons d’avoir, j’ai rédigé cette thèse. Certes, elle

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