DER TE
n’est pas telle que je la rêvais quand j'étais interne : j'espérais alors faire œuvre originale, apporter sur un point controversé quelques documents nouveaux ; si j'avais été médecin dans un hôpital de l’intérieur ou dans une ambulance, j'aurais pu du moins publier quelques observations personnelles. Mais je ne Îe regrette pas. Plus tard, si Dieu me prête vie, j'aurai le loisir de travailler selon mes désirs, maintenant Je suis à la guerre et je la vis.
Après, j'aurai le droit de dire : j’ai vu ; et Je pourrai dire aussi : Jai compris.
Pour avoir bien des fois senti passer près 4 moi, le souffle froid de la mort, j’ai compris ce qu'était la vie.
Quels magnifiques exemples n’ai-je pas eu sous les yeux !
Toujours je me souviendrai du 37° et de mon cher 3° bataillon, je suis fier de lui avoir appartenu, je suis fier d’avoir obéi à des chefs comme le Commandant de Hauteclocque et le Commandant Kiffer, fier d’avoir eu comme camarades Berger-Levrault, de Pouydraguin et de Lépine. Et je me souviendrai également du & d’artillerie, de son deuxième groupe qui est pour moi comme une nouvelle famille très aimée.
Ces souvenirs me consoleront aisément de ne pas avoir fait la thèse que je souhaitais. Celle-ci, à laquelle Je me suis appliqué de mon mieux, est une simple revue générale d’une question dont l’importance s’est affirmée depuis trois ans. J’ai eu entre les mains de nombreux documents et je veux remercier iei mon camarade Pinth qui a bien voulu chercher pour moi