‹ Du Pied Bot Équin: Consécutif Aux Blessures De GuerreChapitre 9 sur 27 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Pieds bots équins d’origine ostéo-articulaire.

Les blessures de guerre sont éminemment septiques, seules certaines plaies par balles guérissent facilement, sans complications ; mais, contrairement à ce qui Se passe pour les autres parties du corps, au coude-pied leur évolution est souvent moins favorable : des fistules persistent parfois longtemps, conduisant sur un os atteint d’ostéite raréfiante, et dont l’inflammation chronique retentit sur les articulations voisines qui s’enraidissent et s’ankylosent. Cette particularité tient d’une part à la grande facilité d'infection d’une région plus qu'aucune autre exposée à des souillures, et, d’autre part, à la nature spongieuse des os du pied.

Nous n’avons done pas ici à faire à priori de distinction entre les plaies par balles ou par éclats d’obus et de grenades, toutes peuvent à leur suite laisser des

ankyloses en mauvaise position, si elles ne sont pas convenablement traitées.

L’équinisme est un danger constant, mais il me paraît pas se produire avec la même fréquence dans toutes les blessures de l’arrière-pied ; certaines, commes celles du calcanéum ont une tendance marquée à le déterminer.

Ce n’est pas à la suite des vastes délabrements articulaires ni comme conséquence d’une arthrite aiguë suppurée que nous l’observerons, des interventions opératoires ayant été dans ces cas formellement indiquées, mais après des lésions plus discrètes où l’infection moins violente a abouti à la formation d’une arthrite ankylosante à évolution chronique.

Point n’est besoïn pour que cette arthrite se produise que l’articulation ait été d’emblée ouverte par le projectile, l’infection peut s’être propagée de proche en proche ou plus rapidement par l’intermédjaire des fissures qui, parties du foyer de la fracture, le font communiquer avec la séreuse articulaire.

Enfin, une fracture de la partie inférieure de la jambe, vicieusement consolidée, peut par un simp'e trouble de la statique du pied amener une déviation équine, et nous pouvons par conséquent distinguer

1° Les pieds équins dans les fractures sus-malléolaires.

2° Les pieds équins dans les fractures de l’astragale ou de la mortaise tibio-péronière ;

3° Les pieds équins dans les fractures du calcanéum ;

4° Les pieds équins dans les arthrites du cou-depied.

SRE UIASS

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