CHEMINS DE FER DU MIDI ET DU CANAL LATÉRAL A LÀ GARONNE
Notions générales. — Des diverses émissions d’obligations du chemin de fer du Midi. — De la situation financière delà Compagnie.
I. Notions générales. — La Compagnie des chemins de fer du Midi a été fondée par un acte du 5 novembre 1852, approuvé par décret du lendemain, pour exploiter diverses lignes allant de Bordeaux à la frontière d’Espagne et à la Méditerranée, de Bayonne à Toulouse, de Toulouse à Montpellier, de Toulouse à Auch et à Agen, et de nombreux embranchements. Au 1er janvier 1883, l’ensemble des lignes qu’elle exploitait s’élevait à 2,344 kilomètres pour les deux réseaux. Les conventions de 1883 y ont ajouté 1,200 kilomètres.
En 1858, la concurrence qui existait entre la Compagnie des chemins de fer du Midi et la Société du canal du Midi était devenue très vive. Cette dernière avait
successivement abaissé ses tarifs pour retenir sa clientèle et ses recettes ne suffisaient plus pour couvrir les dépenses d’entretien. Un traité de pacification intervint et la Compagnie du chemin de fer devint fermière de l’exploitation du canal du Midi et du canal latéral à la Garonne pour une durée de 10 ans et d’après un tarif homologué par le gouvernement, moyennant une redevance annuelle de 937,836 francs.
La durée de la Compagnie des chemins de fer du Midi a été prorogée jusqu’au 31 décembre 1960.
Le siège social est à Paris, boulevard Haussmann, 54.
L’inventaire a lieu au 31 décembre. — L’assemblée générale se réunit en avril ou en mai. Pour en faire partie, il faut posséder 40 actions au moins.
Le capital social est de 125 millions, divisé en 250,000 actions de 500 francs chacune, nominatives ou au porteur, entièrement libérées. — Les intérêts et divi-, dendes sont payables les 1er janvier et 1er juillet.
Le conseil d’administration de la Compagnie est composé de MM : A. d’Eichtal, président; — comte Alfred de la Rochefoucauld, vice-président; — L. Aucoc, ancien président de section au Conseil d’Etat, vice-président ; — Bellaigue ; — Edouard Bocher, sénateur ; — Damas (Junior) ; vicomte de la Poëze,administrateurdu canal du Midi ; — comte de la Salle, administrateur du canal du Midi ; — Alexandre Léon; — EdouardMallet, banquier; — Emile Pereire; — Henry Pereire: — Eugène Puerari, banquier; — G. Samazeuilh, banquier; — Surell, ingénieur en chef des ponts et chaussées, ancien directeur de la Compagnie; — Thurneys-
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sen, administrateur délégué pour le secrétariat de la Compagnie.
Les principaux chefs de service sont : MM. Huyot, ingénieur des mines, directeur de la Compagnie, à Paris; — Lancelin, ingénieur des ponts et chaussées, sous-directeur de la Compagnie, à Paris; Laurent, directeur de l’exploitation à Bordeaux; Harlé, ingénieur des ponts et chaussées, directeur des travaux à Bordeaux; — Moffre, ingénieur en chef des ponts et chaussées, directeur des canaux, à Toulouse.
II. Des obligations émises par la compagnie des chemins de fer du Midi. — La Compagnie des chemins de fer du Midi a fait les emprunts suivants au moyen d’émissions d’obligations.
Emprunts 3 p. 100 de 1836 à 1882. — 2,749,888 obligations 3 p. 100 libérées, au porteur ou nominatives, émises à diverses époques, de 1836 à 1882, remboursables à 300 fr. jusqu’en 1937, au moyen d’un tirage au sort qui a lieu au mois d’avril. Ces obligations sont divisées en 27 séries, correspondant aux diverses émissions qui ont eu lieu. Elles produisent un intérêt annuel de 13 francs, payable par moitié les 1er janvier et 1er juillet.
Outre ses propres obligations, la Compagnie des chemins de fer du Midi a pris à sa charge l’emprunt suivant :
Obligations 4 p. 100 de l'ancienne compagnie de Bordeaux à la Teste. — 840 obligations 4 p. 100 restant en circulation en 1832 sur les 941 obligations de l’ancienne Compagnie de Bordeaux à la Teste. Ces
obligations avaient été émises en 1843 à 1,075 fr. , remboursables à 1,250 fr. en 50 ans, de 1844 à 1893, au moyen d’un tirage au sort qui a lieu au mois d’avril. Elles produisent un intérêt annuel de 50 francs, payable par moitié les 1er janvier et 1er juillet.
III. De la situation financière de la compagnie. — Le compte général des dépenses de premier établissement pour la construction del’ancien réseau s’élevait, au {^janvier 1883, déduction laite de la subvention de l’Etat, à la somme de 361,337,538 fr. Pour la constitution du nouveau réseau, la dépense totale était, à la même époque, de 596,835,526 fr. Les produits nets de l’exploitation, pendant l’exercice de 1882, se sont élevés à 49,068,260 francs.
Ces résultats ont permis de rembourser à l’Etat une somme de plus de 5 millions ; en 1881 et 1882, les remboursements avaient atteint plus de 6 millions.
Le rapport de la dépense à la recette a été de 39,54 p. 100 pour l’ancien réseau; en 1881, il n’avait été que de 36,13 p. 100.
Gomme l’année précédente, il a été distribué un dividende de 40 francs par action.
Les produits nets de l’exploitation des canaux ont été de 1,152,003 fr., dont il faut déduire 954,687 fr. pour les charges de l’affermage.
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SECTION VI