COMPAGNIE GÉNÉRALE DES VOITURES A PARIS
Notions générales. — Des émissions de la Compagnie. — Des emprunts par obligations qu’elle a contractés. — De sa situation financière.
I. Notions générales. — La Compagnie générale des voitures à Paris, après avoir été originairement constituée en commandite avec un monopole, s’est transformée en société anonyme par un acte du 30 juillet 1866, passé devant M3 Dufour, notaire à Paris, approuvé par un décret impérial du 6 août 1866.
Elle a été établie, sous cette nouvelle forme, pour une durée d’environ 50 ans, du 5 août 1866 au 31 décembre
Elle a en vue l’exploitation, en concurrence avec toute autre société qui se formerait pour le même objet, de toutes les voitures de place, de régie ou de remise et autres dont elle est propriétaire, et tout ce qui se rattache à l’exploitation des transports dans Paris et la banlieue.
Le siège de la Société est à Paris, place du Théâtre- Français.
L’inventaire a lieu au 31 décembre. — L’assemblée générale annuelle se réunit dans le courant du mois d’avril ; il faut posséder 20 actions pour en faire partie.
Le capital social est de 42,500,000 francs, divisé en 85,000 actions, libérées, au porteur ou nominatives, de 500 fr. chacune, dont les intérêts et dividendes sont payables en janvier et juillet.
Le Conseil d’aministration est composé de MM. Bixio, président; — Delamarre, vice-président; — Hallaire; — de Guntz ; — Louis Binder ; — de Corcelle ; — Delessert ; — Lavollée ; — Malpas-Duché ; — Marion ; — Rilling ; — Sauvageot.
IL Des emprunts par obligations de la compagnie. — La Compagnie générale des voitures à Paris a contracté successivement deux emprunts par obligations ; le premier en 1857, le second en 1876.
L’emprunt de 1857 comprend 27,000 obligations
4 p. 100, émises à 80 francs, remboursables à 125 fr. en 55 ans, de 1860 à 1914, au moyen d’un tirage au sort. Ces obligations produisent un intérêt annuel de
5 francs. — Toutefois sur les 27,000 obligations que le conseil d’administration avait été autorisé à négocier, il n’en a été émis que 8,950; en outre, par suite des amortissements effectués, il nerestaitplusen circulation, au 1er janvier 1882, que 5,435 titres.
L’emprunt de 1876 comprend 21,610 obligations 5 p. 100, remboursables à 500 francs en 40 ans, de 1876 à 1915, au moyen d’un tirage au sort qui a lieu en septembre. — Ces obligations produisent un intérêt annuel de 25 francs, payablepar moitié les 1er avril et 1er octobre.
DES SOCIÉTÉS INDUSTRIELLES
III. De la situation financière de la compagnie. — Pendant de longues années, même depuis sa réorganisation en 1866, la Compagnie générale des voitures a eu une existence difficile, et ses cours se sont tenus bien au-dessous du pair. Si l’on se reporte, par exemple, à la période de sept ans qui s’est écoulée de 1867 à 1874, on trouve que le cours le plus élevé a été 326 fr. 25 et le plus bas 158 francs. Après avoir été de 322.50 au plus haut et de 230 au plus bas en 1874, les cours ont commencé à s’élever lentement, sans avoir pu cependant atteindre le pair jusqu’en 1878. En 1878,1e dividende ayant été de 50 fr. par action, il en résulta une progression plus sensible. En 1880, les cours montèrent jusqu’à 670 fr., avec un dividende de 35 francs; enfin, en 1881, ils atteignirent 900 francs, pour redescendre, en 1882, à 8*85,850,780 fr. etc. — En même temps que les recettes brutes suivaient une progression et finissaient par amener une élévation des cours, la proportion des frais généraux était allée en diminuant. En 1877, on trouve 87 fr. 20 de dépenses contre 100 fr. de recettes. En 1878, où le trafic a reçu un développement exceptionnel à raison de l’Exposition universelle, on trouve 79 fr. 70 de dépenses contre 100 fr. de recettes. En 1879, la dépense est remontée à 86 fr. 89 pour 100, avec la diminution du trafic ; mais elle est redescendue à 84 fr. 30 en 1880, et à 81 fr. 09 en 1881, en sens inverse de la marche ascendante du trafic.
Les recettes générales de l’exercice de 1881 ont été de 22,733,317 fr., en augmentation déplus d’un million 1/2 sur celles de 1880. Les dépenses générales se sont
élevéesà 18,431,399 fr.,en augmentation de723,228 fr., sur celles de 1880. Les dépenses et les recettes se sont donc accrues toutes les deux; mais l’accroissement des recettes a eu lieu dans une proportion bien plus forte. C’est pourquoi les bénéfices réalisés en 1881 se sont élevés à 4,301,918 fr., alors qu’en 1880 ils n’étaient que de 3,364,450 francs. — Après tous prélèvements statutaires et autres, le dividende a été fixé à 45 fr. pour les actions de capital et à 20 fr. pour les actions de jouissance.
Pour l’exercice de 1882, les recettes se sont élevées à 22,127,376 francs.
SECTION X