Emotions and will, chap. v, 3* édit
2. Principes de psychologiey !!• partie, chap. ix. Plaisirs et Douleurs.
3. En corrigeant les épreuves de la seconde édition, j*ai appris la mort de M. Dumont plus d'une fois cité dans le cours de cet ouvrage. Cette mort prématurée a causé les plus vils
regrets à tous les amis de la philosophie.
différentes de douleurs, parce que Tune et l'autre se ramènent à un seul et même fait, celui d'une insuffisance, d'une diminution, d'un défaut, qui est le caractère commun et essentiel de toutes les douleurs et ne peut pas servir à les distinguer ^ . Si donc nous ne voulons pas sortir des plaisirs en eux-mêmes, on voit que nous sommes réduits à l'intensité, en y joignant la durée, pour unique base de la classification des phénomènes de la sensibilité. Cependant peut-être ces deux seuls caractères paraîtraient-ils au premier abord pouvoir suffire à un grand nombre de distinctions et de subdivisions, à cause de la multiplicité des degrés d'intensité, depuis les plus petits plaisirs ou les plus petites douleurs, depuis le minimum de ce que nous pouvons sentir, jusqu'à ce maximum de plaisir ou de douleur que notre nature peut supporter? Malheureusement l'instabilité de ces degrés, non moins grande que leur multiplicité, ne permet pas d'y fonder des divisions fixes et stables. L'unité de mesure pour les comparer les uns aux autres nous fait complètement défaut. Sans doute nous jugeons bien que certains plaisirs sont plus grands, plus vifs, plus durables que d'autres; mais de combien ceux-ci l'emportent-ils sur ceuxlà? L'un est-il double ou triple, ou bien seulement