‹ Du plaisir et de la douleurChapitre 14 sur 107 · Garnier, Des facultés de Vâme, I" vol., liv. VI, chap. m · texte numérisé non relu

Garnier, Des facultés de Vâme, I" vol., liv. VI, chap. m

2. Metaphysics^ lectures ti et 25. Kânt avait donné la mcme loi dans son Anthropologie. H. Spencer admet le même antagonisme qu*HamiUon entre la perception et la sensation, quoiqu'il ne Texplique pas de la même manière. (Principes depsychologiey I*vol., cHap, des Sentiments.)

des idées, la plus obscure des perceptions. Malgré tous les efforts d'Herbert Spencer et des partisans de la doctrine de l'évolution pour rendre plausible une pareille métamorphose d'une affection en une représentation, il restera toujours entre elles autre chose que la différence d'un état primaire et d'un état secondaire de l'esprit *, c'est-àdire il y aura toujours une différence de nature et non un simple degré de complication.

Par contre une idée quelconque, la plus obscure, la plus humble des idées, la perception d'une saveur ou d'une odeur, relève au même titre que celle du premier principe des choses, de la faculté générale de connaître, et nullement de la sensibilité, qui est la faculté irréductible d'éprouver du plaisir et de la douleur, et non une faculté de connaître subalterne et d'ordre inférieur*. Que si la dernière des idées ne se laisse pas convertir en une sensation, pas davantage le sentiment le plus noble, le plus vif, ne se transformera en une idée. Avec les plus grands sentiments du monde on ne réussira jamais, a bien dit Cousin, à former la plus petite pensée. Pascal a tort de dire que le cœur connaît la vérité ; Vauvenargues se trompe aussi quand il fait venir du cœur les grandes pensées. Les grandes pensées ne viennent pas du cœur, mais le

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