‹ Du plaisir et de la douleurChapitre 29 sur 107 · Sensés and intellecty chap. iv · texte numérisé non relu

Sensés and intellecty chap. iv

sifs^que ces deux termes sont en réalité des termes contradictoires*.

Des plaisirs des sens, passons aux plaisirs de l'esprit. Un des plus vifs, mais non toujours des pjus élevés, est celui du rire.

D'où vient ce plaisir subit dont l'expression si vive ébranle à la fois, par une sorte de commotion, l'esprit et le corps? C'est un petit problème de psychologie qui a son intérêt et ses difficultés. La cause du rire, comme dit Voltaire, est une de ces choses plus senties que connues^. Cependant d'illustres philosophes, chez les anciens et chez les modernes, n'ont pas dédaigné de chercher l'explication du rire. Aristote, dans sa Poétique^ ^ fait consister le risible : « en quelque défaut ou difformité qui n'a rien de douloureux ou de bi^ grave

I. Nous reviendrons bientôt sur cette question en parlant des plaisirs de l'oisiveté. En prenant Tactivité, comme nous le faisons, dans son sens le plus général et dans toutes ses manifestations, il n'est nullement besoin de lui adjoindre, comme Bain, je ne sais quel principe mal déflni de stimulation. D'ailleurs il est lui-môme fort peu affirmatif sur la réalité et la nécessité de ce nouveau principe, comme on en peut juger par sa conclusion : c Dans l'état actuel de la science, il convient mieux de ne donner à aucun des deux principes la prédominance sur rautre. Si une certaine vitalité physique, au moins dans certains organes, n'est pas la condition nécessaire du plaisir, elle peut toujours contribuer à l'augmenter; or dans la pratique c'est toujours tout ce que nous avons besoin de considérer. ■

%. Préface de VEnfant prodigue,

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