In-12, chap. I«, Neufchâtel
A. Ethic.y lih. V, prop. 10, schoJi€, . < ; ; ' .
loi-même t'apprend que la joie s'excite eo ton âme à la vue de tes perfections et la tristesse à la vue de tes désordres et de tes misères ^ »
Ainsi, dans l'ordre intellectuel et moral, comme dans l'ordre physique, le plaisir et la douleur se lamènent toujours, soit à un exercice et à un développement, soit à un empêchement ou restriction de quelque branche de notre activité essentielle, de quelque partie de notre être.
Nulle augmentation, nul perfectionnement de notre être ne va sans le plaisir et la joie, nul amoindrissement, nulle déchéance, ne va sansla douleur et la tristesse, voilà la grande loi ; voilà en quelque sorte la sanction donnée par la sensibilité à la loi morale.