‹ Du plaisir et de la douleurChapitre 41 sur 107 · Encyclopédie, art. Plàisiu · texte numérisé non relu

Encyclopédie, art. Plàisiu

' Fontenelle n'a pas dédaigné de faire une comparaison entre rèsprit du jeu et l'esprit géométrique : « L'esprit du jeu, dit-il, n'est pas estimé ce quil vaut. Il est vrai qu'il est un peu déshonoré par son objet et par la plupart de ceux qui le possèdent, mais il ressemble assez à l'esprit géométrique. Il demande aussi beaucoup d'étendue pour embrasser à la fois un grand nombre de rapports, beaucoup de sûreté pour déterminer le résultat des comparaisons et^ de plus, une extrême prompt titudé d'opérer*. 1) : ■ z

L'àttraît même des jeux dé hasard n'est paè •uniquement dans l'enjeu. Tel s'y passionne qui n'est ni intéressé ni avare, qui n'a pas à redouter la perte et qui n'a que faire du gain. Les vicissi-: tudes de crainte ou d'espérance par où ils nous font passer, les continuelles agitations, les vives secousses qu'ils donnent à l'esprit, voilà, pour une grande part, le secret de la passion, de l'ivresse qu'ils excitent.

Combien frappant est le contraste des effets de l'inaction ! Quel tourment que celui de l'ennui, cet inséparable compagnon du désœuvrement ! Sénèque a raison : « In odium viiam sui adducere solet iners otium*. ^ « Ce qui tue, ditG. Sand, c'est de sentir tout son être inutile. » L'ennui, le spleen^

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