‹ Du plaisir et de la douleurChapitre 46 sur 107 · Platon, le Philèbe, trad. Cousin, t. III, p · texte numérisé non relu

Platon, le Philèbe, trad. Cousin, t. III, p

4. Ka\ ev xoîç irlvOeai xa\ 6pvivoi; âyYiveTai tiç fj6ov^. *H (lév yàp

autre expression non moins vraie, non moins profonde, d'Homère : iiupoç yooio, qu'on ne retrouve pas moins souvent, dans V Iliade et TOdyssée, que

celle de TéjOTruv yooio.

Ovide a dit aussi :

Fleque meos casus ; est quaedam flere voluptas, Expletur lacrymis egeriturque dolor ^

et Sénëque : « Fit infelicis animi prava voluptas dolor*, » et ailleurs : f Inest quiddam dulce tristitiae^. »

Lucain nous montre Cornélie, après la mort de Pompée, embrassant étroitement sa cruelle douleur; elle jouit de ses larmes, elle aime son deuil à la place de l'époux qu'elle a perdu :

Sœvumque arcte complexa dolorem Perfruitur lacrymis et amat pro conjuge luctum.

Voici une pensée analogue de Sénèque le tragique :

Mœror lacrymas amat assuetas Flendi miseris dira cupido est*.

li^iry), e7i\ x$ }f.r\ ûicapxeiv, vjôovri ôà êv tû iie|iVT)<T6ai xa\ ôpâv

«wç êxeivov, xa\ à ïirparcE, xa\ otoç yiv. Ato xa\ xoOxo eî^Yjxat,

cîîç çàxo : ^

Toîffi 6e icâdiv £9 î'tJLepâv (i>p<Te yoofo.

(Arist., Rhét^ liv. I, chap. xi.)

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