Platon, le Philèbe, trad. Cousin, t. III, p
4. Ka\ ev xoîç irlvOeai xa\ 6pvivoi; âyYiveTai tiç fj6ov^. *H (lév yàp
autre expression non moins vraie, non moins profonde, d'Homère : iiupoç yooio, qu'on ne retrouve pas moins souvent, dans V Iliade et TOdyssée, que
celle de TéjOTruv yooio.
Ovide a dit aussi :
Fleque meos casus ; est quaedam flere voluptas, Expletur lacrymis egeriturque dolor ^
et Sénëque : « Fit infelicis animi prava voluptas dolor*, » et ailleurs : f Inest quiddam dulce tristitiae^. »
Lucain nous montre Cornélie, après la mort de Pompée, embrassant étroitement sa cruelle douleur; elle jouit de ses larmes, elle aime son deuil à la place de l'époux qu'elle a perdu :
Sœvumque arcte complexa dolorem Perfruitur lacrymis et amat pro conjuge luctum.
Voici une pensée analogue de Sénèque le tragique :
Mœror lacrymas amat assuetas Flendi miseris dira cupido est*.
li^iry), e7i\ x$ }f.r\ ûicapxeiv, vjôovri ôà êv tû iie|iVT)<T6ai xa\ ôpâv
«wç êxeivov, xa\ à ïirparcE, xa\ otoç yiv. Ato xa\ xoOxo eî^Yjxat,
cîîç çàxo : ^
Toîffi 6e icâdiv £9 î'tJLepâv (i>p<Te yoofo.
(Arist., Rhét^ liv. I, chap. xi.)