‹ Du plaisir et de la douleurChapitre 5 sur 107 · X AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

X AVERTISSEMENT

Ce que le vulgaire connaît si .bien, assprémenl: ceux-là ne l'ont pas ignoré qui ont fait profession d'étudier la nature humaine. Quelle connaissance approfondie du cœur humain et des passions dans les grands écrivains, dans les poètes anciens et modernes ? Quelles admirables analyses de nos penchants, des séductions du plaisir, des tentations, des effets de la concupiscence, chez les moralistes, chez les casuistes et chez les théologiens !

Mais c'est en psychologue, non en moraliste ou en théologien, que nous nous proposons de traiter du plaisir et de la douleur. Il ne sera pas ici question du problème de Torigine du mal, du vice et de la vertu, ni du souverain bien et du bonheur. Le bonheur est un état, le plaisir n'est qu'un sentiment passager. Nous traiterons seulement de la cause première dû plaisir et de la douleur, de ce qui les distingue de tous les autres phénomènes de l'âme, de leurs rapports réciproques, de la méthode à suivre pour classer les modes, si nombreux et si divers, par lesquels ils se manifestent, sans nulle interruption, à tous les instants de notre vie. A ce point de vue de la piire analyse psychologique, le sujet; quelque vieux qu'il soit, nous semble moins rebattu, moins épuisé qu'au regard de la conduite ;(îe b vie, du bonheur.ou de la morale.

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