‹ Du pneumothorax essentiel ou pneumothorax sans perforationChapitre 11 sur 25 · OBSERVATION VI · texte numérisé non relu

OBSERVATION VI

« Un jeune homme de 20 ans entre à l’hôpital le 26 janvier 1823 , pour une affection de poitrine caractérisée par de la toux et des pal-

pitalions; au bout de quelque temps il éprouva delà dyspnée, de l’agitation , et mourut avec ces différents symptômes.

« A l’autopsie, on trouva le poumon gauche comme un moignon caruifié, vide d’air; il n’y avait pas de tubercules , pas d’épanchement liquide, pas d’altération de la plèvre. On n’entendit pas d’air s’échapper, mais le vide qui existait dans la plèvre n’avait pu être rempli que par un gaz. »

Dans certaines pleurésies, la partie supérieure de la poitrine donne une sonorité exagérée: Williams et Skoda, qui ont insisté sur ce son fympanique, en ont donné une théorie différente. Il ne m’appartient pas (le discuter la valeur des raisons émises de part et d’autre ; je dirai seulement que le fait clinique a été confirmé depuis par divers ol)servateurs , que M. Roger l’a observé 41 fois sur 51 pleurétiques, enfin (|ue M. le professeur Grisolle lui donne l’appui de son autorité : eh bien, cette exagération du son sous-claviculaire me paraît parfaitement rendre compte de l’observation de M. Dowel , et je crois (ju’il est absolument inutile de faire intervenir soit une rupture d’un lobule, soit un tubercule sous-pleural (le malade n’avait aucun signe de phthisie), pour expliquer un pneumothorax dont il n’y avait d’ailleurs aucun syn)plôme, ni respiration amphorique, ni tintement métallique, ni succussion hippocratique. Une douleur de coté très-vive, annonçant une pleurésie, ne me paraît pas une rareté.

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