‹ Du pneumothorax essentiel ou pneumothorax sans perforationChapitre 18 sur 25 · OBSERVATION XVIII (I · texte numérisé non relu

OBSERVATION XVIII (I

Épanchement pleurétique avec pueuniotliorax , et tubercules pulmonaires et

intestinaux.

«Un Allemand, âgé de 35 ans, était déjà enrhumé depuis plusieurs

(I) Andral , Clinique médicale^ t. IV, p. 5H, F édition. 18S2. — Proust.

mois lorsqu’il entra à la Charité. 11 présenta alors tous les caractères d’une phthisie pulmonaire au deuxième degré. Quinze jours environ après son entrée, dans la nuit du 11 au 12 juillet, il fut pris tout à coup d’une vive douleur au-dessous du sein gauche; en même temps, gêne extrême de la respiration. Dans la matinée du 12, persistance de la douleur, léger râle crépitant en arrière, à gauche, au niveau de l’angle inférieur de l’omoplate; partout ailleurs bruit respiratoire fort et net; pouls dur, fréquent; peau brûlante (24 sangsues sur le côté). Une heure après la visite, le malade expectora une grande quantité de sang écumeux et vermeil.

«Le Cl. Continuation de l’hémoptysie; disparition de la douleur, persistance de la dyspnée et de la fièvre.

Le 16. Nouveau crachement de sang qui cesse dans la journée. Jusqu’à cette époque, la poitrine, percutée, avait présenté partout sa résonnance naturelle; le bruit respiratoire s’était partout entendu d’une manière nette, excepté à gauche, en quelques points, où l’on entendait un mélange de râles muqueux et crépitants, résultat probable de la présence de quelques petites cavités tuberculeuses.

« Le 17. Le bruit respiratoire ne s’entend plus à gauche et en arrière, bien que, dans cette même étendue, la sonorité de la poitrine fût beaucoup plus grande qu’à droite, ce qui n’avait pas lieu les jours précédents. Le lendemain, il y avait aussi, sous la clavicule gauche, absence complète du bruit res()iratoire et en même temps grande sonorité.

«Jusqu’au 28, pas de changements. Ce jour-là on reconnut pour la pi emière fois l’existence d’un son mat à gauche, en arrière, depuis la partie inférieure de l’omoplate jusqu’à la base du thorax. En même temps, on entendit très-distinctement la succussion hippocratique.

«Dans le cours du mois d’août, progrès de l’épanchement.

« Dans les premiers jours du mois de septembre, le flot de liquide cesse de se faire entendre.

«Mort le 12.

a Ouverture du cadavre. Le thorax paraissait un peu plus bombé à gauche qu’à droite; mesuré, le côté gauche fut trouvé en effet plus large de 5 lignes. Une incision légère ayant été faite à un des espaces intercostaux supérieurs du côté gauche, aucun sifflement ne se fit entendre, aucune bulle d’air ne s’échappa; 1 litre et demi environ de sérosité citrine mêlée à des flocons albumineux, remplissait la plèvre gauche. I.es deux surfaces costale et pulmonaire de cette membrane étaient tapissées par des concrétions albumineuses étendues en pseudo-membranes. Des adhérences assez solides formant des brides longues de plus de 2 pouces unissaient aux côtes le sommet du poumon. Le poumon, qui était fortement comprimé , se laissa facilement distendre par l’air qu’on y insuffla. 11 contenait, ainsique le droit, de nombreux tubercules, dont plusieurs étaieîit ramollis. »

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