INTRODUCTION
De tous temps, les rapports réciproques de la gestation et de la tuberculose ont suscité de multiples discussions. En dernier lieu, la plus ample controverse s’est déroulée en 1922 à l’Académie de Médecine, à la suite d’une communication assez encourageante de MM. Dumarest et Brette (27 juin 1922), communication relatant 7 observations de tuberculeuses ayant mené à terme leur gestation sans aggravalion de leur état pulmonaire, l’évolution tuberculeuse ayant même été, chez quelques-unes d’entre elles très nettement améliorée par la gestation. Pour les auteurs : « Cette amélioration aurait été liée à la suppression momentanée de la menstruation dont on connaît les phénomènes réactionnels si fréquents chez la femme tuberculeuse. »
Comme le rappellent, d'autre part, MM. Nobécourt et Coletsos dans leur magistral article sur l’influence de la puberté sur la tuberculose pulmonaire des filles, et les effets du pneumothorax thérapeutique : H. Coulaud pense, comme Daremberg l'avait dit avant lui, que : « La menstruation peut entraîner un retard ou un affaiblissement de la cuti-réaction à la tuberculine, et qu’il existerait, en conséquence, au moment de la menstruation chez les tuberculeuses, une véritable anergie tuberculinique ». Pour leur part, MM. Nobécourt et Coletsos ont assez souvent vérifié l'exactitude de cette affirmation, ils sionalent cependant avoir rencontré quelques exceptions à cette règle.
À la suite de cette communication de MM. Dumarest et Brette, MM. les Professeurs Bar, Pinard,