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chaque jour davantage (elle avait maigri de plus de 19 kilos en 2 ans), très essoufflée, accusant de nombreux points de côté, toussant et crachant baeucoup, elle se décide, enfin, à consulter.
Elle entre à l'Hôpital Saint-Antoine, Service du Professeur Bezançon le 25 octobre 1927 ; à ce moment, l’auscultation montre, à gauche, de nombreux et gros râles humides, aux deux temps de la respiration, la plupart d’entre eux à timbre de gargouil-, Jants. La percussion révèle, en outre, une matité assez étendue du sommet gauche. À droite, l’auscultation montre une respiration rude.
Les examens radiologiques mettent en évidence la présence au sommet gauche d’une zone largement excavée ; 11 s’agit donc d’une tuberculose fibro-caséeuse en pleine poussée évolutive avec caverne apicale à gauche. Enfin l’expectoration montre la présence de nombreux B. K.
À son entrée, la malade pèse 44 kilos 200 ; le professeur Bezançon et le Docteur Braun décident l'institution d’un pneumothorax artificiel droit.
1 insutHation le20:.N0ÿ.-#927 : "8 250 — 6
2° insufflation le 25 nov. 1927: —10 250 — 8
Dès le 26 novembre, on note un bon décollement. L'état de la malade s'améliore déjà, et dans les jours suivants, la dyspnée et l'oppression vont complètement disparaître. Les insufflations sont poursuivies régulièrement, ainsi, 6 décembre —10 300 —6. Le 16 décembre on a obtenu un décollement complet, l’expectoratoin n’est plus bacillifère. On continue les insufflations en restant aux environs de 300 cmce à chaque fois.
Dès le mois de Février 1928, la malade se sent considérablement améliorée, le décollement s’est encore accentué. Le pneumothorax est poursuivi dans les mêmes conditions sans pousser.
Cependant on note, au début d'avril, la pré-
SG Se
sence d’une petite réaction liquidienne dont l’augmentation en fin avril commande la suspension des insufflations. En fin mai, le liquide commence à régresser. En fin juin, on ne voit plus de niveau de liquide, mais le décollement n’est plus visible ; comme l’état général est parfait, on ne reprend pas les insufflations.-
Le 7 septembre 1928, la malade, toujours en excellent état, part en cure sanatoriale à la Tuyolle. Après un séjour de 7 mois et demi, la malade revient en fin avril 1929, présentant un merveilleux aspect général (l’expectoration n’est plus bacillifère depuis plusieurs mois, d’ailleurs, à ce moment, la malade ne crache plus et ne tousse plus). Elle pèse 63 kilos 300, ayant repris plus de 19 kilos en 18 mois.
Le 14 octobre 1929, la malade revient consulter à Saint-Antoine, enceinte de trois mois et demi, elle se sent fatiguée, l’auscultation révèle la présence de quelques sous-crépitants dans l’aisselle ; la malade continue cependant à travailler. Son état s’améliore d’ailleurs rapidement après quelques semaines de repos, sa grossesse, d'autre part, se poursuit normalement.
Le 26 mars 1930, la malade, à terme entre à la Maternité de l'Hôpital Saint-Antoine Service du Professeur Ag. Lévy-Solal. Elle accouche spontanément dans la soirée de 2 jumeaux, le premier un garçon mort-né pèse 980 grs., le deuxième une fille vivante pèse 1 kilo 120, très chétive, elle meurt deux jours plus tard.
Délivrance naturelle et complète, poids 450 grs. Suites de couches : température à 38°, 38°2 jusqu’au 7° Jour, ensuite retour, en lysis à la normale atteinte le 10° jour. La malade sort le 11° jour en bon état et se remet au travail 8 heures par jour, dé son métier de cartonnière, deux mois plus tard.
Re 2
triage et un toujours à un nuès
lus d' un an à après accouche bien n portante et travaille ré-
Tuberculose ulcéro-caséeuse du lobe supérieur gauche fébrile et évolutive avec spélonque du sommet traitée par un pneumothorax artificiel gauche pendant deux ans. — Deux mois après la cessation des insufflations, la malade commence une grossesse et accouche normalement. — Actuellement, 9 mois après l’accouchement, la malade se porte excessivement bien et travaille régulièrement.
OBsSERVATION N° 4
Mme Ot. Paulette, 18 ans.
La malade, qui s'est mise à tousser et à cracher au cours de l'hiver 1926-1927, commence à maigrir et à présenter de la température vespérale, vers le mois de mars 1927. Très fatiguée et asthéniée, elle entre à l'Hôpital Rothschild, le 30 mai 1927, pesant 55 kilos.
L'examen à l’entrée à l'Hôpital montre à gauche l'augmentation des vibrations respiratoires, une respiration rude, et dans l’aisselle, on perçoit de gros râles à tendance humide. A droite, on entend simplement une respiration un peu rude. La radiologie met, d'autre part, en évidence, l'existence au sommet gauche d’une zone de condensation centrée par un espace clair, arrondi, excavé, qui donne bien l’impression d’une spélonque de dimension moyenne ; sur tout le reste du champ pulmonaire gauche, on observe une grisaille assez marquée. La malade présente une température vespérale aux alentours de 38°5, elle tousse et crache beaucoup, son expectoration est bacillifère.
La malade, mise au repos pendant 3 mois, conlinue cependant à tousser et à cracher, sa température persiste, on décide, en conséquence, d’instituer
un pneumothorax gauche. Première insufflation, le 12 septembre 1927. Dès les premières insufflations, on obtient un assez bon décollement, l'état général s'améliore rapidement. Le pneumothorax est continué régulièrement 2 fois, puis 1 fois par semaine. Le 7 novembre, on note la présence d’une mince couche de liquide à la base, l’expectoration est toujours bacillifère, mais la température est revenue sensiblement à la normale. Les insufflations sont poursuivies, ainsi, le 5 décembre-: —4 550 —5, mais à partir du 10 décembre, le niveau liquidien s'élève sensiblement, en même temps qu’il se produit une réaction fébrile pendant un mois.
En janvier, la malade est envoyée au Sanatorium de lEspérance, à Hauteville, où le pneumothorax est poursuivi par les soins du Docteur Bonafé. La malade est insufflée tous les 15 jours environ, on insuffle chaque fois une quantité d'azote d'environ 150 cm3. Les pressions terminales étant d'environ +4 à +6. L'état général est excellent, en quatre mois, la malade a augmenté de 5 kilos, l’expectoration n’est plus bacillifère.
__ Le 5 avril 1928, la malade, revenue d'Hauteville, se présente au contre de triage de l'Hôpital Saint- Antoine, le Docteur Braun et le Docteur J. Frey- Ragu constatent qu'il existe toujours, à ce moment, une couche de liquide à la partie moyenne du poumon. Ce jour-là, insufflation : —8 150 +6, de même le 20 avril : —6 150 +6. Les insufflations sont poursuivies au Centre de triage tous les 15 jours dans les mêmes conditions qu'au sanatorium. En mai, le liquide commence à diminuer, le 1° juin, le collapsus est toujours parfait, il n’y a plus qu’un travers de doigt de liquide, on insuffle : —8 150 +6. Quinze jours plus tard, le liquide a presque disparu, en conséquence, on augmente un peu la quantité d'air insufflée : 20 juin : —10 300 +4. Par la suite, les insufflations sont poursuivies régulièrement dans les