‹ Du Pneumothorax Thérapeutique chez les Tuberculeuses GravidesChapitre 20 sur 47 · OT · texte numérisé non relu

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mêmes conditions, tous les 15 jours, ainsi : 19 OCtobre : o 200 —4. En fin novembre, le liquide réapparaît et monte légèrement, on diminue la quantité d’air insufflée.

En janvier 1929, le liquide a beaucoup diminué, la malade est en parfait élat général, en un an environ, elle a engraissé de plus de 8 kilos. Les insufflations sont poursuivies dans les mêmes conditions, ainsi : 22 Février : —4 225 —6

3 Mai: —6 150 +4 14 Juin: —4 150 +8 on décide d’arrêter progressivement le pneumothorax, l'examen des crachats n’a plus jamais montré la présence de B.K. depuis plus de 18 mois :

26 Juillet : —10 100 —4 20 Septembre : —10 75 —8

La dernière insufflation a lieu le 18 octobre 1929 : —10 795 —6. L’auscultation et les examens radiologiques montrent un état Jocal parfait, la malade présente, d'autre part, un merveilleux aspect général, elle est autorisée à reprendre une existence normale.

Deux mois après, en décembre 1929, commence une grossesse qui évolue normalement ; la malade est suivie régulièrement par le centre de triage, sa grossesse est fort bien supportée, l’état général reste toujours excellent. La malade entre, le 7 août, à la Maternité de l'Hôpital Saint-Louis, Service du Docteur Gathala ; elle accouche spontanément le 8 août, à 10 heures 30, d'un garçon vivant pesant 3 kilos 600. Délivrance naturelle et complète, 430 grs. Suites de couches normales sans température. L'enfant vacciné au B. C. G., mis à l'allaitement artificiel, est envoyé en placement familial, il se porte fort bien actuellement. La malade est toujours suivie par le centre de triage. Elle écrit, le 4 mars 1931 :

« Je travaille, comme facturière, sur machine

ÉD) T pe

Elliot-Fischer, travail très très dur, mais que je supporte néanmoins très bien, à un point que, souvent, j'en viens à me demander si j'ai vraiment été malade.

« Mon bébé, qui est en nourrice, se porte très bien lui aussi. Je viens de passer un hiver excellent sans un rhume, sans rien, et pourtant je vais

au lavoir tous les-15 jours et j'y fais de grosses

lessives, comme vous le voyez, tout va bien. »

DD

Tuberculose ulcéro-caséeuse lobaire supérieure droite à marche évolutive rapide traitée par un pneumothorax artificiel arrêté un an après, la guérison clinique étant obtenue. — Trois ans après la malade mène à terme une grossesse et accouche normalement. — Quatre ans après l’accouchement, l’état général est toujours parfait.

(communiquée par M. le Docteur Braun)

Mme De... Lucie, 35 ans.

La malade, qui a commencé à maigrir, à tousser et à cracher dès le début de l’année 1923, se sent, au cours de l’été, de plus en plus fatiguée et asthéniée, enfin elle s'inquiète d'une température vespérale persistante, elle vient consulter le Docteur Braun, en fin septembre 1923.

À ce moment, l’auscultation révèle l’existence d'une tuberculose ulcéro-caséeuse lobaire supérieure droite excavée dont la radiologie montre l’accentuation rapide, d'autre part, l'expectoration est bacillifère. Le Docteur Braun institue, le 4 octobre, un pneumothorax artificiel droit. Les insufflations poursuivies régulièrement sont en moyenne de 3 à 4 cm3. |

On obtient, dès le début, un bon collapsus. Dès la fin octobre, le pneumothorax se montre très rapidement efficace, la malade ne tousse plus, ne crache plus, engraisse. En novembre, un épanchement apparaît ; on poursuit le traitement en diminuant la quantité d'air insufflée à chaque fois, d’ailleurs, dès janvier 1924, le liquide commence à diminuer, il a complètement disparu en mars 1924, mais il s’est

produit un épaississement pleural remontant jusque sous la clavicule (il semble qu'il s’agit d’un commencement de sclérose. Le pneumothorax est continué à faible pression jusqu'en décembre 1924. A ce moment la radiologie montre que le champ pulmonaire droit est simplement moins transparent que le gauche, cette diminution de transparence étant d’ailleurs particulièrement marquée au sommet, sous la clavicule, ainsi qu'à la partie moyenne où l’on note quelques ombres à contours irréguliers. Il existe en bas une zone opaque correspondant à l’épaississement pleural, vestige de l’épanchement liquidien.

Il y a donc une amélioration très marquée et, comme les lésions paraissent n'être plus du tout en voie d'évolution, on arrête le pneumothorax. La malade reste enocre au repos pendant une année, au bout de ce temps la guérison clinique est alors parfaitement obtenue, la malade a augmenté de 20 kilos.

Moins d’un an plus tard, la malade se marie ; en fin 1926, elle commence une grossesse qu'elle supporte parfaitement bien et mène à terme dans les meilleures conditions. Accouchement en mai 1927. L'accouchement n’a eu aucune répercussion sur sa santé.

Actuellement, la malade, qui habite toute l’année la campagne, se porte extrêmement bien, quatre ans après avoir accouché, six ans et demi après l'arrêt du traitement. L'enfant est en parfaite santé.

Arr

Tuberculeuse guérie cliniquement de ses lésions gauches par un pneumothorax arrêté, mais chez laquelle de graves lésions droites apparaissent 6 mois plus tard. — La malade refuse cependant l’institution d’un second pneumothorax. — Les lésions évoluent lentement. — Deux ans et demi après

; [4 2 commence une grossesse au cours de laquelle l’état

de la malade s’aggrave peu à peu. — Un pneumothorax droit, enfin accepté, allait être institué, lorsque la malade accouche au 8° mois. — Quelques jours après l’accouchement le pneumothorax droit est institué. — Actuellement, 6 mois après l’accouchement, le collapsus, qui est cependant incomplet, agit toujours efficacement, l’état de la malade est très satisfaisant.

OBsERVATION N° 6

Mme Hi... Amélie, 35 ans.

À la suite d’une grippe contractée en 1920, la malade se mit à tousser et à cracher abondamment. Au cours de l’année 1922, son état déclina progressivement, malgré un assez long séjour à la campagne (amaigrissement de 15 kilos en un an).

En octobre 1922, la malade vient consulter au dispensaire Léon-Bourgeois. L'examen, à ce moment, montra à l’auscultation l'existence d’une condensation Îlobaire supérieure gauche excavée (assez nombreux râles humides dans le champ pulmonaire gauche, gros bloc de matité à la percussion).

La radiologie révéla l'existence de nombreuses taches et marbrures du champ pulmonaire gauche avec, au sommet, plusieurs petites spélonques immédiatement au-dessous et en dehors de l’articulation sterno-claviculaire, d'autre part, le sommet

En EE Ces

droit paraissait nuageux à la toux, un pneumothorax artificiel fut institué le 26 octobre 1922 :

—5 100 0xXÿ. 350 air —3 deuxième insufflation le 28 oct. 1922 : —3 625 —r. Les insufflations furent poursuivies par la suite entre 350 et 5oo cm3 d’air à chaque fois.

Le collapsus se montra, dès le début, très efficace.

En fin décembre 1922, la malade partit pour Angicourt, ayant engraisé de 2 kilos depuis le début de son traitement.

En février 1923, une inoculation faite au cobaye se révéla négative. La malade resta au sanatorium d'Angicourt jusqu’en février 1924.

Rentrée à Paris, elle se remit à travailler tout en venant se faire insuffler au Dispensaire Léon- Bourgeois. Le pneumothorax était toujours parfait, il ne se produisit jamais de liquide, la compression était totale.

Mais en juillet 1925, la radiologie montra des taches suspectes au niveau du poumon droit, la malade fut renvoyée pendant un an au sanatorium d’Angicourt (de septembre 1925 à octobre 1926).

À son retour à Paris, la malade reprit son travail et le traitement fut poursuivi au Dispensaire Léon-Bourgeois, le pneumothorax étant toujours parfait, sec, efficace et total.

En décembre 1926, la guérison clinique paraissant obtenue, on arrêta le pneumothorax (il n’y avait plus de bacilles depuis plus d’un an). Mais, en juin 1927, la malade prit froïd, se mit à tousser et à cracher, recommença à maigrir, présenta de nombreux points de côté, enfin elle expectora quelques crachats sanglants, à plusieurs reprises.

En juillet, son expectoration était, à nouveau, bacillifère.

Au mois d'août, la radiologie montra l'existence de marbrures sur toute la moitié supérieure du

champ pulmonaire droit où se voyaient, en outre, trois ombres suspectes arrondies au niveau et sous la clavicule.

Le Docteur Hirschberg proposa alors à la malade d’instituer un pneumothorax droit, mais elle refusa et temporisa continuellement. Mise au repos, son état s’améliora peu à peu.

En octobre, les taches et marbrures étaient moins opaques et moins confluentes, les ombres suspectes avaient diminué de volume, on ne trouvait plus que quelques râles à l’auscultation.

En novembre, l’expectoration n’était plus bacillifère, en février 1928, la malade repartit au Sanatorium d’Angicourt, mais son état ne s’y améliora pas énormément.

Elle sort du sanatorium en février 1929 et bien que toussant encore, elle n’observe encore pas les prescriptions médicales et reprend son travail.

Un an plus tard, en février 1930, elle commence une grossesse, À ce moment, son état général n’est pas très atteint, mais elle continue à se surmener beaucoup dans son travail, son état, alors, se met à décliner à nouveau. Au mois d'août, elle fait une hémoptysie, elle tousse de nouveau beaucoup, son expectoration est très abondante et bacillifère. La malade maigrit continuellement, elle accouche le 4 novembre, à 7 h. 35, à la Clinique Baudelocque, d’une fille vivante qui fut vaccinée au B. C. G. et séparée de la mère. Suites de couches : température aux alentours de 38° jusqu’au 13° jour, ensuite retour à la normale.

Peu avant l'accouchement, la malade avait fini par accepter l'institution d’un pneumothorax droit, mais elle accoucha au 8° mois de sa grossesse, la veille du jour où devait lui être institué un pneumothorax.

Après l'accouchement, la malade se sentit mieux et rentra à Laënnec, le 17 novembre 1930. ?

one Le 27 novembre, le pneumothorax droit fut institué : —6 100 oxyg. 300 air —4.

2° insufflation, le 29 nov. : —5 325 —4 3° insufflation, le 1° déc. : —3 350 —2

Les’ insufflations furent ensuite augmentées, puis poursuivies régulièrement aux alentours de 60o cm3. L'état de la malade s’est beaucoup amélioré ; en mars 1931, elle a engraissé de 8 kilos depuis le début du pneumothorax, bien qu'il subsiste une bride sous-claviculaire.

Le traitement est poursuivi actuellement à Laënnec, en attendant, la malade devant, d'autre part, partir incessamment en cure sanatoriale complémentaire.

Son enfant, envoyé en placement à la campaone, est toujours bien portant.

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