BU BR VE
quième, onzième et douxième jours seulement, la température s'élève à 37°8, ensuite tout revient à la normale.
Le dixième jour, la malade est réinsufflée à la Clinique Baudelocque : —12 400 —6.
L'enfant, bien portant, est envoyé en placement familial à la campagne, il est toujours très bien portant actuellement. |
La malade sort de Baudelocque le seizième jour, elle revient le lendemain se faire insuffler au centre de triage : —12 350 —10. Les insufflations sont poursuivies régulièrement à Saint-Antoine tous les huit jours. Ainsi : 17 mai —12 30 —8. Le 24 mai, la radioscopie révèle la présence du côté du pneumothorax d’une bride homogène, on décide, en conséquence, de diminuer la quantité d’air injecté : —12 150
En fin mai, les règles réapparaissent. Au début du mois de juin, on peut augmenter la quantité d’air insufflée, ainsi le 7 juin : —15 300 —15 ; mais, dans les jours suivants, la température s'élève à 38°. La malade ressent une fatigue générale et accuse des points de côté marqués à la base gauche. La radioscopie révèle alors l'apparition d’une mince lame liquidienne. Le 17 juin, la radioscopie faite en oblique, montre deux lignes de niveau de liquide assez nettes superposées l’une au-dessus de l’autre. Au début du mois de juillet, on pratique une ponction qui ramène une petite quantité de liquide séro-fibrineux. Le 2 août, nouvelle ponction et insufflation : —12 100 —2.
Le 9 août, le liquide a complètement disparu, mais il n’y a plus de décollement visible, l’état général est très satisfaisant, bien que l’auscultation révèle quelques craquements aux deux sommets, la malade ne crache d’ailleurs pas. On décide d’envoyer la malade au Sanatorium.
Le 13 septembre, la radioscopie, montre la mo-
bilité du diaphragme gauche, mais on note un léger déplacement médoiastinal. Le 27 septembre, la radioscopie montre une grisaille de tout le champ pulmonaire gauche, le diaphragme de ce côté fonctionne toujours normalement.
La malade part au Sanatorium, le 11 octobre 1927. À cette date, il y a un peu plus de deux mois que son pneumothroax a été arrêté. Il avait été poursuivi régulièrement pendant g mois. La malade quitte le Sanatorium, le 1° décembre 1927, étant en parfait état, elle part de là faire une cure complémentaire au Glandier, elle y reste jusqu’au 22 juin 1928. À sa sortie, elle va encore se reposer deux mois dans sa famille à la campagne, elle reprend son travail de vendeuse à la fin du mois d'août 1928. En novembre 1928, très bon état général. La malade écrit régulièrement au centre de triage pour donner de ses nouvelles, car elle habite Bourges.
Au mois d’août 1930, la malade continue à bien se porter, et travaille régulièrement. Aux dernières nouvelles reçues en fin mars 1931, elle est toujours en très bon état général, quatre ans après l’accouchement survenu alors qu’elle était bacillaire. Le pneumothorax ici a donc donné un excellent résultat. L'enfant, d’autre part, est en parfaite santé.
Lésion lobaire tuberculeuse gauche à point de départ hilo-péri-scissural chez une femme enceinte. — Le pneumothorax pratiqué au cours de la gestation a permis à la malade de mener à bien sa grossesse. — Un an après l’accouchement, les insufflations sont poursuivies régulièrement. — Très bon état général.
Mme Mez. Suzanne, 22 ans-
La malade, mariée à 19 ans, en fin 1927, commence une grossesse en mai 1928. Depuis le début de sa gestation, elle présente constamment des vomissements incoercibles, parfois Striés de sang. La malade entre en travail le 16 février 1929 et est transportée à la Maternité de l'Hôpital Boucicaut (Service du Professeur Ag. Le Lorier). Le 17 février, à 7 heures, on fait une application de forceps et on extrait un garçon vivant pesant 3 kilos 650 ; cet enfant se porte bien actuellement.
Maïs depuis le début du mois de mai 1928, c'està-dire à peu près à l’époque du début de sa grossesse, la malade à commencé à tousser et à maigrir (7 kilos en 12 mois). En septembre 1929, son état continuant à décliner, elle se présente au Dispensaire Léon Bourgeois, (Hôpital Laënnec,) se plaignant de nombreux points de côté à gauche, d’une lassitude extrême, et s’inquiétant de son amaigrissement progressif. Elle est, en outre, à ce moment, au troisième mois d’une nouvelle grossesse. L’auscultation, à ce moment, montre la présence de râles bulleux dans tout le champ pulmonaire gauche, maïs surtout nombreux en avant dans la région sous-claviculaire gauche. En outre, la percussion montre une zone de matité
ÉANS
pe a AR 4 EN au niveau du sommet gauche, à l'examen radioscopique, on constate au niveau du poumon gauche, une diminution de transparence non homogène du tiers supérieur du champ pulmonaire gauche. On note, en outre, sur ce poumon quelques taches bien nettes à la toux. Tout le champ pulmonaire présente enfin, des marbrures marquées particulièrement au niveau de l'angle pariéto-claviculaire. La malade entre le 2 octobre 1929 à l'Hôpital Laënnec dans le Serz vice du Professeur Léon Bernard.
Le Professeur Léon Bernard et le Docteur Triboulet décident d’instituer un pneumothorax gauche. La première insufflation a lieu avec succès le 6 octobre 1929: —6 200 cm3 d'oxygène, 200 em3 d’air —r10.
La malade, dans les jours suivants, présente quelques poussées fébriles à 38°, mais elle augmente de poids et les insufflations s'effectuent convenablement. Ainsi, le 8 octobre : 4oo em3 ; 14 oct. : 5ao ; 226ctobre : 500.
L'enfant de la malade avait été hospitalisé à la Crèche pendant son séjour à l'Hôpital.
La malade sort de l'Hôpital le 24 octobre 1929, et rentre chez elle avec son enfant qu’elle refuse de placer (son expectoration, à ce moment, n’est d’ailleurs pas bacillifère).
En novembre, la malade, enceinte de 4 mois, vient régulièrement se faire insuffler. Ainsi, 13 novembre : —16 500 —2. La radio, à ce moment, révèle un bon collapsus. Dès la fin novembre, la malsde reprend du poids, elle continue cependant à tousser et à cracher. À partir de cette époque, comme on note la présence d’un peu de liquide, les insufflations sont poursuivies régulièrement aux environs de 350 cm3.
Comme, en Décembre, la malade présente à nouveau de fréquents vomissements (quelques-uns striés de sang) on diminue encore la quantité d'air in-
sufflée à chaque fois. Le collapsus reste toujours suffisant, ainsi le 26 décembre —8 125 +4. En janvier on diminue encore, les insufflations ont lieu tous les 8 jours, mais on reste maintenant aux environs de 75 cm3. À ce moment, la malade est au 7° mois de sa grossesse, son état est satisfaisant. Il reste toujours un peu de liquide à la partie inférieure. Insuf-
flation du 26 février 1930 : —6 50 o. Le 12 mars, l’état général est toujours très satisfaisant, une Insufflation a lieu ce jour-là : —6 50 o. À ce moment
la malade est presque à terme.
Elle est transportée à la Maternité de l'Hôpital Boucicaut (Service du Professeur Ag. Le Lorier), le 17 mars 1930, à une heure du matin. Elle rentre à la salle de travail à 8 heures 10, et accouche spontanément à 8 heures 15 (O.I.G.A. — O.P.) d’une fille vivante pesant 3 kilos. Délivrance naturelle et complète à 8 heures 4o, poids 600 grs. Les suites de couches sont normales, la température n’a jamais, en effet, dépassé 37°6.
L'enfant, bien portant, est vacciné au B.C.G., séparé de la mère, il est confié au placement familial des tout petits.
Le pneumothorax est régulièrement poursuivi, ainsi le 2 avril: —4 5o o.
le 16 avril: — 5o +6, mais à cette date le liquide remontant jusqu'aux 3/4 inférieur de la cavité pleurale, on décide de suspendre provisoirement les insufflations.
En juin, on insuffle 2 fois 25 cm3, comme dose d'entretien. Le 25 juin, le liquide remontant jusqu’à la clavicule, on retire par ponction 4oo cm3, et on insuffle 300 cm3 d'air. En juillet, le liquide remonte lentement, le collapsus est toujours parfait ; l’état général est très satisfaisant, la malade ne tousse plus et ne crache plus.
Depuis cette époque, les insufflations sont poursuivies régulièrement tous les 8 jours, elles com-