‹ Du Pneumothorax Thérapeutique chez les Tuberculeuses GravidesChapitre 37 sur 47 · ED AT · texte numérisé non relu

ED AT

26 Mars 1930 : —12 100 +4 9 avril: —12 100 +6 24 avril: —14 100 +6 7 mai : —14 100 +6.

L'état général de la malade est très satisfaisant.

Les insufflations sont poursuivies tous les 15 jours, dans les mêmes conditions, ainsi : 2 juillet 1930: —8 125 +12; 23 juillet 1930 —10 150 +8.

En fin juillet, le collapsus est toujours parfait. La malade, en excellent état, va parfaire sa cure au Sanatorium de Bligny, où l'on continue le traitement.

Elle revient au Dispensaire Léon Bourgeois en janvier 1931, elle a repris son existence habituelle. En juin 1931, la malade est toujours en parfait état, plus de quinze mois après l’accouchement.

L'enfant est toujours en excellente santé.

Tuberculose ulcéro-caséeuse droite à tendance très rapidement évolutive, avec grosse spélonque du sommet droit, soignée par un pneumothorax artificiel. — La collapsothérapie, complétée par une section de brides, amène une telle amélioration qu’elle permet à la malade de mener à bien une gestation survenue au cours de son traitement. — Bien que l’insubordination de la malade ait provoqué une aggravation passagère ayant déterminé une poussée du côté opposé favorisée par le mauvais terrain présenté par la malade, les insufflations poursuivies encore actuellement, près de dix mois après l’accouchement, ont permis d’obtenir une conservation relativement satisfaisante de l’état général. — L’aurothérapie a été récemment associée à la collapsothérapie,

Mme Po. Jeanne, 23 ans.

En 1924, à l’âge de 17 ans, la malade a perdu un frère de tuberculose pulmonaire. Trois ans plus tard, en novembre 1927, la malade se marie ; en mai 1928, elle commence une grossesse qui la fatigue beaucoup, et fait un accouchement prématuré en novembre à l’Hôtel-Dieu (enfant mort-né). Dans le cours des semaines suivantes, la malade présente de nombreux points de côté à droite, perd l'appétit, maigrit progressivement et commence à tousser.

Bien que son état général laisse fort à désirer, la malade continue son métier d’ouvrière d’usine. En juin 1929, l’amaigrissement est devenu considérable, les sueurs nocturnes sont apparues, l’expectoration devient abondante. La malade vient con-

sulter au Dispensaire Léon Bourgeois, le ro juin 1929. À ce moment, l’auscultation montre la présence de nombreux râles gargouillants au sommet droit. La radiologie met en évidence une diminution de transparence non homogène du champ pulmonaire droit avec spélonque de 3 cm. de diamètre au-dessus de la clavicule. Le champ pulmonaire gauche paraît normal. Enfin, on trouve de nombreux B.K. dans l'expectoration.

La malade entre, le 13 juin 1929, à l'Hôpital Laënnec, le Professeur Léon Bernard et le Docteur Triboulet décident d’instituer un pneumothorax artificiel droit:

1° insufflation, 16 juillet : —10 100 oxy. 275 air —7. 2° insufflation, 18 juillet: —10 450 —7.

3° insufflation, 23 juillet: —14 boo —7.

4° insufflation, 30 juillet : —14 600 —6.

5° insufflation, 6 août : —12 625 —<6.

Dès le début des insufflations, on a noté à la radioscopie un très bon décollement, sauf une bride à la partie supérieure qui sous-tend la zone spélonquaire, et empêche l'efficacité complète du pneumothorax. La malade, nettement améliorée, sort de : Laënnec le 7 août. Les insufflations sont poursuivies régulièrement au Dispensaire Léon Bourgeois, tous les 8 jours. Elles sont en moyenne de 500 cm3,

ainsi, le 25 août 1929 : —8 550 —5,

le 18 septembre: —9 550 —5,

En octobre, on s'aperçoit que le diamètre de la caverne augmente sensiblement. En fin décembre, la malade, qui a présenté ses dernières règles le 27 octobre, est au 2° mois d’une grossesse. On poursuit les insufflations en diminuant les quantités d’air,

ainsi, 26 décembre : —8 4oo —4.

8 janvier: —10 175 —3.

cependant la malade continue à tousser et à cracher,

la caverne, toujours bien visible, semble se développer davantage et ne se laisse toujours pas comprimer. Le professeur Léon Bernard, et le Docteur Triboulet décident d’hospitaliser la malade, afin de pratiquer la section des brides qui empêche le collapsus total. Le Docteur Triboulet pratique la section des brides le 23 janvier 1930 : le thorascope est facilement introduit dans la région axillaire antérieure. On repère aisément les deux brides qui ont l’aspect de deux cordons. La bride la plus basse est entièrement fibreuse d'aspect, alors que la bride supérieure contient du tissu pulmonaire dans sa moitié viscérale, La première bride est très rapidement sectionnée à r cm. de la paroi ; la deuxième bride, plus haut située et plus large, est sectionnée en quelques minutes ; le poumon semble entièrement libéré. |

- Dès le lendemain de l'intervention, la toux et l’expectoration cessent. Le 12 février, les insufflations sont reprises, mais comme il existait une réaction liquidienne antérieurement à la section de brides, on pratique, le 24 février 1930, une ponction de 5oo em3 suivie d’insufflation : —16 45o +4.

Dans les jours suivants, les clichés radiographiques et les examens radioscopiques semblent montrer toutefois une petite évolution du côté opposé au pneumothorax, En même temps, petite poussée de température oscillante. Toutefois, depuis la section de brides, les examens de laboratoire ne montrent plus la présence de B. K, Les insufflations sont poursuivies régulièrement,

ainsi, le 37 mars 19830: —16 450 +4.

9 avril 1930: —15 80a +4.

En fin avril, le liquide a très sensiblement diminué.

D'autre part, les signes de bilatéralisation qui

avaient été soupçonnés ne paraissent pas se confirmer. On poursuit les insufflations tous les 8 jours sans pousser (150 à 200 cm3),

ainsi, le 28 mai: 13 150" —-10:

25 juin: 13 160 —9.

La malade est au 8° mois de sa grossesse qui se poursuit sans incidents. Dernière insufflation, 18 juillet 1930: —15 350 —r0.

La malade entre en travail le 28 juillet à midi, elle est envoyée à la Clinique Baudelocque (Service du Professeur Couvelaire), et est admise à la salle de travail le 29 juillet à 2 h. 20 du matin. À 5 h. 45, dilatation complète ; à 6 h. 30, accouchement spontané d’une fille vivante pesant 2 kilos 480. À 7 h. 30 délivrance naturelle et complète, poids 44o grs. Suites de couches: les trois premiers jours, pas de température, du 4° au 9° jour, température aux environs de 37°8 puis retour à la normale.

L'enfant vacciné au B.C.G. est séparé, bien portant actuellement, il se trouve en province, dans la famille de la malade.

La malade, chez qui on avait commencé un traitement par les sels d’or, associé au pneumothorax quelques semaines avant l'accouchement, se sentant bien à la sortie de la Maternité, au lieu de rentrer à Laënnec, comme il avait été convenu, rentre chez elle et se remet à travailler ; elle vient toutefois assez régulièrement à la consultation du Dispensaire Léon Bourgeois.

En septembre, bien que la malade ait repris du poids et ne tousse plus, on constate dans la région parabilaire gauche la présence d'un léger flou, confirmation probable des ombres suspectes observées en février. Les insufflations sont poursuivies. |

ainsi, 1° octobre 1930: —12 150 —3.

12 novembre : —15 200 —6.

24 décembre : —922 3o0 -—6.

À cette date, l’auscultalion révélant à gauche quelques râles bulleux dans la fosse sus-épineuse, la malade est à nouveau hospitalisée à l'Hôpital Laënnec. À ce moment, la radiologie montre la persistance d’un bon collapsus à droite avec une goutte de liquide dans le cul-de-sac.

Une image lacunaire estompée se distingue encore confusément. On note à gauche un semi de petites laches dans la région cléido-hilaire, deux ou trois petites images arrondies et douteuses sont également observées à la partie moyenne.

Les insufflations sont poursuivies, mais d’une façon beaucoup plus espacée toutes les six semaines environ en raison de l’inexpansibilité du moignon pulmonaire. D'autre part, les injections de crisalbine sont continuées régulièrement à la dose de o gr. 10. En fin février, la malade ne maigrit plus, son état s’améliore, elle sort de Laënnec le 15 mars, à ce moment son état est relativement satisfaisant. Elle revient ensuite se faire suivre régulièrement au Dispensaire Léon-Bourgeois.

Effet favorable de la grossesse chez une tuberculeuse soignée par un pneumothorax. — Tuberculose ulcéro-caséeuse, à marche évolutive rapide, avec spélonque du sommet droit, traitée par un pneumothorax artificiel droit depuis 18 mois. — Au bout de quatre mois de traitement, la malade, nettement améliorée, supporte parfaitement une grossesse qui semble aider la collapsothérapie et mène à bien cette gestation. — Actuellement, six mois après l’accouchement, la malade se trouve en bon état général. — Les insufflations sont poursuivies régulièrement. — L'accouchement n’a pas eu d'effet défavorable.

OBsERVATION N° 8

Mme Beurd. Georgette, 21 ans.

La malade, dont les parents et le frère sont morts de tuberculose pulmonaire, fait, à l’âge de 2 ans, une scCarlatine, à l’âge de 6 ans une rougeole compliquée de bronchite et d’angine, avec albumine ; à 17 ans (année 1926) nouvelle bronchite trainante suivie d’une congestion pulmonaire de la base droite ; dans les semaines suivantes : toux, amaigrissement avec température à 4o°. La malade fait un séjour de 6 mois en Auvergne, mais à son retour la radioscopie montre un voile du sommet droit.

En juillet 1928, à l’âge de 19 ans, après un nou-

veau séjour de 6 mois à la campagne, la malade se marie.

En juin 1929, au cours d’une première grossesse, elle entre à la Maternité de Lariboïsière où elle fait une fausse couche de 6 mois (enfant macéré depuis 2 mois).

Depuis le début de cette première gestation, la malade a commencé à maigrir progressivement, à tousser et à présenter des sueurs nocturnes.

En septembre 1929, apparaît une température vespérale et la malade se met à cracher, Fin septembre, elle vient consulter au Dispensaire Léon Bourgeois. L'examen révèle alors des signes de condensation pulmonaire aux 2 sommets, mais surtout à droite et l’on entend également des râles fins à la base droite: La malade entre le 17 octobre 1929 à la salle Mosny, à l'Hôpital Laënnec. À ce moment, la malade a maigri de 12 kilos depusi six mois et elle présente un aspect pâle, émacié, l’état général paraît profondément atteint, il existe une rétraction costale très nette à droite. L'examen de l’expectoration révèle la présence de nombreux bacilles de Koch. Les examens radioscopiques et radiographiques mettent en évidence, au niveau du poumon droit : une attraction médiastinale sur toute la hauteur du champ pulmonaire, en outre taches et marbrures particulièrement confluentes dans la région hilaire et enfin, au sommet, une plage claire suspecte.

À gauche, on se trouve en présence d’une image sensiblement normale. Le 30 octobre, un nouvel examen met en évidence la présence à droite d’une respiration soufflante, particulièrement au sommet avec de nombreux craquements après la toux, en particulier dans la fose sus-épineuse ; dans tout Île reste du champ pulmonaire, petit râles bulleux, surtout nombreux aprsè la toux, en avant : râles bulleux dans les 3/4 inférieurs du champ pulmonaire, ainsi que dans le creux axillaire, à gauche l’auscultation ne révèle rien d’anormal.

À cette date, la radiographie met en évidence au sommet droit une vaste spélonque, dans toute

la partie interne du champ pulmonaire une condensation non homogène plus marquée à la partie moyenne; enfin, dans la moitié externe, quelques taches, le reste du champ pulmonaire ayant l'aspect de mie de pain caractéristique.

Le poumon gauche semble normal, à part une très légère ombre au sommet. Devant l'intensité des lésions droites, le Professeur Léon Bernard et le Docteur Triboulet décident d’instituer sans tarder un pneumothorax droit.

Depuis son entrée à la Salle Mosny, la malade présente d’ailleurs une température vespérale aux environs de 37°8. La 1° insufflation a lieu le 9 novembre 1929 : —3 300 air 175 oxy. —2. La 2° insufflation a lieu le 9 novembre 1929 : —6 oxy. 150 air 350 —4. On poursuit ensuite, d’abord Île 13 novembre : —6 300 —2, et le 21 novembre : —10 500 -—4, puis, par la suite, les insufflations sont poursuivies régulièrement tous les 8 jours. Dès le début, la radioscopie montre qu’on a obtenu un bon décollement, sauf au sommet où on voit toujours la spélonque: et où il subsiste une bride. Une section de bride a été refusée par la malade.

La malade augmente régulièrement de poids, le 2 premiers mois, elle gagne 1 kilo par mois.

11 décembre 1929: —12 45o —r0.

à cette date, on a toujours un collapsus satisfaisant, sauf toutefois 3 adhérences visibles à la partie supérieure ; d’autre part, l’image lacunaire est toujours visible, au sommet, à la partie supérieure du moignon pulmonaire.

27 janvier 1930: —20 600 —8, la malade crache encore un peu.

26 février 1930 : —17 550 —5, on note toujours

la présence de bacilles de Koch.

Le pneumothorax est poursuivi régulièrement tous les 8 jours.

Dans le courant du mois d’avril 1930, la malade est au 2° mois d’une grossesse (dernières règles, 4 janvier 1930).

Le 22 avril, insufflation : —12 5oo —5.

On continue régulièrement chaque semaine les insufflations. Ainsi, 7 mai 1930: —12 Db50 —3 à cette date, amélioration très notable : la malade a augmenté de 4 kilos en 6 semaines, la toux et l’expectoration ont considérablement diminué. À partir de cette époque, jusqu’au début du mois de septembre suivant, les examens de laboratoire ne mettront plus en évidence la présence de Bacilles de Koch. Depuis le début de sa grossesse, il s’est donc produit une amélioration très sensible.

5 juin 1930 . —12 500 —6, on voit toujours une image lacunaire dans le moignon inter-cléido-hilaire, son diamètre a cependant diminué.

Dans le courant du mois de juin, la malade prt au Santorium de Bligny, elle y reste jusqu’en septembre suivant. Le 11 septembre, on trouve de nouveau des bacilles de Koch, la malade est admise à Laënnec, elle y restera jusqu’à son accouchement. Les insufflations y sont poursuivies régulièrement tous les 8 jours.

25 septembre : —11 450 —1.

17 octobre : —14 45o —7.

La malade est presque à terme, elle est insufflée une dernière fois le 24 octobre: —12 4oo —7, et

entre à Baudelocque le 29 octobre, à 13 heures ; admise à la salle de travail à 17 heures, elle accouche spontanément le 30 octobre à 1 heure du matin d’une fille vivante pesant 3 kilos 4ro grs. Délivrance naturelle et complète à 1 h. 30, poids 770 grs. Suites de couches : pas de température, sauf 38° le second jour. L'enfant, vacciné au B.C.G., et séparé de la mère, est actuellement à la campagne et se porte bien.

Les insufflations sont poursuivies :

Le 12 novembre 1930 : —8 300 —b.

elles ont lieu régulièrement tous les 8 jours :

Le 26 novembre 1930 : —13 325 —7.

Le 10 décembre : —11 425 —3.

Le 24 décembre : 12 395 —4.

Le 11 janviër 1931 : —12 300 —-6.

Actuellement, 6 mois après l’accouchement, la malade se trouve en bon état général, elle a repris son travail, les insufflations sont poursuivies régulièrément. L'accouchement n’a pas déterminé de modifications dans l’allure générale de la maladie.

Tuberculose ulcéro-caséeuse à marche évolutive rapide, avec spélonque à la partie moyenne du poumon droit, traitée par un pneumothorax artificiel pendant cinq ans. — Au bout de trois ans de traitement, la malade, considérablement améliorée, supporte parfaitement bien une grossesse. — La collapsothérapie lui permet de mener à bien cette gestation, -- L’accouchemént, particuliérement péñible, n’a eu aucune action défavorable. — Actuellement, dix-huit mois après l’accouchement, plus de trois mois après l’arrêt des insufflations, la malade se trouve en merveilleux état général et jouit d’une santé parfaite.

OBsERVATION N° 9

Mme Mac. Marcélle, 28 ans.

La malade a perdu son père de tuberculose pulmonaire, elle a d'autre part été très longtemps en contact avec une compagne d'atelier atteinte de tuberculose pulmonaire et décédée depuis.

En février 1926, à l’âge de 23 ans, après une angine traînante, la malade se met à tousser et à cracher, en outre, elle maigrit beaucoup. Comme elle présente un peu de température le soir, et qu’elle a d’abondantes sueurs nocturnes, «lle se décide à venir consulter à l'Hôpital Cochin (Service du Docteur Pissavy). La malade est admise le 6 mars 1926.

À son entrée, l’auscultation révèle à droite, la présence de nombreux et gros râles humides, la radiologie met en évidence une grisaille diffuse du sommet droit, qui ne s’éclaire pas du tout à la toux. Il existe d’autre part, à la partie moyenne du poumon, une large zone d'infiltration à point dé départ interlobaire, ou plutôt hilaire, le hile lui-même pré-

sente un aspect congestif et flou. Au cours du mois de mars, les signes physiques s’accentuent et la radiographie met en évidence la présence d'une spélonque de dimension moyenne occupant la partie moyenne du champ pulmonaire droit, à ce moment d’ailleurs, l’expectoration est devenue bacillifère.

Le Docteur Pissavy institue un pneumothorax artificiel droit: première insufflation en pression négative, 1° avril 1926: 300 cm3. Les insufflations sont poursuivies régulièrement d’abord deux fois puis une fois par semaine.

Dès la troisième séance, on a obtenu un bon décollement ; on augmente progressivement la quantité d'air insufflé à chaque fois et l’on parvient ainsi aux alentours de 5 à 600 cm3. Dès le début des insufflations, la malade a éprouvé une grande amélioration, elle engraisse, ne tousse plus, ne crache plus. Elle part en mai 1926, au Sanatorium de Bligny où le Docteur Guinard poursuit régulièrement ses insufflations.

Elle revient à Paris, au début de 1925. Le Docteur Guinard continue à l’insuffler régulièrement pendant trois ans et demi. Il n’y a jamais eu de liquide, l’état de la malade est parfait, elle engraisse de 20 kilos en trois ans. Au cours du traitement, la malade commence une grossesse (dernières règles, 10 février 1929, cette grossesse est parfaitement bien supportée par la malade). Le 28 novembre 1929, la malade entre à la Clinique Baudelocque (Service du Professeur Couvelaire). Le travail commence le 30 novembre, à 20 heures (O.I.G.A.). Au bout de plus de 45 heures, après une rupture prématurée des membranes, la dilatation reste toujours stationnaire (petite paume). Les bruits du cœur de l'enfant faiblissant, et la mère paraissant très fatiguée, on pratique l’incison du col, puis on fait une application de forceps et l'on extrait un garçon qui ne put être

ranimé. Les suites de couches furent assez fébriles, la malade ayant fait une légère réaction inflammatoire au niveau de la cicatrice cervicale. Cependant, le 15° jour, tout rentre dans l’ordre et la malade, en bon état, sort de Baudelocque, le 21° jour.

Pendant son séjour à la Maternité, la malade a été réinsufflée deux fois,

Le 7 décembre : —2 525 +1.

Le 21 décembre : —5 5oo +1.

Après sa sortie de la Maternité, elle continue à se faire insuffler régulièrement, ainsi 31 décembre 1929 : —3 45o +1. En janvier, février, mars 1930, les insufflations sont poursuivies tous les 15 jours, elles sont de 3 à 400 cm3 à chaque séance.

En avril, mai, juin, juillet, août, les insufflations ont lieu toutes les trois semaines elles sont de 5 à 600 cm3 à chaque fois. Par la suite, la malade engraissant beaucoup, on reste aux alentours de hoo cm3 à chaque séance.

À partir du mois de septembre, la malade, qui se croyait, à tort, enceinte, vient consulter à la Maternité de la Pitié (Service du Professeur Jeannin). Ses insufflations y sont poursuivies régulièrement par les soins du Docteur Minvieille,

ainsi, le 15 décembre 1930: —4 4oo +1.

le 3 janvier 1931 : oO 370 0.

la dernière insufflation a lieu le 20 janvier 1931 o 300 +1. On décide, à cette date, d’arrêter les insufflations, nous avons pu constater alors et depuis, que la malade, qui a repris son existence normale et a encore engraissé de plus de 6 kilos, présente un magnifique aspect général 18 mois après l'accouchement.

PRG IR

Cortico-pleurite bacillaire à tendance rapidement évolutive, traitée par un pneumothorax artificiel. — Au bout de dix mois de traitement, la malade, nettement améliorée, supporte parfaitement bien une grosseëse. — La collapsothérapie lui permet de mener à bien cette grossesse. — Six mois après l’accouchement, devant un syndrôme de bilatéralisation, on arrête le pneumothorax droit, l’évolution de ce côté paraissant arrêtée, et on en institue üh gauche. = Sept mois après, le collapsus gauche est régulièrement poursuivi. = La maladé, qui 4 rèprié sôn travail, présente un état très satisfaisant.

OBsERvATION N°

Mmé Vér. Marguérite, 28 ans.

Le début de la maladie remonte au mois de mars 1928. À cette époque, la malade, qui s'était beaucoup surmenée dans son travail, contracte une grippe à la suite de laquelle elle commence à tousser:

Peu après, cependant, la malade se marie, son état ne s’améliorant pas, elle entre en juin 1928, à la Clinique de l'Hôpital Saint-Antoine (Service du Professeur Bezançon), elle présente, à ce moment, une bronchite accompagnée d'une laryngite banale. Très améliorée, la malade sort de l'Hôpital le 28 juillet, et part à la campagne, mais elle prend froid, se remet à tousser et entre à nouveau à Saint-Anlaine, le 25 septembre é

À ce moment, elle a pas mal maigri, accuse de nombreux points de côté à droite, présente une température vespérale aux environ de 38°, tousse et crache abondamment.

L'examen pratiqué alors montre à la percussion

uen matité très accusée au niveau du tiers inférieur du poumon droit. L’auscultation et la radiologie révèlent, d’ailleurs, l'existence d’une condensation lobäire. En outre, l’expectoration est bacillifère, on décide d’instituer un pneumothorax.

La 1” insufflation a lieu le 27 septembre 1928 : —6 250 —4.

la >° insufflation, le 29 sept.: —10 400 —6.

la 3° insufflation, le 3 octobre : —4 200 —6. Les insufflations sont poursuivies régulièrement 2 fois puis une fois par semaine. On insuffle en moyenne 2 à 300 cm3 d'air.

Dès le 15 octobre, on a obtenu un bon décollement sur presque toute la hauteur, il subsiste seule une petite adhérence.

Ainsi, 18 décembre 1928: —8 250 —6.

5 mars 1929 : —6 200 (e) (à cette date, la bride du sommet persiste).

21 ANAÏ 1929 : —6 250 —4.

À ce moment, la malade commence une grossesse. Les insufflations sont poursuivies régulièrement,

+ 283 août: —10 170 O.

25 octobre : —12 200 —10.

à ce moment, la malade est au sixième mois de s grossesse, qui est très bien supportée, l’expectoration n’est plus bacillifère depuis plusieurs mois, 26 novembre 1929 : —10 200 —{.

À cette date, on à obtenu un collapsus total. La malade étant au 7° mois dé sa grossesse, les insufflations sont poursuivies régulièrement sans pousser, 31 décembre : —10 200 —4.

À ce moment, la malade est presque au terme de sa grossesse, on insuffle encore le ro janvier 1930 : —10 150 —4.

le 5 janvier : —12 150 —1.

Le 19 janvier, la malade est transportée à la Maternité dé l'Hôpital Saint-Antoine (Service du Profes-

seur Ag. Lévy-Solal), elle entre en travail le 22 janvier, à 22 heures (O.I.G.A.).

Pour lui éviter un fatigue, on pratique une application de forceps au détroit inférieur et l’on extrait à 24 heures 4o, une fille vivante pesant 3 kilos 030. Délivrance naturelle et complète à 1 h. 20, poids 650 grs. Suites de couches normales sans incident. L'enfant, séparé de la mère et envoyé en placement familial, se porte bien actuellement.

La malade est réinsufflée à la Maternité le 25 janvier : —12 150 —2, nouvelle insufflation dans les mêmes conditions le 24 février. La malade rentre chez elle et revient se faire insuffler régulièrement au centre de triage, bon état général, l'expectoration n'est toujours pas bacillifère,

ainsi, le 18 février 1930: —8 150 —6,

le 1° avril: —4 150 —4, le collapsus est toujours complet.

Cependant, comme au mois de mai, on note un léger déplacement médiastinal vers la droite, on diode d'insuffler doucement,

ainsi, le 24 mai: —12 125 —r0.

le 8 juillet: —14 100 —<.

Le déplacement persistant, on continue à insuf-

fler légèrement d’une façon plus espacée.

Vers la fin juillet, les examens radiologiques montrent la présence de taches supectes paraissant se développer sur le poumon gauche, d'autre part, on entend à l’auscultation de nombreux et gros râles à gauche. Enfin, l’expectoration est, à nouveau, bacillifère.

En conséquence, on suspend les insufflations du côté droit, où l’évolution paraît arrêtée et où persiste toujours un très bon collapsus et on décide d'instituer un pneumothorax gauche, Première in-

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