‹ Du Pneumothorax Thérapeutique chez les Tuberculeuses GravidesChapitre 38 sur 47 · IS · texte numérisé non relu

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sufflation à gauche, le 26 août 1930 : —6 100 —8 ; deuxième le 31 août : —10 150 —10.

Les insufflations sont poursuivies deux fois, puis une fois par semaine,

Ainsi, 23 septembre : —12 200 —10.

31 octobre : —12 200 —12.

En novembre, la radioscopie montre un très bon décollement du sommet. Les insufflations sont poursuivies régulièrement par nos soins, la malade commence à engraisser.

En décembre 1930, on a obtenu un décollement complet. À cette date, le poumon droit présente encore un manque de transparence, mais il n’y a plus de lésion visible. Les insufflations sont poursuivies,

ainsi, 24 décembre 1930 : —12 175 —8.

26 janvier 1931: —8 200 —6.

Les insufflations sont poursuivies dans les mêmes conditions par la suite.

En fin mars 1931, la malade, qui a repris son travail, présente un état général tout à fait satisfaisant.

Son enfant, envoyé à la campagne, se porte fort bien.

Tuberculose ulcéro-caséeuse bilatérale à prédominance droite, avec nombreuses spélonques de petites dimensions au sommet droit, à tendance rapidement évolutive. — L’institution d’un pneumothorax artificiel, qui se révèle immédiatement effcace, permet à la malade de supporter une grossesse au bout de dix-huit mois de traitement. — Grâce à la collapsothérapie poursuivie régulièrement, l’accouchement n’a aucune action défavorable. — Six mois après l'accouchement, le traitement est régulièrement poursuivi. — La malade, qui a repris son travail, est en parfait état général.

Mme Taul. Jeanne, 35 ans.

La malade, mariée à 22 ans, a mené à terme cinq grossesses, la dernière, au cours de l’année 1927 (accouchement en novembre). Depuis le début de cette cinquième gestation, la malade, déjà fatiguée par ces grossesses successives, et travaillant dans de mauvaises conditions, s’est sentie fatiguée, surmenée en outre dans son ménage, elle maigrit de

8 kilos.

Au début de janvier 1928, alors qu’elle allaitait son 5° enfant, elle se met à tousser et à cracher, et présente en même temps une température vespérale aux alentours de 38°; enfin, son amaigrissement s’accentue considérablement (18 kilos en un mois). C'est dans ces conditions qu'elle se décide à venir consulter au Dispensaire Léon Bourgeois, en juin 1928. À ce moment l’auscultation révèle la présence au sommet droit de nombreux râles gargouillants,

s’'accompagnant d'une respiration soufflante. Les examens radiologiques mettent, d'autre part, en évidence, la présence à droite d'une plage d'ombre non homogène de la moitié supérieure du champ pulmonaire droit, avec de multiples images spélonquaires sous la clavicule. Dans la moitié inférieure du champ pulmonaire, se trouvent disséminées de nombreuses taches et marbrures ; des marbrures foncées existent à gauche entre le hile et la clavicule. L'expectoration renferme, d'autre part, de nombreux B. K.

- La malade, qui accuse de nombreux points de côté à droite, et dont l’état général est profondément atteint, est hospitalisée à l'Hôpital Laënnec où le Professeur Léon Bernard et le Docteur Triboulet décident d'instituer un pneumothorax artificiel droit. La première insufflation a lieu le 2r juillet. Dès les premières séances, le collapsus se révèle immédiatement efficace. Vers le 1° septembre, on a obtenu un collapsus complet. Les insufflations sont poursuivies, ainsi 26 septembre: —16 600 —8.

À cette date, l'examen des crachats est négatif.

Le 28 septembre, la malade part faire une cure sanatoriale à la Tuyolle, où elle reste un an environ. Les insufflations y sont régulièrement poursuivies, ainsi, 14 noyembre 1928: —1f dog --5, 2 janyier 1929: —9 378 —4, EH ÉÉvnieL 1920; 19" 159,46.

A cette époque, on note la présence de liquide et on diminue la quantité d'air insufflée, ainsi 10 avril: —6 60 +1. On fait une ponction de 4oo cm8, on insuffle 200 cm8 et on augmente progressivement les quantités d’air insufflées, ; ainsi, 2 octobre 1929 : —6 800 —6.

16 décembre: —18 300 —4.

Pendant tout son séjour au Sanatorium, la malade engraisse progressivement, son état général s'améliore considérablement, elle ne tousse plus, ne

crache plus, ne présente plus de température ; on ne retrouve plus jamais de B. K.

D'abord pratiquées tous Les huit jours, puis tous les 15 jours, les insufflations, à partir du mois de septembre 1929, n'ont plus lieu que toutes les trois semaines.

La malade rentre chez elle à Paris et revient se faire insuffler régulièrement au Dispensaire Léon Bourgeois, ainsi, 19 fév. 1930: —14 250 —3.

2 avril 1930: —14 250 +16.

À ce moment, la malade, qui avait présenté ses rèoles pour la dernière fois au début du mois de février, est au deuxième mois d’une grossesse très bien supportée. Les insufflations sont poursuivies régulièrement, ainsi, 25 juin: —16 225 +6.

8 octobre : —30 300 —{4.

L'état général est toujours parfait, la malade, qui est examinée régulièrement à la Clinique Baudelocque, supporte bien sa grossesse, elle présente toulefois un bassin généralement rétréci.

Le 3 novembre 1930, la malade étant près du terme, dernière insufflation : —20 350 —2. La malade est dirigée le jour même sur la Clinique Baudelocque (Service du Professeur Couvelaire). Elle entre en travail le ro novembre à 2 h. 30 et est admise à la salle de travail à 8 h. 3o(O0.1.G.A.). A 8 h. 50, dilatation complète, et, malgré le bassin rétréci, le dégagement en O.P. s’accomplit normalement. L'accouchement naturel d’une fille vivante pesant 3 kilos 320 a lieu à 9 heures. Délivrance naturelle et complète, poids 780 grs, à 9 h. 30.

L'enfant, séparé de la mère et envoyé à la campagne, se porte bien actuellement.

Suites de couches à peu près normales: un clocher de température à 39° le 5° jour, puis retour à

Fe

la normale. La malade a très bien supporté son accouchement.

Après sa sortie de la Maternité, elle revient se faire insuffler régulièrement à l'Hôpital Laënnec, ainsi 3 décembre 1930 : —16 170 +1.

La malade reprend son existence normale et travaille régulièrement.

En avril 1931, l'état général et pulmonaire de la malade est toujours parfait.

Tuberculose ulcéro-caséeuse évolutive du côté droit à tendance évolutive rapide. — L'institution d’uñ pneumothorax permet à la malade de mener à bien une grossesse survenue au cours du traitement. — Deux ans après l’accouchement, devant un syndrôme de bilatéralisation, on décide d'instituer un second pneumothorax du côté gauche, tout en poursuivant régulièrement le pneumothorax droit. — Actuellement, près d’un an après l’institution du second pneumothorax, trois ans après l’accouchement, la malade, qui a repris son existence habituelle, présente un état très satisfaisant. — Les deux collapsus sont régulièrement poursuivis.

OBsERVATION N° 12

Mme Cor. Alice, 25 ans.

La malade, qui a présenté des bronchites à répétition dans son enfance, commence à tousser, à cracher et à maigrir à partir du mois de janvier 1926. Son état décline rapidement et, en septembre, elle présente plusieurs hémoptysies successives qui la décident à venir consulter au Dispensaire Léon Bourgeois. L'auscultation, à ce moment, révèle la présence de lésions évolutives du champ pulmonaire droit que les examens radiologiques mettent en évidence. ï

Le Professeur Léon Bernard et le Docteur Triboulet décident d'instituer un pneumothorax droit qui est commencé au mois de novembre 1926. Dès le début, on obtient un bon décollement, le collapsus se montre immédiatement efficace. L'état de la malade s'améliore considérablement. En mars, la malade part à Brévannes où ses insufflations sont

régulièrement poursuivies. En juillet, la malade rentre chez elle et revient régulièrement tous les 15 jours, se faire insuffler à l'Hôpital Laënnec,

ainsi, 14 septembre 1927 : —12 300 —8.

16 novembre : —18 45o —8.

14 décembre: —14 300 —6.

À ce moment la malade qui n’a plus ses règles depuis le mois d'octobre, est au deuxième mois d’une grossesse qui est fort bien supportée. Les insufflations sont poursuivies régulièrement,

ainsi, 28 mars 1928: —12 350 —4.

18 avril: —12 350 —4.

En fin mai, la malade est près du terme, elle accouche spontanément en ville au début du mois de juin, d’une fille vivante pesant 2 kilos 900. Suites de couches normales.

Par la suite, les insufflations sont poursuivies régulièrement, tous les 15 jours environ,

ainsi, 20 juin: —10 300 —6,

4 juillet: —16 oo —6, 15 juillet: —12 375 —5, 1 août: —10 325 —6.

mais depuis le mois de juin, la malade a d’abondantes métrorragies.

Au mois d'août, on pratique un curettage, les hémorragies cessent, elles ont cependant heaucoun fatigué la malade, qui a maigri de près de 6 kilos en 6 mois. Les insufflations sont toutefois régulièrement poursuivies, ;

ainsi, le 3r octobre: —14 375 ——-6,

12 décembre : —13 375 —6.

Mais le fléchissement de l’état général survenu à la suite des hémorragies, s’accentuant, et le côté gauche paraïssant suspect, la malade entre à nouveau à Laënnec en février 1929. À ce moment, l’auscultation montre une respiration rude et granuleuse au niveau du poumon gauche, tandis que la radio-

logie met en évidence l'existence de petites taches au-dessus de la partie interne de la clavicule et sous sa partie externe. À droite, le collapsus est toujours parfait, il est sec, efficace et total.

Les insufflations sont poursuivies à l'Hôpital, ainsi, 26 février : —10 300 —6. La malade, très améliorée, sort le 3 mars, ne toussant plus, ne crachant plus, et revient régulièrement se faire insuffler.

Elle part à Ivry en juin, puis en août à Angicourt, le traitement est toujours poursuivi, elle rentre à Paris, en janveir 1930 et, peu après, à l’occasion d’une forte grippe, elle se remet à cracher et à tousser abondamment. L'examen au Dispensaire Léon Bourgeois, montre la présence de nombreux B. K. D'autre part, à la radiologie, on voit que les taches du champ pulmonaire gauche sont développées et tendent à confluer. À l’auscultation, respiration rude à gauche.

En fin mars, les taches et marbrures du champ pulmonaire à gauche, ont pris un grand développement ; on note en outre, au niveau de la partie supérieure de la région hilaire, deux petits contours lacunaires.

Le Docteur Triboulet décide l'institution d’un pneumothorax gauche, tout en poursuivant le pneumothorax droit.

1” insufflat. à gauche, le 1° avril 1930 : —14 300 —6 2° insufflat. à gauche, le 3 avril 1930 : —14 {oo —+x On insuf. de nouveau à droite le 4 avr. : —r10 275 —6

3° insufflat. à gauche le 7 avrilsr030 : —14 450 —9 4° insufflat. à gauche, le 16 avril 1930 : —14 4735 —6

Par la suite, les insufflations sont poursuivies régulièrement tous les huit jours à gauche, tous les 15 jours à droite. Dès le mois dé juillet, on a obtenu un résultat très satisfaisant, la malade ne tousse plus,

ne crache plus, se sent beaucoup mieux.

Bien qu'il subsiste une assez large adhérence sous la clavicule, au niveau du pneumothorax gauche, le collapsus se révèle efficace. On poursuit le traitement,

ainsi, le 3 décembre 1930.... —6 9275 —3, le 5 décembre, à droite...... —14 225 —S8, le 5 janvier 1931, à gauche... —10 250 —3, le 22 janvier 1931, à droite.. —14 225 —9.

Au début de février, la malade part en cure sanatoriale à la Tuyolle, son traitement y est poursuivi. En fin avril, la malade reprend son existence habituelle, tout en continuant à se faire insuffler régulièrement ; l’état général est très satisfaisant.

Son enfant, vacciné au B.C.G., séparé dès sa naissance et envoyé en placement à la campagne, est actuellement toujours très bien portant.

Tuberculose ulcéro-caséeuse bilatérale à tendance très rapidement évolutive avec caverne du sommet droit et mauvais état général. — L'institution d’un pneumothorax artificiel, qui améliore très sensiblement l’état de la malade, lui permet, en cours de traitement, de mener à bien une grossesse. — Cependant, trois mois après l’accouchement, les lésions du côté opposé, qui se sont développées progressiverhent, s’aggravent de plus en plus, et la malade meurt un an après.

Mme Pel. Julie, 25 ans.

La malade, qui a fait, en janvier 1927, une grippe avec bronchite à évolution traînante, a continué par la suite à tousser et à cracher. D’autre part, son état général s’est mis à décliner rapidement : fatigue continuelle, asthénie profonde, amaigrissement considérable, température vespérale assez éle-

vée.

Elle entre, en avril 1927, à l'Hôpital Saint-Antoine, en mauvais état général. À son entrée, l’auscultation met en évidence la présence d’assez gros râles humides des deux côtés ; ces râles sont surtout nombreux à droite où l'atteinte est manifestement très marquée. De ce côté, en effet, ces râles à timbre de gargouillants accompagnent au sommet un souffle cavitaire. L'examen radiologique confirme l'atteinte bilatérale et montre les graves lésions droites : au sommet droit, en effet, large zone de condensation centrée par une vaste caverne. Enfin les crachats renferment d'innombrables B. K.

Malgré l'atteinte bilatérale, devant l’évolution

rapide des lésions droites, le Professeur Bezançon et le Docteur Braun décident d’instituer sans tarder un pneumothorax artificiel droit, première insufflation, le 20 mai 1927 : —6 250 ; Deuxième, 24 mai —10 250 —r0:

La radioscopie montre un léger décollement du sommet. Le diaphragme est très peu mobile. Les insufflations sont poursuivies par la suite, aux alentours de 300 cm3 à chaque séance.

En juin, on a obtenu un bon décollemerit, mais le diaphragihé est toujours immobile. En septembre, apparition de liquide, on continue à insüffler imodérément. La malade à engraissé de 7 kilos depuis lé début du traitement, mais l’expectoration est toujours bacillifère. On poursuit les insufflations comine par lé passé, ainsi le 7 février 1928 : —14 300 —6.

À cette époque, on aperçoit encore confusément l'image spélonquaire sur le moignon pulmonaire rétracté. D'autre part, à ce moment, la malade commence une grossesse.

Le traitement est poursuivi comme précédemment et l’expectoration est toujours bacillifère.

En juillet, la malade est au 7° mois de sa grossesse qui évolue normalement, elle ne crache presque plus et vient se faire insuffler tous les 10 jours,

ainsi, le 24 juillet 1928 : —À 20010 18 septembre : —10. 250 —8.

28 septembre : —7 300 —1r0.

La malade, étant près du terme, est dirigée à ce moment, sur la Maternité de l'Hôptial Saint-Antoine (Service du Professeur Ag. Lévy-Solal). Le travail commence le 4 octobre, à 21 heures (présentation S.I.G.A.), siège décomplété, mode des fesses. Pour éviter une fatigue à la mère, on termine assez rapidement le 5 octobre, à 17 h. 45, l'extraction

par le siège : l'enfant, un garçon vivant pesant 3 kilos 320, est vacciné au B.C.G. et séparé de la mère. Délivrance naturelle et complète à 18 h. 10, poids 570 grs. Suites de couches normales. La malade est réinsufflée à la Maternité le 11 oct. : —20 350 —10.

de même le 15 octobre : —12 300 —10.

Les insufflations sont poursuivies ensuite régulièrement au centre de triage tous les 10 jours, la quantité d’air insufflée à chaque fois est de 250 à 300 CmM3.

Cependant, l’expectoration est toujours bacillifère.

En janvier 1929, de graves symptômes d’accentuations des lésions gauches apparaissent, la malade se remet à maigrir, on diminue Îles quantités d'air insufflées ; malgré tout, l’état général de la malade décline progressivement, elle meurt en novembre

Son enfant, placé à la campagne, est toujours en très bonne santé.

Tuberculose pulmonaire à forme hémoptoïque fibreuse congestive, à tendance rapidement évolutive, à localisation gauche marquée. — Malgré l’institution d’un pneumothorax artificiel gauche, les hémoptysies se répètent, l’évolution de la maladie n’est pas enrayée. — Cependant, au bout de deux ans de traitement, la collapsothérapie, qui a beaucoup amélioré l’état de la malade, lui permet de supporter et de mener à terme une grossesse, mais la malade suspend son traitement au premier mois de sa gestation. — Après l’accouchement, l’état de la malade reste satisfaisant pendant près d’un an, mais l’évolution de la maladie reprenant alors son cours, et la malade continuant à refuser le traitement, son état s'aggrave assez rapidement. Elle meurt quinze mois après l’accouchement.

Mme Cla. Berthe, 20 ans.

La malade, qui s’est mise à maigrir au cours de l'hiver 1926-1927, a présenté de petites hémoptysies depuis le début de l’année 1927, toussant beaucoup, crachant, se sentant excessivement fatiguée, elle entre à Saint-Antoine le 15 mars 1927.

À son entrée, on trouve de nombreux bacilles dans son expectoration. D'autre part, à l’auscultation, on entend de nombreux râles fins à gauche, ainsi qu'une diminution notable de la respiration. La radiologie montre, d’autre part, une diminution de transparence non homogène de tout le champ pulmonaire gauche, il existe en outre à ce niveau, un pinceautlage très accusé, léger pinceauttage à droite.

nr ee

On se trouve donc en présence d’une tuberculose fibreuse à prédominance gauche très marquée, Le Professeur Bezançon et le Docteur Braun décident l'institution d'un pneumothorax artificiel gauche. La première insufflation a lieu le 8 avril 1927: —8 200 -—6 ; la seconde le 12 avril : —12 200 —10. Les insufflations sont poursuivies régulièrement sans pousser, Elles sont en moyenne de 250 à 300 cm.

La malade présente d’ailleurs fréquemment des palpitations après les insufflations. L'état de la malade s'améliore sensiblement, elle continue cependnt à tousser. En juillet, la malade fait une abondante hémoptysie ; revue à la radioscopie, on s'aperçoit qu'on a enfin obtenu un décollement complet.

Après quinze jours de repos, les insufflations sont reprises régulièrement, mais en septembre, il se produit une adhérence du sommet. On poursuit les insufflations sans pousser, mais les hémoptysies continuent et semblent coïncider avec l’époque des règles. Elles sont, en conséquence, suspendues à ces moments-là. En novembre, le collapsus est satisfaisant, mais le diaphragme est toujours peu mobile. La malade part en décembre, faire une cure sanatoriale. Elle revient le 19 juin 1928.

On a poursuivi les insufflations au sanatorium, mais en poussant davantage la compression, dépassant fréquemment 500 cm3. À la suite de ces fortes pressions, la malade a présenté de la dyspnée, des palpitations, des crises cardiaques et des élévations de température, ausSi, dès sa sortie du sanatorium, elle a suspendu pendant un mois ses insufflations. Le Docteur Braun et le Docteur J. Frey-Ragu décident de ne plus insuffler la malade qu'une fois par mois, le décollement obtenu étant complet et le collapsus semblant tout à fait suffisant, en insufflant à chaque fois 350 cm3 environ,

ainsi, le 20 juillet: —16 350 —10.

le 14 septembre : —12 350 —<6.

En fin novembre, le décollement est moins visible, aussi, il semble nécessaire, en fin décembre, de reprendre les insufflations au troquart, en les reprenant d'abord tous les 8 jours. D'autre part, à ce moment, la malade commence une grossesse ; mais au début de l’année 1929, elle refuse de poursuivre son traitement. Elle continue, cependant, à se faire examiner au centre de triage, où l’on constate, au cours de l’année 1929, qu’elle supporte bien sa grossesse.

La malade entre, le 18 août, à la salle de travail de la Maternité de la Pitié (Service du Professeur Jeannin), et accouche spontanément, le 19 août à 3 h. 15, d’un garçon vivant pesant 3 kilos 900. Délivrance naturelle et complète à 3 h. 4o, poids 420 grs. Suites de couches normales. L'enfant meurt à 3 semaines de diarrhée verte.

En janvier 1930, la malade va bien et mène une vie normale. Cependant, à partir du mois de juillet, son état décline, elle continue cependant à refuser de se soigner et se remet à tousser et à cracher beaucoup. Elle se cachectise progressivement et

meurt en décembre 1930.

Lee

| Tuberculose ulcéro-caséeuse évolutive à marche ra-

pide, à prédominance droite, avec grosse caverne du sommet droit, traitée par un pneumothorax artificiel. — Le collapsus complet n’est pas obtenu. Il se produit cependant une certaine amélioration qui permet à la malade de supporter une grossesse au bout de deux ans de traitement. — Au début de cette gestation, une symphyse pleurale commande l’abandon de la collapsothérapie. — Au cours de la gestation, de graves signes de bilatéralisation apparaissent. La malade mène cependant à terme sa grossesse, mais elle meurt six semaines après l’accouchement.

Mme Chante. 30 ans.

La malade, qui présentait des lésions tuberculeuses ulcéro-caséeuses en pleine évolution avec expectoration bacillifère, a été envoyée par le Dispensaire de son quartier au Sanatorium d’Angeville, où a été institué un pneumothorax droit, le collapsus complet n'a jamais pu être obtenu, une large adhérence scisurale a persisté toujours. La collapsothérapie et la cure sanatoriale avaient amené cependant une amélioration, la toux et l’expectoration avaient presque totalement disparu.

Les insufflations pratiquées au Sanatorium étaient en moyenne de 600 cm3 d'azote (P.I. —x19 : P.T. —2). En avril 1928, la malade arrive au centre de triage de l'Hôpital Saint-Antoine. Le Docteur Braun décide de continuer régulièrement les insufflations : ro avril: —12 5oo —&8,

8 mai: —12 5oo —5,

le traitement est poursuivi’ de même par la suite, mais les quantités d’air insufflées à chaque fois ne dépassent pas 4oo cm3.

Un an après, on diminue encore progressivement les quantités d'air, ainsi 20 août 1929 : —r10 200 —8 ; en effet, il existe une attraction médiastinale.

A Ia fin du mois d'août, le décollement n'est plus bien visible qu’au sommet.

En septembre, il est presque impossible de voir le décollement, on doit employer le troquart à chaque insufflation. En fin septembre, on doit cesser les insufflations, une symphyse pleurale s'étant développée et les tentatives répétées au troquart n’aboutissant plus. D'autre part, à ce moment, la malade commence une grossesse (dernières règles du 15 au 20 août), mais bientôt, on note de l’autre côté de graves lésions à tendances excavantes.

En février 1930, les graves lésions gauches se sont considérablement développées, la grossesse cependant suit son cours et est assez bien supportée. En fin mai, la radiologie montre un gros bloc de condensation dans chaque poumon, ces blocs sont surmontés chacun de plusieurs spélonques. Depuis quelques mois, on trouve à nouveau de nombreux bacilles dans l’expectoration. La malade approche du terme de sa grossesse. Elle entre le 12 juin 1930, à la Maternité de l'Hôpital Saint-Antoine (Service du Professeur Ag. Lévy-Solal), et accouche spontanément à 3 h. 30, d’un garçon vivant pesant 3 kilos 170. À 3 h. 50, délivrance naturelle et complète poids 590 grs. Les suites de couches sont très fébriles, la température reste aux alentours de 40°.

La malade entre au Pavillon des Bacillaires et meurt 5 semaines après l’accouchement.

L'enfant, séparé de la mère dès sa naïssance, vacciné au B.C.G., et envoyé en placement à la campagne, est actuellement en bonne santé.

Tuberculose ulcéro-caséeuse du poumon gauche à évolution rapide, soignée par un pneumothorax artificiel. — Au bout de deux ans de traitement, la malade, considérablement améliorée, supporte parfaitement bien une grossesse. — Après l'accouchement, la malade reste en très bon état général. — Cinq mois après, alors que son pneumothorax se poursuit régulièrement, la malade commence une seconde grossesse qu’elle mène également à bien. — Actuellement, trois mois après l’accouchement, la malade, qui continue à se faire insuf-

fler, va toujours très bien.

Mme Ju. Lola, 24 ans.

La malade, originaire de Tchéco-Slovaquie, a perdu son père et sa sœur de tuberculose pulmonaire. Elle entre à l'Hôpital Boucicaut (Service du Docteur Courcoux), le 18 mars 1927.

À son entrée, la malade présente de graves lésions excavées du poumon gauche, son expectoration renferme de très nombreux bacilles de Koch et la radiologie montre de larges cavernes au sommet gauche.

En présence de cette tuberculose ulcéro-caséeuse à marche évolutive rapide, le Docteur Courcoux décide d’instituer un pneumothorax artificiel gauche. La première insufflation a lieu le 3 avril 1927 : on obtient un assez bon décollement.

En juin 1927, la malade sort de l'Hôpital et vient régulièrement se faire insuffler au centre de triage où le Docteur Bidermann continue son traitement.

Près d'un an après, en février 1928, la malade se trouve en fort bon état local et général, son pneumothorax évolue favorablement, elle a engraissé de 9 kilos depuis le début du traitement. Elle reprend à cetbe époque, son métier de couturière, tout en venant régulièrement se faire insuffler tous les dix jours au centre de triage,

ainsi, le 16 novembre 1928: —8 500 —6.

18 mars 1929: —14 650 —6.

Le décollement est toujours .satisfaisant, sauf tout à fait au sommet.

Au mois de mai 1929, on a obtenu un décolleinent complet, le collapsus est parfaitement efficace, on poursuit le traitement dans les mêmes conditions,

ainsi, le 21 juin 1929: —9g 600 —6,

le 29 juillet: —18 600 —8.

À ce moment, la malade, qui n’a plus ses règles depuis le mois de mars, est au 4° mois d'une grossesse très bien supportée.

En septembre, le collapsus se maintenant moins bien, on rapproche les insufflations, la malade est toujours en parfaite santé, sa grossesse se poursuit

normalement : 8 novembre : —14 600 —5.

Le 20 décembre, la malade étant presque à terme on l’insuffle pour la dernière fois : —12 600 —6.

Elle est dirigée le même jour sur la Maternité de l'Hôpital Boucicaut (Service du Professeur Ag. Le Lorier). Comme ïl s’agit d’une présentation transverse, on effectue la version, et la malade entre à la salle de travail le 24 décembre, à 3 heures de l’aprèsmidi. À 3 h. 15, on fait une application de forceps -et l’on extrait un garçon vivant pesant 2 kilos 390. À 3 h. 40, délivrance naturelle et complète. Après la délivrance, il se produit une petite hémorragie qui nécessite des injections d'huile camphrée et d’hypophyse. Suites de couches : température vespérale aux environs de 37°8, 38°, jusqu’au 8° jour. Ensuite,

RC OO PE

retour à la normale. Le 6 janvier, la malade est réinsufflée à la Maternité : —22 700 —12. La malade rentre chez elle le 16° jour et revient ensuite régulièrement aux insufflations au centre de triage tous les dix jours environ. Ainsi : 7 février : —12 600 —6. En avril, on diminue un peu les quantités d'air insufflées à cause d’un léger déplacement médiastinal. En juillet, on peut recommencer à insuffler comme auparavant. À ce moment, la malade est au 2° mois d’une nouvelle grossesse, qui est fort bien supportée. Depuis plus de 3 ans, il n’y a jamais plus eu de bacilles dans les crachats. Le collapsus est régulièrement poursuivi au centre de triage. Aïnsi, 1° septembre : —9 500 —4. Nous l'avons suivi régulièrement depuis, et avons pu constater que son état général est toujours resté parfait. D’octobre à janvier, on insuffle en moyenne 5 à 600 cm3 d'air à chaque fois.

En janvier, la malade pèse 66 kilos.

Au 8° mois de sa grossesse, la malade entre à la maternité de l'hôpital Boucicaut (Service du Professeur Ag. Le Lorier); le 1° février 1931, elle présente en effet, à ce moment, une périphlébite du membre inférieur droit à surveiller. La malade est réinsufflée plusieurs fois à la Maternité. Dernière insufflation, le ro mars.

La malade entre en travail le ro mars, à 6 heures ; à 12 h. 30, la dilatation est complète. Pour éviter une fatigue à la mère, on fait une application de forceps et on extrait à 13 heures un garçon vivant pesant 3 kilos 470.

LA À 13 h. 30, délivrance naturelle et complète, poids 660 grs. Suites de couches normales.

La malade, en parfait état, sort de la Maternité le 25 mars. Elle revient ensuite régulièrement se

Gros

faire insuffler au centre de triage de l'Hôpital Boucicaut.

Actuellement, 3 mois après le 2° accouchement, l’état de la malade est toujours extrêmement satis- + faisant.

Les deux enfants, qui ont été chacun vaccinés au B.C.G., sont tous deux en parfaite santé.

ren 0 ir

Tuberculose pulmonaire ulcéro-caséeuse évolutive, dont la marche rapide a été accélérée par l’intervention d’un pneumothorax spontané à gauche qui donna bientôt lieu à l’apparition de signes cavitaires. — L'institution d’un pneumothorax artificiel gauche suppléant et améliorant, bien qu’incomplètement, l’action du pneumothorax spontané, a permis à la malade d’obtenir assez rapidement un rétablissement très satisfaisant de son état général, en même temps qu’une atténuation très sensible des symptômes pulmonaires. — Plus de deux ans après, alors que la malade est toujours en cours de traitement, ne présentant plus de B. K. et ayant beaucoup engraissé, survient une grossesse qui fut fort bien supportée. — Quatre mois après l’accouchement, à la suite du chagrin causé par la mort de son mari, la malade présente un fléchissement de l’état général. — Elle refuse cependant de laisser sectionner l’adhérence qui empêche le collapsus tota!, l’état général s'améliore par la suite. — Deux ans et demi après, l’état général est de nouveau très satisfaisant, la malade a repris son travail.

OBsERVATION N° 17

Mme Boi. Alice, 26 ans.

La malade a fait, en février 1924, une poussée pleurale dont on a eu la confirmation radiologique. En mars 1925, la malade est opérée à la Salpêtrière, d'appendicite, sous anesthésie générale à l’éther. Après Tlopération : toux, point de côté violent à gauche, expectoration fréquente, température à 38°, 38°5 pendant quelques jours.

Ces différents symptômes ayant été considérés

comme la manifestation d’une congestion pulmonaire.

Après deux mois de convalescence, la malade paraît complètement guérie et reprend son travail au début de juin 1925.

Mais au début de juillet, se sentant très fatiguée, elle s'arrête de travailler; vers le 15 juillet, elle présente pendant quelques jours une température à 4o°, se met à tousser et accuse une violente douleur à la base gauche. Le 25 juillet, cette douleur persiste, elle s'accompagne de dyspnée, le médecin consulté pose le diagnostic de pneumothorax spontané sans lésions sous-jacentes ; la radiologie confirme d’ailleurs ce diagnostic, mais l’état de la malade ne s’améliorant pas par la suite, elle entre le 14 août 1925, à l'Hôpital Laënnec (Service du Docteur Rist).

Dans les jours qui suivent, on trouve à l’auscultation des signes de condensation pulmonaire au niveau du lobe supérieur du poumon gauche, avec, en un point, des signes cavitaires, la radiographie montre d’ailleurs à ce moment, une image spélonquaire à ce niveau. Le Docteur Rist décide, en conséquence d’instituer un pneumothorax artificiel gauche dont la première insufflation a lieu le 24 août :

o 200 oxygène 15o air —3.

»° insufflation le 26 août : oO 300 —2.

3° insufflation le 29 août: —4 4oo —2.

4° insufflation, le 2 sept.: —4 350 —2.

Les insufflations sont poursuivies régulièrement par la suite tous les 8 jours. Elles sont en moyenne de hoo cm3 d’air à chaque fois.

Le pneumothorax se montre immédiatement efficace.

À partir d'octobre, la quantité d'air insufflée à chaque séance est en moyenne de 600 cm3. Le 5 novembre, la malade fait une petite hémoptysie. Les

insufflations ont lieu tous les ro jours dans les mêmes conditions. En janvier 1926, on a obtenu un bon décollement, mais il existe deux brides soustendant une cavité du lobe supérieur. D'autre part, il semble exister du côté droit, quelques taches suspectes, mais comme elles ne se sont pas modifiées depuis plusieurs mois, et que l’atteinte droite ne paraît donc pas évolutive, on poursuit le pneumothorax régulièrement tous les 15 jours. Les insufflations ont d’ailleurs une efficacité certaine : la malade se sent beaucoup. mieux, tousse beaucoup moins et augmente de poids (près de 4 kilos de janvier à avril). Elle part au Sanatorium de Brévannes le 3 avril 1926. Son pneumothorax y est régulièrement entretenu (3 à 4oo cm3 à chaque insufflation, pression terminale, environ —4).

L’expectoration n’est plus bacillifère, il n'y a plus de température, en un an la malade a engraissé au sanatorium de 5 kilos. Elle part de Brévannes en mai 1927 et jusqu’en décembre, séjourne dans le Nivernais, se faisant insuffler régulièrement à Nevers. En fin décembre 1927, la malade rentre à Paris et revient régulièrement toutes les semaines se faire insuffler au Dispensaire Léon Bourgeois.

Se sentant très bien, elle s'était mariée deux mois avant (octobre 1927) ; mais la malade, qui a présenté ses dernières règles au mois de décembre, commence une grossesse au moment de son retour à Paris, cette gestation est très bien supportée, le traitement est régulièrement poursuivi. La malade entre en travail le 3 août 1928 à 2 heures, elle est immédiatement transportée à la Clinique Baudelocque (Service du Professeur Couvelaire), et accouche spontanément à 8 h. 35 d’une fille vivante pesant 3 kilos 350 (O.I.G.A., O.P.). Délivrance natu-

relle et complète à 9 h. 5, poids 480 grs. Suites de

couches : 38° le premier soir, 37°8 les 3°, 6° et 8° Jour, puis retour à la normale.

L'enfant, vacciné au B.C.G., bien portant, est envoyé à la campagne où il se trouve encore actuellement en excellente santé.

La malade, en très bon état, quitte la Maternité le 14 août 1928, elle rentre chez elle et revient régulièrement poursuivre son traitement au dispensaire Léon Bourgeois. Mais le mari de la malade meurt d’une hémoptysie foudroyante, le 25 août 1928. La malade, qui était jusqu'alors véritablement dans un état très satisfaisant, en est évidemment très affectée, son état général en ressent une profonde atteinte. Elle se met à maigrir, recommence à tousser et à cracher fréquemment. En décembre, son expectoration redevient bacillifère.

Par la suite, l’état de la malade continue à décliner. Comme les examens radiologiques montrent la persistance de deux brides sous-tendant la caverne dont on voit encore assez distinctement les contours au niveau du moignon pulmonaire, on propose à la malade de pratiquer une section de brides, mais elle refuse alors, préférant attendre; d’ailleurs, du côté droit, les taches observées depuis deux ans ne se sont pas modifiées.

On poursuit le traitement comme par le passé, bien que la persistance des deux brides gêne toujours la rétraction parfaite du moignon pulmonaire. Vers le mois de mai, on décide toutefois d’augmenter un peu les pressions,

ainsi, 17 Mai 1929: —8 875 —2.

21 juin: —6 800 —2.

En fin juin, les brides, toujours visibles, continuent à maintenir ouverte la cavité que l’on voit béer largement, la malade refuse cependant tou-

jours la section de brides, on poursuit le traitement, mais on n'autorise pas la malade à reprendre son travail, malgré sa demande,

ainsi, le 20 septembre 1929 : —6 750 —2.

= leAoctobre: —7 750 —3.

En fin octobre 1929, les taches du côté droit se sont étendues, on note alors la présence de nombreuses marbrures, il semble enfin qu'il y ait, au sommet, une zone infiltrée qui paraît se ramollir et tendre vers une évolution cavitaire.

On fait entrer la malade à Laënnec, dès lors, la cure de repos agit salutairement, elle ne maigrit plus, se remet à engraisser (en deux mois et demi, elle engraisse de près de 3 kilos). Pour parfaire l’action de la cure de repos, on propose à la malade de bilatéraliser son pneumothorax, mais elle refuse catégoriquement ; on poursuit les insufflations à gauche, comme par le passé, tous les 10 jours,

ainsi, le 13 décembre 1929 : —5 600 —3.

10 janvier 1930: —3 600 —1.

La malade, très améliorée, sort de Laënnec le 18 janvier 1930. On poursuit régulièrement ses insufflations au Dispensaire Léon Bourgeois,

ainsi, le 25 avril: —3 5oo —2.

6 juin: —35 525 —1.

19 septembre : —4 4oo 0.

la malade est en très bon état et voudrait reprendre son travail depuis le mois de mai, mais comme son expectoration est toujours bacillifère, le Docteur Rist et le Docteur Hirschberg ne l'y autorisent toujours pas.

En fin novembre 1930, l’expectoration n'est plus bacillifère, les signes spélonquaires sont beaucoup moins nets, les insufflations sont poursuivies régulièrement, ainsi, le 2 janv. 1931: —10 700 —5.

le-10 février 1031: —4 ‘oo er

Le 20 février 1931, la malade ne tousse plus,

ne crache plus, et a encore engraissé. Le Docteur Hirschberg l’autorise à reprendre son travail, tout en venant se faire insuffler régulièrement toutes les trois semaines, au Dispensaire Léon Bourgeois.

Dans le courant du mois de juin 1931, près de 3 ans après l'accouchement, l’état de la malade, qui n’a cependant pas suivi complètement les prescriptions médicales, est extrêmement satisfaisant.

Tuberculose ulcéro-caséeuse lobaïire supérieure gauche, à marche évolutive rapide, traitée par un pneumothorax artificiel qui se montra immédiatement efficace. — Sept mois après, alors que la malade poursuit régulièrement ses insufflations, elle commence une grossesse qui est fort bien supportée. — Actuellement, six mois après l’accouchement, l’état général est très satisfaisant.

OBsERVATION N° 18

Mme Sau. Michelle, 24 ans.

La malade, mariée et mère d’un enfant de 5 ans, a pris froid au début du mois de mai 1929, après une forte bronchite, elle continue à tousser et à cracher, présente une température vespérale quotidienne et se sent extrêmement fatiguée.

Ls symptômes s’accusent rapidement. La malade présente d’abondantes sueurs nocturnes, une anorexie persistante, elle maigrit de 6 kilos en six semaines.

Son état devenant inquiétant, elle se décide à venir consulter au Dispensaire Léon Bourgeois où la radiologie révèle la présence d’une condensation en écharpe du lobe supérieur gauche probablement excavée, le poumon droit paraît normal, on entend d'autre part à l’auscultation à gauche, une respiration assez soufflante et, en outre, quelques gros râles au sommet.

Le Docteur Rist institue un pneumothorax le 24 juin 029 :: 0 200 XV Too air

2° insufflation, le 26 juin 1929: o 5oo oxy.

200 air —2.

3° insufflation le 28 juin: —3 300 —2.

5° insufflation, le 8 juillet : oO 45o —2.

Dès le 26 juin, la radiologie montre un décollement complet à la base, la collapsothérapie se révèle immédiatement efficace, la malade se sent beaucoup mieux, sa toux et son expectoration diminuent considérablement, elle engraisse de 1 kilo en 15 jours.

La malade, en parfait état, sort de l'Hôpital le 11 juillet 1929, rentre chez elle et revient en cure libre se faire insuffler régulièrement au Dispensaire Léon Bourgeois, le décollement s’accentue progressivement d'un examen à l’autre.

En octobre, on a obtenu un collapsus presque complet, seule une bride partie du hile semble se diriger vers le creux axillaire.

En novembre, le collapsus paraît complet.

En février 1930, la malade qui n’a pas présenté ses règles à la date habituelle (dernières règles, 8 janvier), part au Sanatorium de Bligny, où elle doit faire un assez long séjour. Pendant ce séjour, ses insufflations sont régulièrement poursuivies.

Peu après son entrée au Sanatorium, les signes de grossesse se précisent, cette gestation est bien supportée.

Le 10 septembre, la malade, enceinte de près de 8 mois, revient à Paris et entre à la Maternité de l'Hôpital ation (Service du Docteur Levant), 1 malade entre en travail le 23 octobre à minuit, elle accouche spontanément le 24 octobre à 3 heures, d’une fille vivante pesant 3 kilos 550. Délivrance naturelle et complète à 3 h. 20, poids 550 grs.

On pratique, le lendemain de l'accouchement, une insufflation de 800 cm3 à la Maternité (P.I. —6 ; P.T. —2) le douzième jour, on fait une nouvelle insufflation : —-12 /350° —-r10 ; lé 16°, la malade est dirigée sur le Service du Professeur Ag. Debré, où, le 23° jour après l'accouchement, le 8 novembre,

ta TOIRs

on pratique une nouvelle insufflation : —12 625 __10, La malade, dès ce moment, présente à la radioscopie, une bonne compression, mais il existe un léger déplacement médiastinal à droite, elle ne tousse pas, ne crache pas, son état général est satisfaisant : elle pèse 52 kilos 800, c’est-à-dire qu'elle a regagné sensiblement son poids d'avant ses couches. Il faut dire que les suites de couches furent d’ailleurs tout à fait normales.

Il n'existe, à l’auscultation et à la radiologie, aucuüun symptôme d'atteinte du poumon droit. Nouvelles insufflations le 18 novembre : —10 400 —9. La malade sort de l'Hôpital Beaujon le 22 novembre et revient régulièrement se faire insuffler au Centre de Triage de cet Hôpital, tous les 15 jours,

ainsi, 9 décembre : —12 8o0o —8.

80 décembré : 10 520 —4.

On obtient progressivement une bonne compression du poumon, seul le sommet ne paraît pas suffisamment collabé ; vers le 15 janvier, la compression du sommet s’accentue à son tour, on insuffle encore

le 27 janvier 1981: —15 45o —10.

le 1% février: —12 350 —<8.

À cette date, on a obtenu une très bonne compression, la malade est en excellent état, elle part la semaine suivante au sanatorium de la Tuyolle, pour parachever sa cure pendant quelques mois avant de reprendre son travail.

On continue les insufflations régulièrement tous lès 15 jours au sanatorium. Actuellement plus de 7 mois après l'accouchement, l’état général de la maladé est toujours extrêmement satisfaisant.

L'enfant, vacciné au B.C.G., séparé de la mère et envoyé en placement à la campagne, est actuellement en parfaite santé.

ot à DR

Tuberculose ulcéro-caséeuse rapidement évolutive, avec spélonque du sommet droit, traitée par un pneumothorax artificiel qui se montre très vite effñcace, le collapsus étant à peu près complet. — Malgré l’apparition de liquide, l’état de la malade, considérablement améliorée, demeure très satis-

faisant. — Trois ans après le début de la maladie, la malade supporte parfaitement bien une grossesse. — L'état général demeure très bon par la

suite, mais un an après l’accouchement, après une réinfection, la malade fait une évolution du côté opposé. — On transforme le pneumothorax en oléothorax, et deux mois après on institue un second pneumothorax du côté oposé; celui-ci se montre très rapidement efficace et peut être interrompu

un an après. — Actuellement, dix-huit mois après cet arrêt, on poursuit toujours régulièrement l’oléothorax droit. — L'état général est toujours très

bon quatre ans après l’accouchement.

Mme Dre. Jeanne, 36 ans.

La malade, mariée en 1915, a fait une première gestation l’année suivante (une fille bien portante), enceinte pour la deuxième fois, elle accouche en octobre 1919 et une troisième fois en 1921 ; ces deux derniers enfants sont également pien portants. Elle continua cependant à travailler et se surmena beaucoup.

En avril 1923, s'étant davantage surmenée depuis le début de l’année, elle se sent davantage fatiguée, commence à tousser «et à cracher, perd l'appétit et maigrit beaucoup. Elle présente enfin d’a-

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