CV ÉTÉ T
Ventilation — 89, 88.
Air résiduel = 230, 56.
Capacité totale = 1 litre 337.
Les insufflations sont continuées à la même cadence entre 200 et 300 cm3 à droite ; entre 70 et 100 cm3 à gauche.
Le 20 août 1929, la malade sort de Laënnec, pesant 67 kilos 800. Depuis sa sortie de Laënnec, la malade revient régulièrement se faire insuffler au Dispensaire Léon Bourgeois,
ainsi, 14 avril 1930, à gauche : —5 : go +5.
17 avril 1930, à droite : —12 275 —8.
de même, 20 sept. 1930, à gauche : —7 150 +2. 29 sept. 1930, à droite : —18 450 —8.
et 3 décembre 1930, à gauche : —r10 190 +71.
8 décembre 1930, à droite : —16 500 —6.
À ce moment (décembre 1930), la malade, qui était un peu fatiguée, s'étant surmenée dans son travail, rentre, pendant quelques jours à l'Hôpital, elle
y reste un mois en très bon état, ayant pendant ce court séjour repris 2 kilos.
Les insufflations sont toujours régulièrement
» Poursuivies, tant à droite qu'à gauche, ainsi, le 3
janvier 1931 à gauche : —7 175 +8, et le 5 janvier 1913 à droite : —16 450 —6. Le 8 janvier, la malade rentre chez elle et reprend son travail, elle continue depuis à venir régulièrement se faire insuffler, son état général est parfait. En fin avril, la malade donne toujours ’impression de la santé la plus florissante, plus de 2 ans après l’accouchement.
Tuberculeuse enceinte chez läquelle à été institué un pneumothorax artificiel bilatéral. — Grâce au traitement, la malade a pu mener à terme sa grossesse et a accouché normalement.
(Cette observation parut en septembre 1929, dans Beitrage zur Klinik der Tuberkulose, sous la signature du Docteur Wilhem Roloff, de Berlin, qui a bien voulu nous en communiquer l’épilogue.)
Mme Jan. Ruth.
Cette femme, tombée malade en fin février 1927, ‘entra au Sanatorium Municipal de Berlin (Waldhaus-Charlottenburg), en octobre 1928. On trouva à son entrée des lésions bilatérales avec de nombreux râles humides à l’auscultation, à ce moment elle expectorait assez. fréquemment des crachats hémoptoïques mais l'examen ne permit cependant pas de mettre en évidence la présence de B. K. Les lésions paraissant très rapidement évolutives on institua un pneumothorax droit le 19 novembre 1928 et un pneumothorax gauche le 22 janvier 1929 ; cette thérapeutique améliora grandement l’état de la malade qui se trouvait en outre en fin décembre 1928 au 7 mois d’une grossesse ; sa température vespérale disparut, elle engraissa régulièrement, sa toux et son expectoration s’atténuèrent très sensiblement ; les insufflations des deux côtés furent poursuivies régulièrement, ainsi la dernière eut lieu le 18 mars 1929 :
à droite : —10 —3 400 —7 0 à gauche : —10 —3 4oo —8 o
Elle ne procura aucune oppression À là malade :
La malade présenta les prémièrés douleurs à > heures du matin, le 1° avril, éllé accouchä spontané- ‘meñt à À Das d’une fille vivanté. Après l’atcochant, elle n’accusà qu üne légère fatigue et ne présenta ni dyspnéé, ñi Houblés chiculalüires. Pour empêcher un retentissement pulmonaire de la décompression abdominale on mit sur le ventre, immédiatement après la délivrance, un sac de sable de 3 kilos, que l’on fixa par un bandage fortement serré et l’on fit quelques instants après une double insufflation :
à droite : —9 —4 300 —6 o
à gauche : —9 —4 300 —8 o Les suites de couches furent normales, sans hémorragies.
L'enfant, qui pesait 3 kilos 700, ne présentait aucun signe de tuberculose, elle fut immédiatement séparée de la mère ; on la conduisit quelques heures plus tard dans une nondi où elle se trouve encore actuellement en excellente santé.
La mère, en fort bon état, se leva le 12° jour.
On reprit les insufflations 8 jours après l’accouchement ; elles eurent lieu peu après tous les quinze jours, puis toutes les 3 semaines. Elles furent toujours pratiquées simultanément.
Six mois plus tard, cependant, comme un épanchement pleural s'était développé à droite, on interrompit le pneumothorax de ce côté-à. Comme on trouva en outre, à ce moment, quelques bacilles dans l’'expectoration, on pratiqua une phrénicectomie à droite. Le pneumothorax gauche fut poursuivi par la suite au sanatorium ; la malade, dont l’état général était satisfaisant, rentra chez elle 11 mois après l’accouchement, elle revint régulièrement se faire
réinsuffler. Mais, en fin octobre 1930, elle fut à nouveau admise au sanatorium, à ce moment, elle avait à nouveau maigri (2 kilos 5oo en 2 mois), son EXpeCtoration était à nouveau bacillifère, son état s ’aggrava rapidement, elle devint de plus en plus FR que et mourut le 3 décembre 1930.
Tuberculose ulcéro-caséeuse du sommet gauche, à tendance rapidement évolutive, traitée par un pneumothorax artificiel gauche, en mai 1928. — La collapsothérapie avait considérablement amélioré la malade lorsque, vingt-deux mois plus tard, en mars 1930, la malade commence à présenter des signes de bilatéralisation; d’autre part, la malade commence une grossesse au début de juin 1930. — Pour lutter contre les signes de bilatéralisation survenus avant la grossesse et pour mettre, d’autre part, la malade en état de la supporter convenablement, on institue un second pneumothorax le 29 juillet 1930, celui-ci se révèle immédiatement
efficace. — La double collapsothérapie permet à la malade de mener à bien sa grossesse. — Elle accouche normalement. — Quelques mois après
l’accouchement, son état est très satisfaisant.
Mme Val. Marie, 20 ans,
La malade a perdu, quelques années plus tôt, en 1920, son père, atteint de tuberculose pulmonaire ; quelques semaines plus tard, elle se met à tousser elle-même, examinée au Dispensaire, on y découvrit un voile du poumon gauche. Elle fut alors envoyée pendant 2 ans au Préventorium d’Ormesson, elle en revint en parfait état en 1922 ; mais en 1926, son frère qui habitait avec elle meurt à son tour de tuberculose pulmonaire.
En octobre 1927, à la suite d’une bronchite, la malade s’est mise à tousser et à cracher, en même temps, elle perd l'appétit et présente un amaigrissement rapide (elle perd 5 kilos en un mois), elle se sent, en outre, extrêèmement fatiguée et sa tempé-
rature s'élève chaque soir à 38°, 38°5. Le repos n'amenant aucune amélioration, la malade vient consulter en fin janvier 1928, au Dispensaire Léon Bourgeois. À ce moment, son état général est gravement atteint. L’expectoration renferme de très nombreux B. K., elle tousse et crache constamment et sa température dépasse 39°, 39° chaque soir.
La maladé est hospitalisée À Laënnec le 20 mars 1958. À s6n éntrée, on éntend, à l’auscultation, de nombreux râles humides au sommet gauche, ét la radiologie montre à gauche un voile prononcé recouvrant tout l’hémithorax et, en outre, de nombréuses märbrures, ainsi que des taches non homogènes très accusées, occupant la plus grande partie du champ pulmonaire, mais surtout abondantes au niveau du hile ; à ce niveau, deux bandes parallèles donnant un aspect curieux vont du hile à la clavicule.
Le Professeur Léon Bernard et le Docteur Triboulet décident d’instituer un pneumothorax artificiel gauche. Les prernièrés insufflations ont lieu au début du mois de mai 1928; on obtient dès la seconde insufflation un décollement complet, le collapsus se montre très rapidement efficace, on a d’ailleurs pu arriver à dépasser dès la troisième insufflation 5oo cm8 d'air. L'état général s'améliore considérablement, la toux et l’'expectoration diminuent dans de grandes proportions, on ne trouve plus de B.K. dans les crachats : en juillet 1928, la malade part au sanatorium de Brévannes, elle y restera jusqu'en janvier 1929. Les insufflations sont régulièrement poursuivies au sanatorium.
À sa sortie, la malade présénte ün état satisfaisant, tant au point de vüé général qüe pülmonaire; il existe toutefois dépuis quelques sémainés,; une petite poussée liquidienne sous le pneumotho-
rax. La maladé continue à sé fairé insuffler régulièrement au Dispensairé Léon Bourgeois, ainsi le 22 Mai 1929 : —28 125 —2.
2 OCtOb. 1929 : —14 125 —2.
À cette date, le collapsus est toujours excellent, mais la radiologie montre, du côté droit : « un semis de taches apparaissant à la toux avec une petite imäge claire et circulaire au centre ». On poursuit les insuffltions en diminuant la quantité d’air insufflée, et en espaçant [les séances,
‘ainsi, le 13 novembre 1929: —6 5o +4.
22 janvier 1930: —10 7 +2 À cé inoment, on insüfflé tous les 15 jours.
Mais la petite place claire éxcavée, d’alluré suspecte, observée à la râdio, subsiste toujours.
Enfin, en märs 1930, la malade tousse et crache à notiveau beaucoup, on trouve des B.K. dans son expectoration, cependant, son état général se maintient d’une façon assez satisfaisante, pas de température vespérale. À l'examen, l’auscultation révèle à droite, dans la partie moyenne du poumon, la présence de nombreux râles humides ; en même temps, la radiologie met alors assez nettement en évidence, l'existence d’une spélonque périhilaire dont on a suivi le développement et l’accentuation depuis 6 mois.
En présence de ces symptômes de bilatéralisation, le Docteur Triboulet songe à instituer un pneumothorax de l’autre côté, en attendant les insufflations du côté gauche sont régulièrement poursuivies, sans pousser, ainsi 7 inai 1930 : —55 150 —.
16 juin 1930 : 8 150 4.
À ce moment, on voit à droité, dans la partié supérieuré du ile qué la tache lancéoléé suspecte présente en sof centre une petite ahfractuosité maintenant très netté.
D'autre part, la malade ayant présenté ses dernières règles dans le courant de mai, il semble alors qu’elle commence une grossesse. En juillet, la gestation de la malade se confirme, à ce moment, l'image longtemps suspecte et suivie progressivement depuis 10 mois, est maintenant nettement visible sous forme d’une grosse image lacunaire.
Le Professeur Léon Bernard et le Docteur Triboulet décident d’hospitaliser la malade afin d'instituer chez elle un second pneumothorax. La malade entre le 21 juillet 1930 à Laënnec.
On espace les insufflations du côté gauche, et on pratique la première insufflation du côté droit Ile
8 septembre 1930: —12 300 —4.
2° insufflation, 10 sept. : —14 4oo —8.
3° nisufflation, 15 sept. : —12 45o —à8.
Dès les premières insufflations, la toux et l'expectoration diminuent, on ne trouve plus de BK., la fièvre disparaît, l’état général devient rapidement réellement satisfaisant. À partir du 19 septembre, les insufflations du côté droit n’ont plus lieu qu’une fois par semaine, en même temps, on reprend les insufflations du côté gauche qui, elles, ont lieu toutes les trois semaines et qui sont en moyenne de 75 cm3 à chaque fois,
ainsi, 19 sept., à droite: —g 4oo —5.
25 sept., à droite : —-11 500 —5.
8 octobre, à gauche : —10 75 +712.
Les insufflations sont alors poursuivies à cette cadence en augmentant progressivement les quantités insufflées à droite,
ainsi, 15 octobre 1930 : —11 550 —6.
17 novembre 1930: —13 575 —7.
17 décembre 1930: —13 600 —6.
On a alors obtenu un très bon décollement à droite et on peut, par la suite, réduire un peu, ainsi, 25 décembre 1930: —11 550 —6.
h janvier 1931: —12 450 —6.
La grossesse de la malade se poursuit d'autre part normalement et sa compression s'ajoute à celle du pneumothorax. La malade, que nous suivons régulièrement, supporte parfaitement bien sa gestation. Îl n’y a plus jamais eu de B.K. dans l'expectoration.
Prise des premières douleurs le 3 mars 1931, à 7 heures du matin, elle est transportée à la Clinique Baudelocque (Service du Professeur Couvelaire) et accouche spontanément, sans incidents, en notre présence, à midi 30, d’une fille vivante pesant 2 kilos 690. Délivrance naturelle et complète à 1 h. 10, poids 550 grs.
Le 5 mars, la malade est réinsufflée à Baudelocque, à droite : —10 325 —7.
à gauche, où il existe un peu de liquide, on insuffle
LA
égalmeent 4o cm3, pression terminale ‘+ 12.
Le 10 mars, la malade est réinsufflée à droite : —10 350 —6. Les suites de couches sont normales, il n’y a pas eu d’élévation de température. La malade, qui va parfaitement bien, sort de la Maternité le 22 mars 1931, et revient régulièrement se faire insuffler au Dispensaire Léon Bourgeois, où ses deux collapsus sont poursuivis comme par le passé.
Comme avant l'accouchement, la malade a ac-
- tuellement repris son travail normal en mai 1931.
Trois mois après l’accouchement, son état général est extrêmement satisfaisant. Son enfant, vacciné au B.C.G., séparé et envoyé en placement, va parfaitement bien.
Tuberculose ulcéro-caséeuse bilatérale, à marche évolutive extrêmement rapide, chez une femme devenue ultérieurement enceinte. — Un pneumothorax artificiel bilatéral, qui se révéla immédiatement efficace, permit à la malade de mener à bonne fin sa grossesse. — L'accouchement n’a eu aucune infiluence fâcheuse. — Actuellement, dix mois après l'accouchement, la malade, qui continue régulière-
ment son traitement, est en fort bon état général et
va partir en cure sanatoriale complémentaire.
OBsERvVATION N° 5
Mme Va. Jeanne, 21 ans.
La malade commença à maigrir progressivement à partir du mois d'octobre 1928, elle se sentait en outre continuellement fatiguée. Elle ne présenta plus ses règles à partir du mois de février 1929 au mois de mai, elle fit une hémoptysie et continua à maigrir (13 kilos en 4 mois). En octobre 1929, elle vient consulter, à l'Hôpital Laënnec, le Docteur Rist, qui découvrit l'existence d'un pneumothorax spontané à gauche, ce pneumothorax se serait déclaré quelques mois plus tôt, ce qui expliquait la dyspnée et l’essoufflement que la malade accusait depuis assez longtemps. À son entrée, le Docteur Rist mit également en évidence une atteinte déjà importante, du côté opposé au pneumothorax que la radiologie confirma en montrant d'assez nombreuses taches à droite.
Le Docteur Rist décida, en conséquence, de transformer le pneumothorax spontané gauche en pneumothorax artificiel et d'en instituer un second à droite par la suite ; dès les premiers jours de no-
vembre on commença l’entretien du pneumothorax gauche. D'autre part, à cette époque, la malade commençait une grossesse.
1° insufflation à gauche, 30 novembre : o, oxy-
gène: 100, air: 300, —3.
> insufflation, à gauche, le 2 déc. : —6 400 —3. 3° insufflation, à gauche, le 6 déc. : —8 400 —3. ensuite : le 14 décembre : 7 4oo —2.
le 4 janvier: —8 5oo —3.
le x1 janvier: —6 450 —3.
Mais au début de janvier, les lésions droites semblent être en voie d'évolution, la température yespérale reste continuellement aux alentours de 38°, 38°5, l'état général paraît s'aggraver, l'expectoration contient toujours des bacilles. Le Docteur Rist décide d’instituer un second pneumothorax à droite :
1” insufflation à droite : le 13 janvier: —8 oxyÿ- Dé f00 di :200. : —.
2° insufflation à droite, le 16 janv. : —7 300 —4.
On fait une nouvelle insufflation à gauche le 18 janvier: —7 425 —3.
Le 21 janvier, on insuffle à droite : —7 350 —5. On poursuit ensuite les insufflations régulièrement 2 fois par semaine, une fois à droite, une fois à gauche. ainsi, le 6 fév., à gauche : —9 350 —7. À le 8 février, à droite : —6 350 —3.
de même, par la suite, ainsi, le 10 mars, à gauche : —4 4o0o —2.
le ro mars, à droite : —9 5o0o —4.
La malade part en sanatorium le 18 mars, son traitement y est régulièrement poursuivi, une semaine d’un côté, une semaine de l’autre, au cours de ce séjour, on obtient une compression très satisfaisante des deux côtés, la malade ne présente plus ni toux, ni température, son expectoration n'est plus bacillifère, son état général est extrêmement satisfaisant, elle supporte parfaitement bien sa grossesse.
La malade étant près du terme est envoyée à la Clinique Baudelocque (Service du Professeur Couvelaire). Elle y accouche à terme, le 1° août 1930 ; à dilatation complète on fit une application de forceps et l’on extrait un garçon vivant pesant 2 kilos 820. Délivrance naturelle et complète une demiheure plus tard poids : 660 grs. Suites de couches sub-fébriles : assez bon état général. Le 15 août la malade fut, sur sa demande, renvoyée au sanatorium. Son état, pendant ce nouveau séjour, y fut constamment satisfaisant, les insufflations y furent poursuivies comme par le passé, dernière insufflation au sanatorium le 7 octobre 1930: —8 350 —4 à gauche. Au cours de ce séjour, on arrêta, en effet, les insufflations à droite, la compression obtenue paraissant suffisante et l’évolution paraissant arrêtée ; la malade rentra sur sa demande expresse pendant un mois dans son pays, quittant Laënnec le 8 octobre; pendant ce séjour, elle suspendit ainsi son traitement. Le 12 novembre, elle revint à Paris à l'Hôpital Laënnec où l’on poursuivit alors depuis son traitement.
Actuellement, 10 mois environ après son accouchement, elle est toujours en parfait état, on continue à l'insuffler régulièrement, elle a engraissé d’une façon tout à fait satisfaisante, elle doit repartir sous peu en cure sanatoriale complémentaire.
Son enfant, vacciné au B.C.G., séparé et mis en placement à la campagne, est toujours, actuellement, très bien portant.