‹ Du Pneumothorax Thérapeutique chez les Tuberculeuses GravidesChapitre 44 sur 47 · PAST APE · texte numérisé non relu

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a) Développement de liquide qu’on semble pouvoir souvent éviter, en restant en faibles pressions, notons cependant que parfois, alors qu'il n'y avait jamais eu de liquide, il survient tout d’un coup pour une raison encore inconnue, une brusque poussée liquidienne dans les derniers jours de la grossesse (exemple : obs. n° 13 du 2° groupe). Le Docteur Braun pense que cette poussée liquidienne est due à l'augmentation de pression que provoque la compression abdominale.

b) Compression insuffisante, collapsus non complètement efficace, et dans ces cas, M. le Professeur Léon Beranrd et M. le Docteur Rist, ainsi que leurs collaborateurs ont obtenu des résultats intéressants par l’adjonction ou plutôt par la substitution de l’oléothorax au pneumothorax (obs. n°° 12 et 14, 2° groupe ; obs. n° 19, 3° groupe), de même que, dans d’autres cas, il peut être intéressant de recourir à l'opération de Jacobeus (obs. n $

15, 2° groupe; n° 7, 3° groupe), la section de brides devant amener alors l'affaissement total, le collapsus complet que l’on désire obtenir, il peut même y avoir parfois intérêt à pratiquer une phrénicectomie (obs. n° 32, 3° groupe), de même qu'on peut remontrer l'indication d’une thoracoplastie (obs. n° 29, 3° groupe). Voir également la communication de Sayé, de Barcelone : Société médicale des hôpitaux, 15 décembre 1926).

6°) Précisons enfin que si, sur 65 cas observés, il a été nécessaire, chez 8 malades, de pratiquer postérieurement à l'accouchement, un 2° pneumothorax (obs. n° 6 du 1° groupe ; n°* 7, 16 et 18 du 2° groupe; n°" 10, 12, 19 et 33 du 3° groupe), soit qu’elles se soient bilatéralisées ultérieurement, soit qu'elles aient été bilatérales d'emblée, la double collapsothé-

rapie n'a cependant pas loujours été instituée en cas de bilatéralisation.

Ainsi, dans les observations n° 7 et 17 du 3° groupe, où l’évolution semble s'être cependant arrètée, de même que dans les observations n° 10 et 12 du 2° groupe, où l’évolution du côté opposé s’est arrêtée après la grossesse qui semble alors avoir eu une influence heureuse.

7°) Pour terminer, nous devons-dire aussi qu’il faut tenir compte également de la façon dont les malades supportent leur grossesse ; en dehors de toutes questions de bacillose, il y a des femmes qui supportent plus ou moins bien leur gestation, en particulier certaines femmes présentent des vomissements dont la fréquence excessive peut amener parfois la nécessité d'interrompre la grossesse. On ne peut évidemment, dans ces cas, mettre en cause la tuberculose (Professeur Bezançon).

Chez d’autres femmes au contraire, la grossesse détermine un état d’euphorie extrêmement favorable à l’amélioration de leur état général et pulmonaire (Docteur Braun).

8°) Nous ne voulons pas terminer cet exposé sans dire un mot des enfants nés de mères traitées par la collapsothérapie.

Les 70 femmes dont nous venons de relater les observations, ayant accouché une ou plusieurs fois, ont mis au monde 85 enfants, il subsiste actuellement 70 enfants bien portants, quelques-uns âgés de plus de 7 ans. 10 enfants sont morts, dont 4 mort-nés.

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